de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

22 mai 2008

Retraites : Un gouvernement autiste et menteur

Alors que les syndicats sont aujourd’hui ouverts à des évolutions des systèmes de retraite, le gouvernement fait preuve d’autisme prenant le risque, comme lors de la réforme des régimes spéciaux, de bloquer l’économie française. De plus, afin d’imposer sa réforme le gouvernement ment. Les faits.


Les syndicats ne sont pas opposés à une réforme, ils y mettent seulement des conditions de bon sens : que le taux d’activité des seniors soit plus élevé et que la pénibilité du travail soit prix en compte.

Ces conditions sont tellement naturelles que la première loi Fillon avait prévue que les allongements futurs de la durée de travail seraient conditionnés par un niveau minimum pour le taux d’emplois des seniors et que des négociations devaient avoir lieu sur la prise en compte de la pénibilité.

5 ans plus tard, le taux limite le taux d’emplois minimum des seniors n’est pas atteint faute d’une volonté des entreprises de développer leur employabilité et le MEDEF freinent toujours des quatre fers contre la prise en compte de la pénibilité.

Face à cette situation, le gouvernement suit les demandes du MEDEF est prétend qu’il ne fait qu’appliquer mécaniquement la loi de 2003 en voulant passer à 41 ans de cotisation alors que selon la loi on devrait rester à 40 ans. Le gouvernement ment donc aux français.

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30 mars 2008

Rigueur, la sémantique gouvernementale

Alors que le gouvernement vient, enfin, de revoir à la baisse ses hypothèses de croissance pour 2008 et que l’on découvre que le déficit 2007 est supérieur aux estimations malgré les bons résultats de l’assurance chômage, le gouvernement continue de nier tout plan de rigueur. Vérité ou sémantique ?


Face à la tempête qui s'abat sur l'économie mondiale, le gouvernement va devoir prendre des mesures. Mais les caisses étant vides et l’état en faillite, sans remise en cause du paquet fiscal, une seule solution la rigueur. Après des mois de déni, le gouvernement commence à préparer les français : la croissance sera inférieure aux prévisions, mais le chiffre avancé reste supérieur aux prévisions des économistes. Le gouvernement a aussi décidé de geler 7 milliards dans le budget 2008, mais les cadeaux de campagne ont déjà bien entamé cette somme. Avec ce scénario optimiste, le déficit de la France pour 2008 devrait atteindre 2,7% du PIB soit contraire à nos engagements.

Rigueur

Source: Pancho, Le Monde

Le gouvernement va devoir aller plus loin. Ce n'est pas encore un plan de rigueur mais le principe de réalité reprend ses droits sur les choix budgétaires. "On va tailler dans les réformes sociales type RSA de manière à les rendre compatibles avec un budget de crise", confirme un député de la majorité, proche du premier ministre. Le gouvernement ne voulant pas, ne pouvant pas revenir sur le paquet fiscal, les premières victimes de ce plan de crise seront les défavorisés. Trois lois sont dans le collimateur :

  • le revenu de solidarité active (RSA) promu par le haut-commissaire Martin Hirsch,
  • la loi sur le logement de la ministre en charge, Christine Boutin,
  • la loi pénitentiaire de la garde des Sceaux, Rachida Dati.

Le RSA, censé faire franchir le seuil de pauvreté aux personnes qui reprennent un emploi, devait être généralisé en 2009, après l'adoption d'une loi fin 2008. Or Bercy, tousse devant la note annoncée, entre 2 et 3 milliards d'euros, et le ministre du budget, Eric Woerth, a insisté sur la nécessité "d'intégrer les contraintes techniques et budgétaires" et a indiqué que le projet était "sur la table". Autre signe alarmant, lors de son allocution au conseil des ministres du 19 mars, Nicolas Sarkozy n'a pas mentionné le RSA dans la liste des chantiers prioritaires du gouvernement. En fait, Matignon réfléchirait à l'étalement sur trois ans (2009-2011) de la généralisation du dispositif.

Le logement, selon Mme Boutin, ministre du logement, le pays affronte une crise aiguë et doit rendre applicable la loi Dalo. Pour se faire elle travaillait sur "un projet de loi de mobilisation pour le logement. " Or, elle vient d'apprendre que son texte pourrait ne pas être examiné au Parlement lors de la session qui s'ouvre.

La loi pénitentiaire, versant humaniste de textes répressifs et initialement annoncé pour l'automne 2007, est aujourd'hui jugé moins prioritaire. Il n'est toujours pas finalisé et reste soumis à des arbitrages interministériels, car il requiert des crédits en provenance des ministères du budget, de la santé et du travail. Après une présentation partielle du projet aux syndicats, en février, une nouvelle présentation devait avoir lieu, vendredi, dans le cadre d'un comité technique paritaire ministériel, mais aucun nouveau texte ne leur sera soumis.

D’autres réformes vont dans le même sens. Par exemple, l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour la retraite n’est pas là pour permettre, obliger les français à travailler plus dans la mesure où la France à un taux d’emplois pour les 55-64 ans parmi les plus bas d’Europe mais pour payer des retraites plus basses.

Plan de rigueur ou plan de crise, peu importe la sémantique, le résultat sera le même pour les français : travailler plus pour ne pas gagner moins pour les plus chanceux et toujours moins (de travail et de salaire) pour les autres ! Ce n’est pas seulement en changeant de comportement que notre omniprésident bling-bling retrouvera sa popularité.

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24 mars 2008

Municipales & cantonales : une défaite éclatante de l’UMP

L’état UMP, son omniprésident en tête veut nous faire croire que les élection ne sont pas un défaite mais simple rééquilibrage. Si tel était le cas cela signifierait que pour eux l’équilibre se situe à gauche ! Est-ce vraiment leur conviction ou essayent-ils de cacher la vérité aux français. Nous prennent-ils pour des imbéciles ?


Lorsque l’on analyse les résultats les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 10 plus grandes villes de France, la gauche en gère plus 7 ; sur les 20 plus grandes, la gauche en gère 14. Si on analyse les 307 villes de plus de 30 000 habitants la gauche en gère 183 soit 60% avec des villes qui seront pour la première fois de leur histoire gérées par la gauche. Quand on analyse les chiffres des cantonales, même constat, la gauche gère 58 départements sur 101 en sachant que la droite doit dans plusieurs départements de la direction au seul âge de ses élus ! Soit encore un rapport de force 60/40. Maintenant, il faut attendre les sénatoriales qui permettront peut-être à la haute assemblé de basculer pour la première fois à gauche, et si ce n’est pas cette fois de fait du renouvellement partielle, ce sera pour la prochaine. Aussi, soit les résultats ne sont qu’un rééquilibrage et cela signifie alors que l’équilibre est en faveur de la gauche. Soit l’état UMP, aidé par les médias, essaye de nous cacher la vérité, nous ment. C’est sans doute cette dernière qui est la plus plausible car, en privé, Nicolas Sarkozy reconnaît les faits : "Ça s’appelle quand même une branlé". 

Ce scrutin confirme aussi la tendance des présidentielles avec une domination de la gauche dans les grandes villes et une résistance de la droite dans les zones rurales, conservatives et donc peut en accord avec la politique de réforme que met en avant Sarkozy. Cela nous rappel que Nicolas Sarkozy n’a été élu que sur une ambiguïté et que la légitimité du Président pour conduire sa politique de réforme était faible.

Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait annoncé : "Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde." Il est allé lancer la campagne au conseil national de l’UMP du 12 janvier. Cet engagement n’était pas nouveau et le président est toujours, même s’il en a plus le titre officiellement, président de l’UMP faut de remplaçant. Au vu des résultats des sondages défavorables au président, se dernier avait entamé un replis stratégique ne parlant plus que d’enjeux locaux et les candidats faisaient disparaître petit à petit toutes référence à l’UMP sur leur matériel de campagne. Dans les dernières semaines, notre omniprésident omnimédiatique s’est fait silencieux, sauf pour parler de sécurité et rassurer le seul électorat qui lui reste fidèle. C’est cette adaptation de la campagne qui a sans doute permis à la droite de sauver Bordeaux et Marseille, c’est l’effacement de notre omniprésident qui a permis d’éviter la déroute totale ! Ce n’est que dans son rôle de superflic, de super-défenseur des victimes que le président arrive encore à séduire ! Cela explique que la seule grande ville remportait par l’UMP l’ait été avec le soutien passif du front national.

L'équilibre de la France est autour des valeurs républicaines et humanistes. Cette France ne se retrouve pas en l'UMP. Il faut aujourd'hui construire un nouvel élan avec toutes les forces défendant ces valeurs.

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17 février 2008

Traité européen : succès ou échec ?

Nicolas Sarkozy met en avant ses succès européens pour essayer de remonter sa popularité. La réalité est beaucoup plus contrastée et la France n’est pas de retour dans le concert européen, et la situation pourrait se détériorer encore. Les faits :


Pour débloquer l'Union européenne, embourbée depuis les non français et néerlandais de 2005, Nicolas Sarkozy a proposé, pendant sa campagne, de faire ratifier par voie parlementaire un traité simplifié. C’est faite depuis le 14 février. Mais ce texte, pour l'essentiel, ne fait que reprendre la "Constitution" rejetée il y a trois ans en enlevant les avancées du texte sans toutefois gommer ce que les français rejetés... L'impression désagréable qui reste de tout cela, c'est que le pouvoir, considérant que les Français avaient "mal voté", s'est passé de leur avis.

C'est cet épisode que le Président a voulu solennellement conclure dimanche, dans son adresse télévisée aux Français : "Par ce succès, car c'est un succès, la France est de retour en Europe. Elle y a retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé." Les médias ont plutôt été peu critiques sur l'ensemble de la manœuvre, pourtant, l'épisode du "référendum confisqué" a fatalement aggravé la relation entre le citoyen et ceux qui le représentent, et ce d’autant plus que le même Président avait dit "A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut solliciter l'avis du peuple." ; il laisse des traces.

Nicolas Sarkozy lui même est conscient que la partie européenne va être, pour lui, l'une des plus dures à jouer : "Rien ne serait plus dangereux que de faire comme si rien ne s'était passé, comme si tout pouvait continuer comme avant. Maintenant que l'Europe peut décider, le problème est de savoir ce qu'elle veut."

Or, comme le constate des ministres, Nicolas Sarkozy ne prend pas le bon chemin :

  • Jean-Pierre Jouyet considère que "Si vous cherchez à défendre vos intérêts nationaux dans le cadre d’une présidence vous risquez de ne pas atteindre vos objectifs, comme l’ont montré les présidences britanniques ou allemandes, et vous n’avez pas le soutien de l’ensemble de vos partenaires". Et d’ajouter "Une bonne présidence de l’Union Européen est une présidence qui est au service de l’intérêt général européen." Or, comme Nicolas Sarkozy l’a annoncé aux pêcheurs, il compte faire exactement le contraire !
  • Christine Lagarde qui entend à chaque réunion européenne que la France est "la mauvaise élève de l’Europe" a, elle aussi, fait part de son effarement après les dernières propositions de notre omniprésident (quotas de pêche, subvention de l’état à ArcelorMittal) : "Il y a un seuil de fantaisies au-delà duquel nous ne sommes plus audibleà Bruxelles." 

De plus, son image en Europe, déjà détériorée, se dégrade plus tous les jours. Les derniers en date :

  • Le très sérieux FT titre sur l'aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n'hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l'image de la fonction présidentielle. Pour le quotidien britannique, les efforts que Nicolas Sarkozy "pourrait faire pour tenter de corriger le tir risquent simplement de le pousser à plus de populisme".
  • L'IHT se concentre sur la femme du président français et son interview dans L'Express. Carla Bruni chercherait à gommer son image de croqueuse d'hommes.
  • Pour El Pais, Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d'une "hypertrophie probablement irréversible". Le journal entrevoit un isolement du président "qui ne peut le mener qu'à la colère ou à la mélancolie".

Enfin, le projet d’Union Méditerranéenne proposé par Nicolas Sarkozy est rejeté. Angela Merkel ne veut pas en entendre parler car elle la considère de nature à compliquer sérieusement la vie. Ce projet est "une véritable pomme de discorde avec nos partenaires européens" constate J.P. Jouyet : "A donner l’impresion de vouloir privilégier une union sur une autre, nous aurons beaucoup demal à conserver la crédibilité de la présidence française."

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02 février 2008

Adoption du traité Européen : les incohérences de Sarkozy

Sarkozy avait dit "A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut solliciter l'avis du peuple." Donc deux possibilité : soit le traité n'est pas une grande étape de l'intégration, soit Sarkozy ne tient pas parole. Dans tous les cas il nous a mentit car lors de l'accord sur le traité il nous a dit que c'était un traité simplifié mais une grande étape.


Les mensonges de Sarkozy sur le référendum
envoyé par sarkophage


Or, pour une fois, les Français sont, selon une enquête CSA, majoritairement de l'avis de Nicolas Sarkozy : il faut un référendum 59%, et seulement 33% sont pour une ratification par le parlement.

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27 janvier 2008

Le président du pouvoir d’achat encore pris en défaut

Alors que le taux du livret A devait passer à 4%, le gouvernement limite le taux à 3,5%. Encore une mesure en faveur du pouvoir d’achat des classes populaires ! Encore une mesure qui va renforcer la confiance des français dans la parole des politiques.


En août 2004, le gouvernement et le ministre des finances, un certain Sarkozy, décide de mettre en place une formule automatique de calcul du taux du Livret A. Cette mesure devait, selon La Tribune, permettre à "l’épargne populaire d"échapper désormais à l’influence du pouvoir politique."

Aujourd’hui que le même Sarkozy et Président de la république, défenseur du pouvoir d’achat, le gouvernement fait fi de la parole de l’Etat et décide vu les "circonstances exceptionnelles" de limiter la hausse du taux à 3,5% au lieu des 4% de la formule. Même quand une décision dépend de lui, le gouvernement arbitre contre le pouvoir d’achat !

Toutefois, le gouvernement c’était abrité derrière un argument social : les 4% auraient "pénalisé le financement du logemet social." Manque de chance, certains économistes pensaient le contraire "une rémunération accrue aurait pu drainer des fonds supplémentaires vers le logement social."

Avec cette décision, notre omniprésident montre qu’il trompe les français : il revient sur la parole de l'Etat et montre, une nouvelle fois, le peu de cas qu'il fait de pouvoir d'achat. Vive omnimenteur !

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18 janvier 2008

Impartialité bafouée & mensonges : Sarkozy et Bolloré

Tout le monde sait pourquoi Vincent Bolloré prête son jet à Nicolas Sarkozy. Toute entreprise ayant une bonne gouvernance sanctionnerait Nicolas Sarkozy pour avoir accepter un tel cadeau. Pour répondre aux attaques dont il est l’objet (en France, mais aussi dans la presse étrangère), le président nous a donné une raison : j’ai fait faire des économies aux contribuables. Or la réponse n’est pas bonne et en plus le président a, une nouvelle fois, menti, doublement menti.


La réponse n’est pas bonne car il y a des économies qui coûtent plus qu’elles ne rapportent et celle-là en fait partie.

Nicolas Sarkozy a menti car il nous a expliqué : "Il y a des problèmes de sécurité pour un chef de l’Etat (...) et ce n’est pas forcément très simple de mettre ces dix personnes dans un charter pour Charm el-Cheikh, voilà!".


Nicolas Sarkozy revient sur son voyage en Egypte
envoyé par rue89

Seulement, il aurait pu prendre un charter car  la plupart de ces accompagnateurs n'ont pas effectué le trajet dans le même avion que le Président : un Falcon 50 de l'Etec (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration) les a transportés jusqu'en Egypte, comme c'est le cas pour chaque déplacement présidentiel. Et c’est même trois avions car, en visite officielle en Egypte le dernier jour de sa semaine de vacances, le chef de l'Etat a fait venir l'un des deux A 319 présidentiels pour le ramener à Paris en compagnie de Bernard Kouchner. Pour un Président qui "assume" et se dit si soucieux des deniers du "contribuable français" c’est surprenant : pas d’économie et rien ne l’empêché de prendre un charter. Mais pour omnimenteur, un double mensonge ne saurait l’arrêter.

Source Rue89

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14 janvier 2008

Les trahisons Sarkozy, la Turquie


Volte-Face de Sarkozy !
envoyé par CONTEMPTEUR

Je ne vous trahirais pas, je ne vous mentirais pas !

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

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10 janvier 2008

Humour, évitement, condescendance, arrogance et mensonge : le style Sarkozy

Une fois de plus, Nicolas Sarkozy aura montré à minima son art de la dérision, de l’évitement, de la condescendance, du mensonge ou pire de son ignorance. Mais qu’est-ce qui est vraiment le pire ? Les faits :


Lors de sa conférence de presse, Laurent Joffrin, le directeur de publication de Libération a posé à Nicolas Sarkozy "avez-vous instauré une monarchie élective ?". Piqué au vif, le président a tenu à régler ses comptes avec le patron du principal quotidien de gauche français.


Pouvoir personnel? Sarkozy riposte...
envoyé par allcurious

Comme nous pouvons le voir, Nicolas Sarkozy essaye de prendre la question avec humour et donne une leçon à Laurent Joffrin et lui demandant s’il est l’héritier de Jacques Chirac. Cette réponse est non seulement la démonstration de la condescendance  de notre omniprésident mais démontre aussi clairement son inculture. En effet, la monarchie (du grec mono « seul », archein « pouvoir » : « pouvoir non d'un seul, mais en un seul ») est un système politique où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée monarque. Elle n'est ni nécessairement une royauté, ni nécessairement héréditaire : il a toujours existé des monarchies électives.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy met au défi les participant de trouver une seule occasion où il aurait traité son premier ministre de collaborateur. Nouvelle preuve de manipulation, de mensonge ou d’oubli. En effet, lors de la réception de la presse régional le 21 août il a lâché "le premier ministre est un collaborateur, le patron c’est moi (…), je suis payé pour décidé, je décide."

Cette scène illustre parfaitement la méthode Sarkozy : humour pour éviter de répondre, condescendance, arrogance et mensonge.

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05 janvier 2008

Vœux pieux, mensonges piteux

Lors de la présentation de ces vœux, Nicolas Sarkozy notre omniprésident et revenu sur l’année 2007 pour nous dire tout le bien qu’il pense de son action. La comparaison entre les faits et ses propos confirme une seule chose, Sarkozy est bien omnimenteur. Démonstration en 11 points :


Pour Nicolas Sarkozy 2007 a été l’année de l’urgence.

1. Urgence à dépasser les vieux clivages partisans.

La nomination de ministres d’ouverture était un signe encourageant sur l’ouverture. Toutefois, après analyse des faits on constate que leur emprunte dans l’action du président est proche de zéro. Les débats sur la nouvelle loi sur l’immigration en sont une preuve criante, les remous autour de la visite de Guide Kadhafi en sont une autre, Bernard Kouchner n’est qu’un ministre potiche et, de même Fadela Amara qui, après sa déclaration au point comme quoi elle ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy en 2012 et que le candidat-président le savait, a été forcée de revenir en arrière et de dire qu’elle voterait, finalement, pour le candidat « capable de mener à bien les réformes », et que les réformes, justement, Nicolas Sarkozy était en train de les réaliser.

2. Urgence du choc fiscal et social pour rétablir la confiance et soutenir l'activité et qui a permis à notre économie de mieux résister que d'autres au ralentissement de la conjoncture.

En 2007 et selon les résultats publiés par L’Expansion de janvier 2008, la France serait le plus mauvais élèves en Europe Occidental (18ème sur 18) avec une croissance de seulement 1,6% soit un point de moins que la région et la situation ne devrait pas s’arranger en 2008 où nous devrions nous situer, selon les prévisions, à l’avant dernière place.  Sur la période 2000-2006 la croissance de la France était 12ème. Où notre omnimenteur de Président voit-il une résistance supérieure ! Cette vérité des chiffres se retrouve au niveau du moral des français qui n’a cessé de se détériorer depuis juillet 2007 pour atteindre -29 et Alexandre Law, chef économiste chez Xerfi, considère que "La crise de confiance actuelle est loin d'être anodine".

3. Urgence du pouvoir d'achat.

Les français considèrent que leur pouvoir d’achat a baissé. Nicolas Sarkozy a été élu pour être le président du pouvoir d’achat. Aujourd’hui les français sont déçus et ils ne sont que 25% à lui faire confiance pour l’augmenter – soit un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007. Cette baisse s’explique simplement par l’action du gouvernement. Par exemple, alors que le candidat Sarkozy promettait d’augmenter les petites retraites, Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, voté cet automne, a décidé de limiter leur augmentation à 1,1% pour 2008 alors que l'inflation est remontée et devrait finalement dépasser les 2% en 2007. Qu'à cela ne tienne! François Fillon a décidé qu'il ne fallait pas, dans ce domaine, "prendre de décisions hâtives" et qu'on remettrait tout cela à plat lors du grand rendez-vous prévu au printemps. Où est l’urgence revendiquée par le Président ! Quant à la revalorisation des petites retraites promise, il semblerait qu'elle requiert, elle aussi, une longue réflexion préalable. En tout cas, plus longue que celle qui a conduit à mettre en place les franchises médicales, cadeau amer de nouvel an pour les moins aisés et qui lui pèse sur le pouvoir d’achat.

4. Urgence de l'autonomie des universités.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait tracé un projet ambitieux pour rénover le système universitaire français, un projet en rupture avec les politiques précédente. Aujourd’hui c’est la rupture avec la rupture selon le journal L’Expansion (décembre 2008) et la réforme faite s’inscrit dans la continuité et ne répond qu’à des préoccupations de gestionnaire : devant la rue, les quelques mesures importantes ont été adonnées par un Sarkozy lâchant en rase campagne sa ministre ; courage fuyons ! L’urgence de l’autonomie c’était plus une opération de marketing pour le produit Nicolas Sarkozy qu’une réponse aux vrais problèmes. « Par fétichisme de la vitesse, on a choisi la précipitation, les négociations baclées et les concession excessives » juge François Bayrou.

5. Urgence de réformer les régimes spéciaux.

Mêmes causes, mêmes effets. Comme pour la réforme des universités, après avoir hésité entre fermeté et négociation, le gouvernement et les entreprises publiques font des concessions excessives qui reviennent en pratique à maintenir un statu quo tout en donnant l’impression de réformer : le gouvernement remplace les régimes spéciaux par des régimes sur mesure. Pas d’économie pour l’état, pas plus d’équité mais une image de réformateur renforcée. Faut d’avoir parler des vrais sujets, comme la pénibilité du travail, en pratique la réforme, qui était soutenue par les syndicats réformistes, est un recul.

6. Urgence de libérer et de réhabiliter le travail.

Les deux mesures phares, la défiscalisation des heures supplémentaires et le rachat des RTT sont pour l’une une usine à gaz compliqué pou les entreprises et source de frustration des salariés et pour l’autre une mesure qui risque de créer des tensions dans les entreprises qui, se trouvant dans des situations délicates, ne pourront répondre aux attentes crées comme par exemple au Figaro, journal fervent défenseur de cette mesure.

7. Urgence du service minimum.

Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait été catégorique. « Je garantirai trois heures de transports en commun pour aller au travail et trois heures pour rentrer du travail, il est inacceptable que les Français soient pris en otage par les grèves », avait-t-il déclaré le 24 avril sur TF1. Cependant, une fois élu, Nicolas Sarkozy a choisi de surseoir sa promesse (Le Figaro, 07/12/2007), et le terme de « service minimum » ne figure même pas dans la loi. En effet, pour être respectée, instaurer un vrai service minimum impliquait d’assumer le risque d’un conflit avec le Conseil constitutionnel qui pourrait en effet considérer qu’une « garantie de service normal » aux heures de pointe constitue « une atteinte disproportionnée au droit de grève ». Aussi, la loi du 2 août ne fixe aucun quota de trains aux heures de pointe. Le législateur « renvoie la balle » aux collectivités responsables d’un service public de transports – les régions pour les TER – et leur laisse la responsabilité de déterminer ce qu’il faut entendre par « continuité du service public dans les transports ». Mais les élus régionaux n’ont nullement l’obligation de fixer les règles et ils considèrent que Nicolas Sarkozy veut leur faire assumer à sa place une réforme difficile, et dont ils contestent souvent le principe.

8. Urgence de la modernisation de l'Etat.

Suite à un audit le ministre en charge du dossier a présenté une première liste de réformes. Ceux qui suivent le dossier de la réforme de l'Etat y trouveront rassemblé un ensemble d'objectifs souvent de bon sens, mais sans que soient détaillées les méthodes permettant de les atteindre. D'où une impression de déjà-vu. Quelques exemples, il est prévu :

  • d'instituer une programmation plus stricte des dépenses de l'Etat, mais n'était-elle pas déjà prévue par la lolf (qui définit la nouvelle procédure budgétaire) ?
  • de mettre en oeuvre des dispositifs de stabilisation automatique des dépenses d’assurance maladie, mais n’est-ce pas ce à quoi sert les lois de financement de la sécurité sociale ?
  • d’accroître le potentiel opérationnel des forces de sécurité en allégeant les tâches administratives. Autre serpent de mer, mais est-on cette fois prêt à créer les postes nécessaires ?
  • de créer un opérateur national de paye pour les agents publics. Autre vielle idée à laquelle l’état a toujours renoncé de peur d’un bug. Comment payer les agents alors que l’on n’en connaît même pas le nombre ?

La réforme pour Nicolas Sarkozy se résume à la baisse des effectifs. Mais la baisse des effectifs ne peut être qu'une conséquence de la réorganisation et non un but en soi. Tout reste donc à faire !

9. Urgence que la France devienne exemplaire en matière d'environnement.

Le gouvernement a fait un signe fort avec le Grenelle de l’environnement. « Je veux que le Grenelle soit l’acte fondateur d’un new deal écologique en France, en Europe et dans le monde » a déclaré Nicolas Sarkozy, déclaration reprise par le récent prix nobel de la paix AlGore qui souhaite « a Grenel mondial ». Même les ONGs, les écologistes sont sorties contents des résultats obtenus. Toutefois, le flou des annonces et un certains nombre de faits font craindre que, comme toujours avec notre omniprésident, ce ne soit qu’un nouvel effet d’annonce qui sera sans suite. Les mesures prises, plutôt non-prises, depuis les annonces confirment la crainte. De plus en plus d’ONGs prennent leur distance vis-à-vis du Grenelle et tapent du point sur la table (L’Expension, décembre 2007). L’Alliance pour la planète et France Nature Environnement (FNE), qui regroupent de multiples associations, ont dénoncé avec d’autres ONG, mais aussi des syndicats, un reniement des engagements pris lors du Grenelle. Et tout particulièrement en matière de transport : « les premières et principales décisions » prises en la matière « vont à contre sens », se sont-elles insurgées dans un communiqué commun. Dans leur collimateur, les récentes annonces du premier ministre et du secrétaire d’Etat aux transports, en faveur du lancement de différents projets d’autoroutes (doublement de l’axe Saint-Etienne-Lyon, liaison Langon-Pau). Pourtant, épinglent ONG et syndicats, le texte récapitulatif de la table ronde du Grenelle, comme le discours de clôture de Nicolas Sarkozy, sont explicites : ils stipulent que « la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours ». Contradiction flagrante, dénoncent-ils. Bové quant-à lui vient d’entamer une grève de la faim pour exiger l’application d’un vrai moratoire sur les OGM.

10. Urgence du traité simplifié pour débloquer l'Europe.

L’Europe n’est pas débloqué avec ce traité au rabais. En effet, l’application du nouveau système de droite de vote est reportée à 2014 au mieux mais dans les faits à 2017 soit 10 ans d’immobilisme. En revanche, le prix payait est important : la référence aux symboles est supprimée, l’Angleterre est de plus en plus aux marges de l’Europe avec la possibilité d’une Europe à deux vitesses.

11. Urgence que la France se remette à parler avec tout le monde pour qu'elle puisse jouer le rôle qui doit être le sien au service de la paix et de l'équilibre du monde, au service de ceux qui souffrent, des enfants et des femmes martyrisés, des persécutés, de ceux qui attendent au fond de leurs prisons que la France parle et agisse pour eux.

Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire la France ne reprend pas sa place en Europe, elle est dans un processus d'isolement. Son cavalier seul agace, s'approprier les efforts des autres (libération des infirmières) énerve, ses critiques à l'emporte pièce alors qu'il est le dernier élève de la classe irritent. Cela se retrouve tant dans le discours des hommes politiques que dans la presse.

Au Moyen-Orient, même résultat. Par exemple, après avoir essayer de se rapprocher de la Syrie, Sarkozy est revenu en arrière et a annoncé sa décision de « n’avoir pus de contact avec Damas tant que nous n’avons pas la preuve de leur volonté de laisser le Liban se doter d’un président de consensus » et Bernard Kouchner d’ajouter « nous avons sans doute était naïf ». Bientôt nous verrons les effets de la discussion avec Kadhafi, pour le moment nous n’avons était ridiculisés et les droits de l’homme le grand absent.

En Russie, nous avons était le seul pays à féliciter Poutine pour sa réélection alors que la démocratie avait été clairement violée.

Enfin, les Etats-Unis. Alors que tout le monde prend ses distances avec Bush, seul la France le suit et s’engage de plus en plus dans ses guerres.

Sarkozy essaye de faire le super VRP de la France comme en Chine, mais rien pour les droits de l’homme, rien pour ceux qui souffrent !

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