04 mai 2008

Joyeux anniversaire : Chapitre 1, l’économie et la réforme

La réalité est exigeante : on essaye de la cacher elle revient, elle est comme l’inconscient il ne peut s’empêcher de refaire surface. Pendant un an Sarkozy à essayer de nous faire croire que son programme économique était le bon, mais rien n’y fait, les faits sont là pour démontrer au combien son programme était inadapté et la France continue à faire moins bien que les autres Européens. Sarkozy nous parlait d’un cercle vertueux, nous avons une descente aux enfers.


Le choc de confiance :

6 mai 2007, les clignotants économiques sont au vert, aucune raison de creuser les déficits publics pour soutenir l'activité. Cela n'a pas dissuadé Nicolas Sarkozy de mettre en oeuvre immédiatement le plan de baisses d'impôts massives sur lequel il avait fait campagne, en tout, de l'ordre de 15 milliards d'euros de pertes de recettes fiscales pour l'Etat en année pleine, un peu moins de 1 % du produit intérieur brut (PIB). Cette politique allait à l'encontre des engagements de la France vis-à-vis des instances européennes, mais elle allait provoquer un tel "choc de confiance" que le rebond de la croissance qui en résulterait doperait au final les recettes fiscales et sociales, amenant rapidement le retour à l'équilibre des finances publiques.

Un an après, pas de trace de "choc de confiance". Bien sûr, la politique de Nicolas Sarkozy n'est pas seule en cause: la crise des subprime et la hausse des prix des matières premières pèsent lourd dans cet état de fait. En revanche, les conséquences négatives qu'on redoutait d'une politique fiscale favorable surtout aux plus aisés commencent à se concrétiser :

  • le taux d'épargne des ménages a gagné presque un point entre 2006 et 2007, passant de 15,4 % des revenus à 16,3 % ;
  • le déficit commercial de la France a bondi, passant de 30 milliards d'euros en 2006 à 39 en 2007 et c'est surtout vis-à-vis du reste de l'Europe que le trou s'est creusé, aggravant une tendance déjà marquée depuis 2002.
  • l'emploi s'est beaucoup accru en 2007. Mais cette dynamique a brutalement pris fin à l'automne : selon l'Insee, le rythme des créations d'emplois a été inférieur à 0,1 % par mois sur les trois derniers mois connus - décembre 2007, janvier et février 2008 -, soit moins de la moitié du rythme enregistré l'an dernier. Le ralentissement de la conjoncture joue bien sûr un rôle important dans cette dégradation, mais la puissante incitation qui existe désormais à faire effectuer des heures supplémentaires par les salariés déjà en poste dissuade également les entreprises d'embaucher. En tout cas, l'Insee ne prévoit plus de baisse du chômage cette année.

Ainsi, comme nous le prévoyons il y a un an, la politique économique de Nicolas Sarkozy n’a pas permis de redresser la France qui reste parmi les moins bons élèves de l’Europe : une croissance en berne, un emploi qui stagne et un pouvoir d'achat qui recule, tandis que les déficits sont en forte hausse, tant du côté des comptes publics que des comptes extérieurs. Cette performance vient d’être saluée par l’Europe qui vient de nous mettre un carton jaune ! Dure réalité.

Le pouvoir d’achat :

L’échec de la politique économique fait que Nicolas Sarkozy se retrouve coincé. Compte tenu de l'ampleur des déficits publics français et de la colère suscitée chez nos voisins par les mesures unilatérales prises l'an dernier, les marges de manoeuvre sont très limitées pour une nouvelle impulsion budgétaire susceptible de relancer l'activité. Un soutien du pouvoir d'achat des plus démunis, premiers touchés par la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation sera difficile : le RSA a minima sera financé par un transfert de l’aide aux démunis vers ceux qui le sont un peu plus ! L'accélération de la hausse des prix  fait que le revenu moyen de chaque Français va - officiellement - baisser en 2008 pour la première fois depuis... 1984 !

Les réformes :

Pour réformer il y a deux conditions : la justice sociale et des budgets. Or en un an, la politique de Nicolas Sarkozy a fait reculé la France sur ces deux aspects. Le budget 2007 est marqué par un basculement significatif vers une moins grande justice sociale :

  • l'impôt sur le revenu, payé par la moitié la plus aisée des Français, n'a rapporté que 0,5 % de plus qu'en 2006 soit une baisse en termes réels (la croissance nominale du PIB a été de 4,1 % en 2007).
  • les rentrées de TVA, payée par tous les Français et, en proportion de leurs revenus, surtout par les plus modestes, ont gonflé de 4 %.

Un basculement qui devrait s'amplifier encore cette année, avec en plus une baisse prévue de 10 % des rentrées d'impôts en capital due aux réformes des donations et successions incluses dans le paquet fiscal de l'an passé. Tandis que, paradoxalement, le regain d'inflation devrait booster les rentrées de TVA, indexée sur les prix des produits, qui devraient croître de plus de 5 %... Aggravant ainsi le caractère très peu progressif du système fiscal français.

Le paquet fiscal de 2007 est non seulement économiquement inefficace, il limite surtout sévèrement la capacité du Président à mener les réformes structurelles qui devaient transformer en profondeur le pays et notamment son appareil d'Etat et ses politiques publiques. En effet, le gouvernement cherche en priorité des économies à court terme alors que les réformes commencent toujours par coûter cher dans l'immédiat, n'amenant des économies que par la suite. D'où les annonces variées auquel on a assisté ces dernières semaines, avec la suppression de la carte familles nombreuses à la SNCF, l'amputation des allocations familiales, le déremboursement par la Sécurité sociale des lunettes, la suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les seniors, les suppressions de postes dans l'Education nationale... Une telle approche de la "réforme" ne peut en outre que braquer de multiples groupes sociaux, même dans la clientèle traditionnelle de la gauche. Les députés de droite, tout comme les commerçants et les petits patrons qui soutiennent les réformes, veulent toujours faire baisser les dépenses publiques, à condition toutefois qu'on ne touche pas aux hôpitaux, aux écoles, aux perceptions, aux tribunaux, aux bureaux de poste qui sont dans leur circonscription ou dans leur zone de chalandise... L'austérité risque fort de tuer les réformes.

Sarkozy nous annonçait un cercle vertueux : la baisse des impôts devait créer un choc de confiance, le choc de confiance devait accélérer la croissance et la croissance devait faciliter la mise en oeuvre des indispensables réformes structurelles à venir. Nous avons l'inverse : la baisse des impôts impose une réduction des dépenses, la volonté de réduire à court terme les dépenses publiques, va aggraver le ralentissement de l'économie empêchant de financer les réformes. Sarkozy à définitivement un zéro pointé en économie. Nous aurions aimé nous tromper, nous avions malheureusement raison !

Posté par Droite Moderne à 16:57 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Joyeux anniversaire : Chapitre 1, l’économie et la réforme

    pétition contre sarkozy

    pétition pour la déstitution de sarkozy j'ai signé et je vous invite à signer et à diffuser largement, signez sur www.antisarkozysme.com

    Posté par antisarkozyste, 08 mai 2008 à 18:16 | | Répondre
  • Comment?

    Les français sont devenus de bons gros racistes incultes et ignorants n'écoutant que la sauce à laquelle la société leur parait par rapport à leur merde de télévision contrôlée entièrement par les potes à sarkoleon.

    Donc, sarkozy en balancant la phrase magique "nettoyer au karcher" et passant à la télévision (effet multiplié par 500 dans la tête d'un pecno moyen inculte et profane) à faire paraitre qu'il avait des couilles de la taille du Montana.
    Ce racisme etant généralement de nos jours dirigé vers les communautés noires et maghrébines, tout était joué et gagné d'avance.

    Les français se sont dis "il a des couilles ce mec, il va nous debarrasser des blackos et des crouilles " mais shutt faut pas dire çà hein ^^

    RESULTAT DES COURSES: Les mêmes qui ont voulus croire à son coup de karcher se font karchérisés par leur président . Quelle ironie du sort et là y'en a qui tirent la gueule quand à la seule réponse que peut leur apporter ce cinglé: " se balader au bras d'une prostituée non officielle, se payer des voyages au frais de la princesse, recevoir des crimninelles de guerre" je stopperai la liste là .

    ESPECE DE PEUPLE INCULTE ET IGNORANT, MAINTENANT REGARDE TOI DANS UNE GLACE POUR CE QUE TU AS OSER METTRE AU POUVOIR DU PEUPLE ALORS QUE D'AUTRES ONT DONNER LEUR VIE POUR QUE JAMAIS NE SOIT RECOMMIS CETTE MEME ERREUR NOIRE.

    Posté par FurerNapo, 02 octobre 2008 à 11:59 | | Répondre
  • thanks

    thanks

    Posté par louboutin boots, 26 mai 2010 à 02:56 | | Répondre
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