de Droite et Anti-Sarkozy

13 novembre 2009

Pour un vrai débat sur l'identité nationale

J'ai voulu participer au débat. Le site officiel ressemble à un débat à la soviétique, pas de web 2.0.

En revanche, j'ai trouver un site alternatif www.debatidentitenational-alter.fr qui offre une vraie plateforme de discussion, de débat d'échange.

Je vous invite à la découvrir le plus vite possible.

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22 octobre 2009

Le scandale Jean Sarkozy : une victoire du peuple

Suite à l'indignation des français et de la classe politique devant les dérives népotisme de notre omni-président, la famille "royale" a dû renoncer à son projet. Cela prouve premièrement qu'il s'agissait bien de népotisme. Cela démontre les dérives et les procès en sorcellerie de la cours. Cela montre que quand nous nous exprimons nous pouvons être entendus. Cela montre que nous avons un devoir de vigilance.

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15 octobre 2009

Le scandale Jean Sarkozy : La France ridiculisé

Nous avons eu cette semaine une nouvelle démonstration de la duplicité de notre Omni-Président d’une République de plus en plus Monarchique dont le monde entier se moque chaque jour un peu plus. Dernier épisode.


Qui a dit : « Désormais ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est d’avoir travaillé dur et d’avoir fait la preuve par ses études de sa valeur. ». Qui a salué en Napoléon Ier saluant son « geste fondateur de notre éducation nationale » qui signifiait «  la fin des privilège de la naissance. ».

Qui a un fils de 23 ans qui peine à faire ses études de droit alors qu’au même âge ceux qui ont travaillé dur et fait leurs preuves ont déjà des postes enviés dans le privé. Qui a un fils qui est élu dans l’ancien fief de son père sous l’étiquette du parti que dirige son père et grâce aux manipulations de ce même père. Qui a éliminé tout les candidats potentiels afin d’offrir un poste à son fils en nomment un tel au conseil économique et social. Qui a un fils n’ayant pas fini ses études de droit et qui va hériter de la responsabilité d’un établissement public qui gère aujourd’hui 160 hectares et demain 770. Qui a quasiment supprimé les droits de succession afin de permettre aux parents de transmettre leur fortune à leurs rejetons. Qui a pour amis des personnes qui n’ont de nom que celui de leur père et qui sont à la tête d’empire qu’ils ont eu en héritage.

En lisant ces deux profils, personne ne pourrait imaginer que c’est le même homme. Et bien si. Si un tel homme existe il ne peut être qu’un schizophrène gravement atteint ou si non notre Omni-Président. Cette disjonction entre le discours et les actes est l’une de ses marques de fabrique. Il ne ment pas, mais les règles ne s’appliquent pas à lui et à sa cours du Fouquets.

Les soutiens que cet homme a obtenus ne font que renforcer le sentiment de monarchie. « Jean est le fils d’un génie politique, il n’est pas étonnant qu’il soit précoce. » ; « Moi qui est connu son père à 22 ans, eh bien je peux vous dire que Jean Sarkozy à 23 ans a peut-être plus de talent qu’en avait son père à son âge. » ; « Il a des qualités exceptionnelles (…) C’est un garçon brillant. Il est beaucoup plus mûr que son âge. Je crois qu’il est parfaitement apte à avoir des responsabilités importantes. » ; « Jean est très légitime à l’Epad puisque Neuilly est en face de la défense. C’est territorialement cohérent. ». N’en jetez plus on se croirait à la cours de Louis XIV.

Notre Président ridiculise la France, l’affaibli. Comment veut-il que Barack Obama le prenne au sérieux.

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19 septembre 2009

Zèbres

Zèbre, un drôle de nom pour un blog. Mais je vous invite à le découvrir. Zèbres propose de changer, changer l'individu et changer la société. Il dit les maux, il dit le beau. Il parle de la lumière et de la part d'ombre qu'il y a en chacun de nous. Il propose une autre relation entre la société et l'individu, il relation dans laquelle de victimes nous devenons responsables.
C'est un beau début qu'il faut encourager en devenant un acteur du réseau.
Découvrez son projet, l'origine de son nom et plein d'autres choses.
Bonne continuation

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22 mai 2008

Retraites : Un gouvernement autiste et menteur

Alors que les syndicats sont aujourd’hui ouverts à des évolutions des systèmes de retraite, le gouvernement fait preuve d’autisme prenant le risque, comme lors de la réforme des régimes spéciaux, de bloquer l’économie française. De plus, afin d’imposer sa réforme le gouvernement ment. Les faits.


Les syndicats ne sont pas opposés à une réforme, ils y mettent seulement des conditions de bon sens : que le taux d’activité des seniors soit plus élevé et que la pénibilité du travail soit prix en compte.

Ces conditions sont tellement naturelles que la première loi Fillon avait prévue que les allongements futurs de la durée de travail seraient conditionnés par un niveau minimum pour le taux d’emplois des seniors et que des négociations devaient avoir lieu sur la prise en compte de la pénibilité.

5 ans plus tard, le taux limite le taux d’emplois minimum des seniors n’est pas atteint faute d’une volonté des entreprises de développer leur employabilité et le MEDEF freinent toujours des quatre fers contre la prise en compte de la pénibilité.

Face à cette situation, le gouvernement suit les demandes du MEDEF est prétend qu’il ne fait qu’appliquer mécaniquement la loi de 2003 en voulant passer à 41 ans de cotisation alors que selon la loi on devrait rester à 40 ans. Le gouvernement ment donc aux français.

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04 mai 2008

Joyeux anniversaire : Chapitre 1, l’économie et la réforme

La réalité est exigeante : on essaye de la cacher elle revient, elle est comme l’inconscient il ne peut s’empêcher de refaire surface. Pendant un an Sarkozy à essayer de nous faire croire que son programme économique était le bon, mais rien n’y fait, les faits sont là pour démontrer au combien son programme était inadapté et la France continue à faire moins bien que les autres Européens. Sarkozy nous parlait d’un cercle vertueux, nous avons une descente aux enfers.


Le choc de confiance :

6 mai 2007, les clignotants économiques sont au vert, aucune raison de creuser les déficits publics pour soutenir l'activité. Cela n'a pas dissuadé Nicolas Sarkozy de mettre en oeuvre immédiatement le plan de baisses d'impôts massives sur lequel il avait fait campagne, en tout, de l'ordre de 15 milliards d'euros de pertes de recettes fiscales pour l'Etat en année pleine, un peu moins de 1 % du produit intérieur brut (PIB). Cette politique allait à l'encontre des engagements de la France vis-à-vis des instances européennes, mais elle allait provoquer un tel "choc de confiance" que le rebond de la croissance qui en résulterait doperait au final les recettes fiscales et sociales, amenant rapidement le retour à l'équilibre des finances publiques.

Un an après, pas de trace de "choc de confiance". Bien sûr, la politique de Nicolas Sarkozy n'est pas seule en cause: la crise des subprime et la hausse des prix des matières premières pèsent lourd dans cet état de fait. En revanche, les conséquences négatives qu'on redoutait d'une politique fiscale favorable surtout aux plus aisés commencent à se concrétiser :

  • le taux d'épargne des ménages a gagné presque un point entre 2006 et 2007, passant de 15,4 % des revenus à 16,3 % ;
  • le déficit commercial de la France a bondi, passant de 30 milliards d'euros en 2006 à 39 en 2007 et c'est surtout vis-à-vis du reste de l'Europe que le trou s'est creusé, aggravant une tendance déjà marquée depuis 2002.
  • l'emploi s'est beaucoup accru en 2007. Mais cette dynamique a brutalement pris fin à l'automne : selon l'Insee, le rythme des créations d'emplois a été inférieur à 0,1 % par mois sur les trois derniers mois connus - décembre 2007, janvier et février 2008 -, soit moins de la moitié du rythme enregistré l'an dernier. Le ralentissement de la conjoncture joue bien sûr un rôle important dans cette dégradation, mais la puissante incitation qui existe désormais à faire effectuer des heures supplémentaires par les salariés déjà en poste dissuade également les entreprises d'embaucher. En tout cas, l'Insee ne prévoit plus de baisse du chômage cette année.

Ainsi, comme nous le prévoyons il y a un an, la politique économique de Nicolas Sarkozy n’a pas permis de redresser la France qui reste parmi les moins bons élèves de l’Europe : une croissance en berne, un emploi qui stagne et un pouvoir d'achat qui recule, tandis que les déficits sont en forte hausse, tant du côté des comptes publics que des comptes extérieurs. Cette performance vient d’être saluée par l’Europe qui vient de nous mettre un carton jaune ! Dure réalité.

Le pouvoir d’achat :

L’échec de la politique économique fait que Nicolas Sarkozy se retrouve coincé. Compte tenu de l'ampleur des déficits publics français et de la colère suscitée chez nos voisins par les mesures unilatérales prises l'an dernier, les marges de manoeuvre sont très limitées pour une nouvelle impulsion budgétaire susceptible de relancer l'activité. Un soutien du pouvoir d'achat des plus démunis, premiers touchés par la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation sera difficile : le RSA a minima sera financé par un transfert de l’aide aux démunis vers ceux qui le sont un peu plus ! L'accélération de la hausse des prix  fait que le revenu moyen de chaque Français va - officiellement - baisser en 2008 pour la première fois depuis... 1984 !

Les réformes :

Pour réformer il y a deux conditions : la justice sociale et des budgets. Or en un an, la politique de Nicolas Sarkozy a fait reculé la France sur ces deux aspects. Le budget 2007 est marqué par un basculement significatif vers une moins grande justice sociale :

  • l'impôt sur le revenu, payé par la moitié la plus aisée des Français, n'a rapporté que 0,5 % de plus qu'en 2006 soit une baisse en termes réels (la croissance nominale du PIB a été de 4,1 % en 2007).
  • les rentrées de TVA, payée par tous les Français et, en proportion de leurs revenus, surtout par les plus modestes, ont gonflé de 4 %.

Un basculement qui devrait s'amplifier encore cette année, avec en plus une baisse prévue de 10 % des rentrées d'impôts en capital due aux réformes des donations et successions incluses dans le paquet fiscal de l'an passé. Tandis que, paradoxalement, le regain d'inflation devrait booster les rentrées de TVA, indexée sur les prix des produits, qui devraient croître de plus de 5 %... Aggravant ainsi le caractère très peu progressif du système fiscal français.

Le paquet fiscal de 2007 est non seulement économiquement inefficace, il limite surtout sévèrement la capacité du Président à mener les réformes structurelles qui devaient transformer en profondeur le pays et notamment son appareil d'Etat et ses politiques publiques. En effet, le gouvernement cherche en priorité des économies à court terme alors que les réformes commencent toujours par coûter cher dans l'immédiat, n'amenant des économies que par la suite. D'où les annonces variées auquel on a assisté ces dernières semaines, avec la suppression de la carte familles nombreuses à la SNCF, l'amputation des allocations familiales, le déremboursement par la Sécurité sociale des lunettes, la suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les seniors, les suppressions de postes dans l'Education nationale... Une telle approche de la "réforme" ne peut en outre que braquer de multiples groupes sociaux, même dans la clientèle traditionnelle de la gauche. Les députés de droite, tout comme les commerçants et les petits patrons qui soutiennent les réformes, veulent toujours faire baisser les dépenses publiques, à condition toutefois qu'on ne touche pas aux hôpitaux, aux écoles, aux perceptions, aux tribunaux, aux bureaux de poste qui sont dans leur circonscription ou dans leur zone de chalandise... L'austérité risque fort de tuer les réformes.

Sarkozy nous annonçait un cercle vertueux : la baisse des impôts devait créer un choc de confiance, le choc de confiance devait accélérer la croissance et la croissance devait faciliter la mise en oeuvre des indispensables réformes structurelles à venir. Nous avons l'inverse : la baisse des impôts impose une réduction des dépenses, la volonté de réduire à court terme les dépenses publiques, va aggraver le ralentissement de l'économie empêchant de financer les réformes. Sarkozy à définitivement un zéro pointé en économie. Nous aurions aimé nous tromper, nous avions malheureusement raison !

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31 mars 2008

Dépénalisation : on ne nous dit pas la vérité !

Trois contres vérités : la pénalisation du droit des affaires est un obstacle au développement des entreprises, les sanctions administrative sont plus rapides et plus efficace et enfin la dépénalisation est une tendance internationale. Trois contres vérités qui arrangent bien les affaires de Nicolas Sarkozy. Démonstration (extrait d’un entretien recueilli par Alternatives Economiques avec Dominique Blanc : maître de conférences à Sciences Po) :


Un frein au développement des entreprises : la pénalisation du droit des affaires est le meilleur garant de ce dont le monde des affaires a le plus besoin: un cadre juridique stable et une dissuasion effective contre la fraude. Il faut en ce sens saluer la volonté affichée par la commission Coulon de maintenir, s'agissant notamment du droit de la concurrence, le principe de sanctions pénales. On dit aussi que le droit pénal fait peser trop de risques sur. De plus le pénal permet aux accusés de mieux se défendre. En effet, un mis en examen peut accéder à l'intégralité du dossier et être informé de tous les actes de la procédure contrairement à une enquête administrative qui offre moins de possibilité d'être informé des investigations en cours, et donc de les contester.

Lent et peut efficace. Les autorités administratives sont en effet réputées être plus rapides que la justice pénale. Mais la procédure pénale offre des moyens d'investigation (garde à vue, perquisition...) puissants face à des pratiques de plus en plus difficiles à débusquer, dont les autorités administratives ne disposent pas. Plusieurs affaires récentes jugées par le Conseil de la concurrence ont d'ailleurs trouvé leur origine dans des instructions pénales. Par ailleurs, les amendes administratives sont très souvent anticipées par les acteurs économiques, qui provisionnent le montant de l'amende probablement encourue. Cela rend la sanction administrative quasi indolore, à moins que l'autorité de régulation ne décide d'amendes très importantes. La sanction pénale, quant à elle, permet la mise en cause personnelle des dirigeants (et pas seulement celle de la seule entreprise personne morale); elle se révèle de ce fait plus dissuasive. Un seul exemple pour illustrer cela: les lourdes peines prononcées aux Etats-Unis en 2002 à l'encontre des dirigeants de Christie's et Sotheby's ont durablement marqué les esprits des entrepreneurs américains, mais aussi européens.

Une tendance internationale. Les Etats-Unis, modèle de notre omniprésident, disposent depuis longtemps de sanctions pénales très lourdes pour réprimer les ententes et les abus de position dominante. Et ils n'ont jamais renoncé à les mettre en oeuvre. Tout comme le Canada et l'Australie. Le Japon dispose quant à lui d'un double arsenal, administratif et pénal. Et, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni a introduit en 2002 un délit spécifique sanctionnant les dirigeants d'entreprise ayant participé à une pratique anticoncurrentielle. De même, l'Irlande, la Grèce et la Slovaquie disposent d'une infraction pénale en la matière. Et même les pays dont la législation ne prévoit pas de poursuites pénales pour l'instant, comme la République tchèque ou la Suède, réfléchissent désormais à en introduire.

La dépénalisation n’est pas une solution, c’est un contre sens historique : les récents événements montrent l’importance du contrôle afin de réguler un capitalisme incapable de s’autoréguler.

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30 mars 2008

Info en Sarkoland : semaine du 24/03

Le Mr élection de l’UMP est promu secrétaire d’état aux collectivités territoriales avec pour mission de redécouper les circonscriptions afin de tenir compte de l’évolution démographique tout en limitant les dégâts. En effet, selon la loi, il faudrait supprimer plus de 50 circonscriptions rurales favorables à la droite pour créer le même nombre de circonscriptions urbaines, favorable à la gauche. Exercice difficile pour cet expert. Source, Le Canard Enchaîné.

Rachid Dati sauvée dans le VIIème d’une candidature dissidente grâce à des "conseils amicaux" donnés à ce dissident et néanmoins directeur de cabinet du médiateur de la République. Source, Le Canard Enchaîné.

Modem de moins en moins lisible : en côtes-d’Or département où le Modem s’était allié à la gauche, l’unique conseiller général du Modem (contre lequel la gauche n’avait pas présenté de candidat) a permis à la droite Sarkozyste de conserver le département en favorisant l’élection d’un élu du nouveau centre. Comment voter pour ceux qui vous ont trahi et contre vos amis ! Est-ce bien conforme à l’esprit de la droite moderne ? Source, Le Canard Enchaîné.

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Droits de l’homme : les reniements de Omnimenteur

Durant la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis de mettre les droits de l’homme au centre de la diplomatie française. Après la Libye et la visite de Kadhafi, la Russie, la mutation du Jean-Marie Bockel et le Tibet montrent le peu de cas que le président fait de ses promesses. Les faits :


En Mai 2006, le candidat Sarkozy avait dénoncé, à propos de l’Afrique, "les réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent". Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la coopération et ministre d’ouverture, avait cru les discours du nouveau président. Grand mal lui en a pris, lui qui vient d’être remercié par Sarkozy et relégué aux anciens combattants. Sa disgrâce date du 15 janvier 2008 lorsqu’il annonce dans le monde vouloir "signer l’acte de décès de la Françafrique", univers où prospère "trop de rentes de situation, trop d’intermédiaires sans utilités claire, trop de réseaux parallèles." Cette déclaration s’est traduite par une avalanche de protestations de chef d’états africains sur les bureaux de l’Elysée. Bongo, président du Gabon, a publiquement menacé la France en déclarant vouloir trouver "des partenaires plus respectueux de la dignité de son peuple." Sassou Nguesso, président du Congo, a été plus discret mais peut-être plus efficace, en parlant de deux marchés importants (la concession du port à conteneurs de Pointe-Noire et la ligne ferroviaire Congo-Océan) convoités par l’ami du président et gentil organisateur de vacances présidentielles, Vincent Bolloré. La realpolitik aura eu raison de Bockel ! En tirera-t-il les conséquences ? Démontrera-t-il qu’il n’est pas entré au gouvernement juste pour les ors du pouvoir ?

En Janvier 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré devant des organisations humanitaire "Je ne crois pas à la realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Le silence est complice. Je ne veux être complice d’aucune dictature dans le monde (…) Je n’accepte pas le sort qu’on fait aux dissidents dans de nombreux pays." Belle déclaration. Quand est-il plus d’un an après ? La visite de Sarkozy en Chine était un premier signe d’alerte, l’affaire du Tibet est la preuve définitive du reniement présidentiel. Il aura fallu attendre le 24 mars pour avoir une première prise de parole gouvernementale se limitant au strict minimum avec un appel de la secrétaire d’état aux droits de l’homme à la "retenue" et à "la fin des violences par le dialogue." reprenant les termes utilisés par les Etats-Unis huit jours plutôt et se montrant en retrait par rapport à l’Allemagne. Et d’ajouter "Si la situation empire, je me vois mal, à titre personnel, assister à cette manifestation sportive (les ouvertures des JO) sans réagir". Bernard Kouchner, d’affirmer de son côté : "la répression au Tibet n’est pas supportable." et de juger l’idée de boycotte des JO "pas mauvaise" mais "irréaliste" et de conclure "l’hostilité face à nos amis chinois ne sera pas payante (…) Inventons autre chose." On attend toujours. Il aura fallu enfin attendre le voyage de Nicolas Sarkozy en GB et beaucoup de pression populaire pour l’entendre enfin avec beaucoup de conditionnel. Face à se courage de la France et de notre président, Pierre Moscovici trouve "Le silence du président est assourdissant." Le député de l’UMP Lionnel Luca qualifie Kouchner de "collabo" et Alain Juppé se gausse en estimant que l’on "demande à Pékin de tuer avec retenue.". Mais c’est peut-être pour cela qu’il a été si bien réélu à Bordeaux !

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Rigueur, la sémantique gouvernementale

Alors que le gouvernement vient, enfin, de revoir à la baisse ses hypothèses de croissance pour 2008 et que l’on découvre que le déficit 2007 est supérieur aux estimations malgré les bons résultats de l’assurance chômage, le gouvernement continue de nier tout plan de rigueur. Vérité ou sémantique ?


Face à la tempête qui s'abat sur l'économie mondiale, le gouvernement va devoir prendre des mesures. Mais les caisses étant vides et l’état en faillite, sans remise en cause du paquet fiscal, une seule solution la rigueur. Après des mois de déni, le gouvernement commence à préparer les français : la croissance sera inférieure aux prévisions, mais le chiffre avancé reste supérieur aux prévisions des économistes. Le gouvernement a aussi décidé de geler 7 milliards dans le budget 2008, mais les cadeaux de campagne ont déjà bien entamé cette somme. Avec ce scénario optimiste, le déficit de la France pour 2008 devrait atteindre 2,7% du PIB soit contraire à nos engagements.

Rigueur

Source: Pancho, Le Monde

Le gouvernement va devoir aller plus loin. Ce n'est pas encore un plan de rigueur mais le principe de réalité reprend ses droits sur les choix budgétaires. "On va tailler dans les réformes sociales type RSA de manière à les rendre compatibles avec un budget de crise", confirme un député de la majorité, proche du premier ministre. Le gouvernement ne voulant pas, ne pouvant pas revenir sur le paquet fiscal, les premières victimes de ce plan de crise seront les défavorisés. Trois lois sont dans le collimateur :

  • le revenu de solidarité active (RSA) promu par le haut-commissaire Martin Hirsch,
  • la loi sur le logement de la ministre en charge, Christine Boutin,
  • la loi pénitentiaire de la garde des Sceaux, Rachida Dati.

Le RSA, censé faire franchir le seuil de pauvreté aux personnes qui reprennent un emploi, devait être généralisé en 2009, après l'adoption d'une loi fin 2008. Or Bercy, tousse devant la note annoncée, entre 2 et 3 milliards d'euros, et le ministre du budget, Eric Woerth, a insisté sur la nécessité "d'intégrer les contraintes techniques et budgétaires" et a indiqué que le projet était "sur la table". Autre signe alarmant, lors de son allocution au conseil des ministres du 19 mars, Nicolas Sarkozy n'a pas mentionné le RSA dans la liste des chantiers prioritaires du gouvernement. En fait, Matignon réfléchirait à l'étalement sur trois ans (2009-2011) de la généralisation du dispositif.

Le logement, selon Mme Boutin, ministre du logement, le pays affronte une crise aiguë et doit rendre applicable la loi Dalo. Pour se faire elle travaillait sur "un projet de loi de mobilisation pour le logement. " Or, elle vient d'apprendre que son texte pourrait ne pas être examiné au Parlement lors de la session qui s'ouvre.

La loi pénitentiaire, versant humaniste de textes répressifs et initialement annoncé pour l'automne 2007, est aujourd'hui jugé moins prioritaire. Il n'est toujours pas finalisé et reste soumis à des arbitrages interministériels, car il requiert des crédits en provenance des ministères du budget, de la santé et du travail. Après une présentation partielle du projet aux syndicats, en février, une nouvelle présentation devait avoir lieu, vendredi, dans le cadre d'un comité technique paritaire ministériel, mais aucun nouveau texte ne leur sera soumis.

D’autres réformes vont dans le même sens. Par exemple, l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour la retraite n’est pas là pour permettre, obliger les français à travailler plus dans la mesure où la France à un taux d’emplois pour les 55-64 ans parmi les plus bas d’Europe mais pour payer des retraites plus basses.

Plan de rigueur ou plan de crise, peu importe la sémantique, le résultat sera le même pour les français : travailler plus pour ne pas gagner moins pour les plus chanceux et toujours moins (de travail et de salaire) pour les autres ! Ce n’est pas seulement en changeant de comportement que notre omniprésident bling-bling retrouvera sa popularité.

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