24 mars 2008

Municipales & cantonales : une défaite éclatante de l’UMP

L’état UMP, son omniprésident en tête veut nous faire croire que les élection ne sont pas un défaite mais simple rééquilibrage. Si tel était le cas cela signifierait que pour eux l’équilibre se situe à gauche ! Est-ce vraiment leur conviction ou essayent-ils de cacher la vérité aux français. Nous prennent-ils pour des imbéciles ?


Lorsque l’on analyse les résultats les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 10 plus grandes villes de France, la gauche en gère plus 7 ; sur les 20 plus grandes, la gauche en gère 14. Si on analyse les 307 villes de plus de 30 000 habitants la gauche en gère 183 soit 60% avec des villes qui seront pour la première fois de leur histoire gérées par la gauche. Quand on analyse les chiffres des cantonales, même constat, la gauche gère 58 départements sur 101 en sachant que la droite doit dans plusieurs départements de la direction au seul âge de ses élus ! Soit encore un rapport de force 60/40. Maintenant, il faut attendre les sénatoriales qui permettront peut-être à la haute assemblé de basculer pour la première fois à gauche, et si ce n’est pas cette fois de fait du renouvellement partielle, ce sera pour la prochaine. Aussi, soit les résultats ne sont qu’un rééquilibrage et cela signifie alors que l’équilibre est en faveur de la gauche. Soit l’état UMP, aidé par les médias, essaye de nous cacher la vérité, nous ment. C’est sans doute cette dernière qui est la plus plausible car, en privé, Nicolas Sarkozy reconnaît les faits : "Ça s’appelle quand même une branlé". 

Ce scrutin confirme aussi la tendance des présidentielles avec une domination de la gauche dans les grandes villes et une résistance de la droite dans les zones rurales, conservatives et donc peut en accord avec la politique de réforme que met en avant Sarkozy. Cela nous rappel que Nicolas Sarkozy n’a été élu que sur une ambiguïté et que la légitimité du Président pour conduire sa politique de réforme était faible.

Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait annoncé : "Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde." Il est allé lancer la campagne au conseil national de l’UMP du 12 janvier. Cet engagement n’était pas nouveau et le président est toujours, même s’il en a plus le titre officiellement, président de l’UMP faut de remplaçant. Au vu des résultats des sondages défavorables au président, se dernier avait entamé un replis stratégique ne parlant plus que d’enjeux locaux et les candidats faisaient disparaître petit à petit toutes référence à l’UMP sur leur matériel de campagne. Dans les dernières semaines, notre omniprésident omnimédiatique s’est fait silencieux, sauf pour parler de sécurité et rassurer le seul électorat qui lui reste fidèle. C’est cette adaptation de la campagne qui a sans doute permis à la droite de sauver Bordeaux et Marseille, c’est l’effacement de notre omniprésident qui a permis d’éviter la déroute totale ! Ce n’est que dans son rôle de superflic, de super-défenseur des victimes que le président arrive encore à séduire ! Cela explique que la seule grande ville remportait par l’UMP l’ait été avec le soutien passif du front national.

L'équilibre de la France est autour des valeurs républicaines et humanistes. Cette France ne se retrouve pas en l'UMP. Il faut aujourd'hui construire un nouvel élan avec toutes les forces défendant ces valeurs.

Posté par Droite Moderne à 22:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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