Alors qu’il se prétend être le président de tous les français, Nicolas Sarkozy annonce qu’il s’engagera dans la bataille des municipales. Chercher l’erreur ? Cette décision ne fait pas le bonheur de touus les candidats UMP. L’omniprésident et sa politique ne ferait-il plus l’unanimité à l’UMP ?


Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, M. Sarkozy avait justifié sa position : "Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde." Il est allé lancer la campagne au conseil national de l’UMP du 12 janvier. Cet engagement n’est pas nouveau et le président est toujours, même s’il en a plus le titre officiellement, président de l’UMP faut de remplaçant. Aussi soit tous les français sont des partisat de l’UMP soit, une nouvelle fois, omnimenteur nous ment lorsqu’il prêtant vouloir être le président de tous les français !

Cette volonté est confirmé par tous : le premier ministre avait tenu le même discours quelques jours plus tôt, le 4 janvier et Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a déclaré que son parti ne voulait pas faire de ce scrutin "une affaire purement locale".

Toutefois, cette décision ne fait pas le bonheur de tous les candidats UMP pour les municipales.

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Source : Pancho, Le Monde

En effet, nombre d’entre eux préfèrent ne pas faire référence à leur appartenance à l’UMP. Par exemple :

  • A Bordeaux,  Alain Juppé, ancien président de l'UMP, évite soigneusement de participer à des débats sur des thèmes nationaux et ne mettra pas le logo de son propre parti sur son matériel électoral, ni sur sa permanence de campagne. M. Juppé a créé son propre logo : son nom, décoré de deux feuilles, ou de deux pétales pour donner une petite touche écologiste. Le tout est accompagné d'un slogan : "Continuons le changement".
  • A Toulouse, le maire sortant va encore plus loin puisqu'il affirme s'être mis "en congé de l'UMP". Dans une ville plutôt centriste, réputée voter à gauche aux scrutins nationaux et à droite aux scrutins locaux, son intérêt est de se présenter comme le candidat du rassemblement et, même s'il a effectivement reçu l'investiture UMP, il ne veut surtout plus apparaître comme le candidat de Nicolas Sarkozy.
  • A Rouen même schéma. Le maire sortant ex-UDF, avait appelé à voter pour M. Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, après avoir soutenu François Bayrou au premier tour. Aujourd'hui, le maire, qui a obtenu l'investiture de l'UMP au niveau national, veut apparaître comme le candidat du rassemblement. "J'ai rejoint le peuple des Français sans parti !", et ne souhaite pas recevoir un appui visible de l'exécutif.
  • A Amiens Gilles de Robien a intérêt, lui aussi, à ne pas nationaliser les enjeux. L'ancien ministre de l'éducation nationale fait valoir qu'il a conservé son seul mandat de maire, et qu'il veut travailler exclusivement pour sa ville.

Les rats commencent à quitter le navire UMP !