Le Modem a de l’avenir face à notre omniprésident qui ne supporte pas la critique. Face à une droite dévote pour un président mauvais gestionnaire et flirtant avec l’extrême droite, il existe une place pour une droite moderne, humaniste. Après 6 mois de présidence, le charme s’érode et le Nouveau Centre commence à se rebiffer. On comprend mieux la proposition de lois poussée par Nicolas Sarkozy : acheter le silence. Les faits.


Le porte-parole du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale vient d’annoncer sa démission suite à la réaction du président du groupe à ses propos dans lesquels il avait notamment déploré "le manque de cohérence et de lisibilité du gouvernement","les difficultés sur le pouvoir d'achat ou l'évolution du salaire du président de la République". Des propos qui avaient créé la surprise à l'UMP mais aussi au Nouveau Centre, le président du groupe tenant à rappeler que ce parti était "dans la majorité".

Le député souhaite "mettre [sa] liberté d'expression au service de notre majorité" présidentielle. "J'avais l'illusion de penser que cette liberté de parole était partagée par mes collègues du Nouveau Centre, il n'en est rien", déplore-t-il, regrettant aussi que le fait de "relayer certaines réserves" soit perçu par certains comme un "outrage", un crime contre lèse majesté Sarkozy premier. Et de mettre en garde ses collègues : leur "utilité politique ne se fera pas uniquement dans une attitude trop systématiquement similaire à celle du groupe UMP".