Ouverture, Bayrou ou Sarkozy ?
Pour que l'ouverture se transforme en réalité après les législatives il faut éviter de donner un chèque en blanc à Nicolas Sarkozy et mettre en avant le seul vrai candidat qui ai défendu la pluralité : François Bayrou.
L’ouverture est une attente forte des français qui pensent que l’opposition systématique appauvrit la France. Bayrou l’a compris et essaye de faire avancer le pluralisme. Nicolas Sarkozy aussi et il en a fait une arme médiatique. François Fillon l’a clairement rappelé sur TF1 : "On a un président qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy (…) on essaiera de prendre en compte les expériences, les avis, la différence de points de vue des hommes et des femmes qui constituent le gouvernement, mais en mettant cette diversité au service d'un projet politique". Voilà les acteurs de l'ouverture prévenus.
Rappelons nous le cas de Simone Veil qui avait condamné le ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Sarkozy n’avait pas pris en compte ses critiques et avait persévéré afin de conquérir les voix du Front National. Une fois élu, on aurait pu espérer qu’il ne le mettrait pas en œuvre, non et ses l’un de ses fidèles qui en prend la responsabilité. On pourrait parler de fidélité à la parole donnée, mais l’analyse des faits montre qu’il en est rien : il a déjà menti au français sur les liens entre Bolloré et le gouvernement, il a déjà piétiné l’impartialité de l’état.
Azouz Begag, expert dans les méthodes de Sarkozy, a déclaré « il est allé tellement loin pour draguer l’électorat du Front National en brandissant les carcasses des moutons pourris dans les tuyauteries de la société Française qu’il ne peut plus revenir en arrière (…) Tous les acteurs de la gauche qui acceptent de participer à son gouvernement ne pourront plus revenir d’où ils sont partis, à la source de leurs convictions. On ne peut pas faire ce jeu et dire que l’on est de gauche. »
Martin Hirsch, l'ex-président d'Emmaüs et tout nouveau haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, essaye de résister de l’intérieur : « je ne suis ni dupe ni naïf » et a accepté une position qui lui permet de ne pas être solidaire du gouvernement. Lundi 21 mai, il a utilisé sa liberté de parole et a déclaré que l'instauration de franchises sur les soins pour financer la sécurité sociale, une des réformes prônées par Nicolas Sarkozy, n'est « pas une bonne mesure. » Attendons la suite, malheureusement ce sera après les législatives.
Si nous souhaitons que les signes d'ouverture d’aujourd’hui devienne une réalité demain il faut que Nicolas Sarkozy n’ai pas la majorité au parlement. Autrement, les hommes qui auront franchi le pas ne seront que des pantins sans pouvoir. Gilles de Robien et Philippe Douste-Blazy en ont fait l’amère expérience. Il faut donner du poids au mouvement démocrate de François Bayrou.