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de Droite et Anti-Sarkozy
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3 juin 2007

Rapport accablant sur la police en Seine-Saint-Denis

Les conclusions d'un rapport inédit rédigé fin 2006 sur les relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ont été révélées samedi 2 juin. Le constat est accablant : le rapport souligne un "décalage" entre la "suractivité permanente" de la police et les "réalités subies par la population". A tel point que les auteurs parlent d'une "césure" entre la police et la population dans le département et mettent à mal le tout sécuritaire proposé par Nicolas Sarkozy. On comprend pourquoi le rapport n’a jamais été rendu public ! lemonde.fr avec AFP.


Le document a été commandé par le préfet de Seine-Saint-Denis à l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), un organisme qui dépend du ministère de l'intérieur, mais jamais rendu public officiellement.

Les auteurs évoquent une "déferlante de violence" avec un "nombre croissant de mineurs" mis en cause dans la délinquance, une "dégradation", voire "parfois une césure" entre la police et la population. La police se concentre trop sur la lutte contre les stupéfiants ou les clandestins, affirme encore l'étude, dénonçant une "hausse artificielle" de ses taux d'élucidation, qui lui donnent "une image agressive". La Seine-Saint-Denis, soutient l'étude, est dans une situation de "marginalisation croissante" avec une "délinquance hors normes". Un "fossé se creuse avec les autres départements" notamment pour ce qui est des faits violents constatés.

Quelles sont les solutions ? Il faut "renouer les liens avec la population des quartiers", "réorganiser le travail de la police et de ses techniques d'intervention". Un train de mesures est préconisé comme l'accueil dans les commissariats, une "doctrine d'emploi" des policiers et particulièrement des CRS. La police de proximité, dit aussi l'étude, a eu des "effets positifs incontestables" dans certains secteurs.

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Commentaires
S
Ce papier me rappelle uen relecture du joru que je partage avec vous :<br /> <br /> "Il y a quelques années François m'appelle pour me demander mon aide. Il vient d'être nommé directeur d'une maison des jeunes dans un quartier difficile. Les jeunes apparemment révoltés ont tous cassé dans la salle de rencontre (...)<br /> François me dit que ses supérieurs insistent pour qu'il remette la maison en état. Je lui donne mon avis "pourquoi reconstruire la maison si la bombe n'est pas désamorcée ? C'est presque provocateur : les jeunes vont constater qu'il y a de l'argent pour remplacer les choses mais pas pour s'occuper des gens (...)<br /> La direction insiste : pour que les jeunes se sentent bien il faut que le décor soir accueillant... (...)<br /> Bien sûr qu'il importe que le décor soit accueillant, mais à quoi sert un tel décor si on al révolte et la haine au coeur ? C'est gentil, mais cela sert-il la vérité des rapports humains ? Bien sûr qu'il importe d'assurer le respect du matériel mais renforcer la surveillance, est-ce vraiment le moyen le plus efficace et le plus satisfaisant pour tous ? (...)<br /> Nos institutions nous ressemblent, elles n'ont pas encore mis l'humain au coeur de leurs préoccupations mais se laissent gentiment distraire par l'organisation qui entoure l'humain."<br /> Thmoas D'ansenbourg, Cessez d'être gentil, soyez vrai, 2001
de Droite et Anti-Sarkozy
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