de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

16 décembre 2007

Liberté de la presse en danger

La liste des attaques contre les journalistes augmente dangereusement. Dernière en date, la mise en garde à vue du journaliste du Monde Guillaume Dasquié. Ces attaques remettent en cause « le secret des sources qui est la pierre angulaire de la liberté de la presse » selon la jurisprudence de la cour européenne des droits de l’homme. Ces attaques ressemblent à une entreprise d’intimidation à l’égard des journalistes qui auraient envie d’enquêter, et surtout à ceux qui auraient envi de les aider. Kadhafi aurait-il eu raison de se poser des questions sur les droits de l’homme en France ! Les faits :


Guillaume Dasquié, serait coupable d’avoir publié des notes de la DGSE « confidentiel-défense » qui aurait conduit à une « compromission du secret de la défense nationale ». En fait rien de tel, l’existence des notes en question avait déjà été révélée en 2001 par le Canard Enchaîné. C’est une nouvelle remise en cause du principe de secret des sources journalistiques. Certes, ce principe n’existe pas dans le droit français, mais est bien dans la loi européenne qui est supérieure aux lois internes. La cour européenne va même plus loin : elle interdit qu’on pose seulement la question aux journalistes !

Cette violation n’est pas une première : perquisition au Point et à L’Equipe, saisie à France 3, tentatives de perquisition au Canard et à l’agence Capa, journalistes interrogés et mis en examen.

Si ce ne sont pas les affaires qui inquiètent (comme pour le journaliste du Monde), l’explication est que le gouvernement ne souhaite plus un journalisme d’enquête et préfère une information à sa main comme TF1 ou Europe 1. Par ces actions le gouvernement cherche à intimider journalistes et informateurs, par ces actions le gouvernement remet en cause les libertés fondamentales de toutes démocratie. Par ces actions Sarkozy nous rappelle de plus en plus Napoléon III.

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15 décembre 2007

Kadhafi, la visite de tous les reniements

Sur la plus haute marche du podium Sarkozy qui avait déclaré pendant la campagne son refus de toute compromission avec les dictateurs, fussent-ils des amis de la France et avait placé la défense des droits de l’homme au centre de la politique étrangère française. Il est suivi par Kouchner et Rama Yade qui n’en finissent pas de manger leur chapeau. La France est humiliée et notre omniprésident semble l’accepter : le prix de la libération des infirmières Bulgares est très élevé.


Notre président, anti-dictateur déclaré et défenseur des droits de l’homme a accorder au « guide Suprême » de la Libye un accueil comme jamais homme d’état n’avait reçu : plus de 400 personnes, 100 limousines, location de Paris comme un grand Disneyland : Assemblé Nationale, Ritz, la seine et ses ponts, Versailles avec toutes les personnes qui comptent Président de la république, député, Medef, journalistes du Figaro. L’accueil était si grandiose que la nouvelle république et les extravagances de notre omniprésident semblait terne.

Au-delà de cet accueil choquant, le Guide et ses proches on pris un plaisir à humilier leurs hôtes. La ministre de l’intérieur a été obligée d’attendre le Guide plus d’une heure à Orly, mais ce n’était que les entrées. Après sa rencontre avec Sarkozy, Kadhafi affirme « Mais non, nous n’avons pas du tout évoqué les droits de l’homme, entre amis on aborde pas ces sujets » et il a demandé, peut être à raison, « aux gouvernements européens, et particulièrement à celui de la France, de s'assurer que les droits de l'homme s'appliquaient aussi aux immigrés ».

Kouchner, qui était contre la nouvelle loi sur l’immigration a encore du faire preuve d’acrobatie pour essayer de montrer qu’il n’est pas un simple paillasson. Avant la visite il avait déclaré être résigné à recevoir Kadhafi déclarant que c’était une nécessité. Il a ensuite refusé de participer au dîner de bienvenue offert à M. Kadhafi au palais de l'Elysée, a dénoncé les propos "assez pitoyables" sur les droits de l'Homme, tenus en France par le dirigeant libyen. Cette position masque mal les reniements du French Doctor défenseur du droit d’ingérence et le chef de la diplomatie libyenne s’est fait un plaisir de le souligner : « J'ai rencontré M. Kouchner, j'ai signé avec lui des accords, nous avons discuté de plusieurs sujets. Nous nous étonnons aujourd'hui de ses dernières déclarations » et d’ajouter « Comment un homme qui nous rend visite, qui mange avec nous, peut-il changer d'avis en arrivant à Paris ? » pour conclure assassin « C'est un homme gentil, mais je l'ai entendu à plusieurs reprises faire des déclarations le matin et se rétracter l'après-midi ».

Le dernier cas est Rama Yade, qui lundi, avec l’accord de l’Elysée qui souhaitait mettre en  avant l’ouverture, déclarait : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits (…) La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort ». Ayant joué sont rôle de la diversité elle se fait, comme dans un script écrit d’avance, gentiment rabrouer « elle a exprimé une sensibilité, mais pas la voix de la France ». Etant allé un peu loin en déclarant « La France n'est pas qu'une balance commerciale (…) Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. » elle doit faire machine arrière après avoir était reçu à l’Elysée « Je le redis, il est normal qu'on parle à tout le monde, c'est même un devoir de parler en priorité à ceux à qui on demande des efforts en matière de droits de l'homme, je dis et je redis que le Kadhafi d'aujourd'hui n'est pas le même que celui d'avant, je dis et je redis que je ne suis pas hostile au principe de cette visite », elle a souhaité que sa position ne soit pas « caricaturée » par ceux qui, selon elle, veulent « s'en prendre à Nicolas Sarkozy ». Enfin fin du calvaire lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat, jeudi 13 décembre où elle a même du défendre cette visite et déclaré que le dirigeant libyen avait donné des garanties sur les droits de l'homme, sans les citer cependant. « C'est par le dialogue que nous souhaitons que la situation des droits de l'homme en Libye s'améliore », avant de conclure  « c'est cela la nouvelle politique étrangère de notre pays, fermeté sur les principes, défense de nos intérêts (...) et dialogue avec tout le monde ». Que de reniement en seulement trois jours !

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07 décembre 2007

Anonyma, justice et injustice

Il y a la voyoucratie et les voyous en col blanc. Il y a les témoignages anonymes sollicité par la police à la demande du gouvernement et un président qui souhaite interdire les enquêtes sur dénonciation anonyme. Il y a la racaille et les amis de Nicolas Sarkozy. On fait appel aux pratiques de nos voisins pour justifier l'un, on ne parle plus de nos voisins pour faire avancer l'autre. Nous avons un gouvernement qui traite sans ménagement la jeunesse qui souffre de la crise sociale et qui protège les plus riches. Nous avons ici des pratiques inéquitables, des injustices qui ne peuvent qu'alimenter la violence.

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03 décembre 2007

Sarkozy 1er félicite le Tsar Poutine

Alors que tout les chefs d'états refuse de féliciter Poutine et demandent des éclairsissements sur les fraudes. Nicolas Sarkozy Premier, nouvelle empereur français a a "chaleureusement félicité" M. Poutine, nouveau tsar de Russie pour la victoire de son parti selon un communiqué du Kremlin. La présidence n'a pas démenti et le contenu de cette conversation n'a pas été précisé. Encore une promesse qui n'est pas tenue ! Pas de rupture par rapport à la diplomatie de Chirac.

La porte-parole du ministère des affaires étrangères, Pascale Andréania, a "pris note" des résultats partiels donnant "une large majorité" au parti du président Vladimir Poutine. Elle a, tout de même, souhaité que Moscou fasse "toute la lumière" sur les allégations de fraude. Quelle honte pour la France !

Source : Le Monde

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01 décembre 2007

Sarkozy reconnaît le double échec de sa politique

Lors de son intervention télévisée notre omniprésident a implicitement reconnu son double échec : échec sur la sécurité ou il nous fait pensé aux médecins de Molière qui impuissants propose toujours plus du même remède ; échec économique avec un état en faillite, "Les Français savent très bien qu'il n'y pas d'argent dans les caisses", qui oblige Sarkozy, le soit disant "président du pouvoir d’achat",  à promettre sa hausse pour demain.


Echec sur la sécurité

Deux morts, plus de 80 blessés, une école, une bibliothèque, des commerces, des commissariats et des voitures brûlés des événements qui, malheureusement, rappellent juste deux ans après ceux de Clichy-Sous-Bois.


Colère après les événements de Villiers-le-Bel (95)
envoyé par France3Paris

Même situation, où suite à l’intervention des forces de l’ordre on constate deux jeunes morts. Même situation, où la police est prompte à dire que c’est "la responsabilité des autres" alors que la scène de l’accident et les témoignages laissent penser que ce n’est pas si claire que ça. (voir aussi la vidéo des Guignols de l'info du 30/11)
 


Villiers le Bel : Explication de l'accident d'un témoin
envoyé par essichou

Même situation, où on observe des nuits d’émeute. Même situation, où notre omniprésident (omniministre de l’intérieur) part en guerre contre la voyoucratie (Karchérise la racaille) et annonce que la république ne peut pas tolérer les quartiers de non droit. Même situation, deux ans pour que les même causes produisent les mêmes effets. Deux ans et toujours des quartiers de non droit où même notre omniprésident n’ose plus aller bien qu’il en avait fait la promesse. Deux ans de bruit et toujours zéro résultat. Deux ans de toujours plus de la même chose. Deux ans qui montre l’échec de notre omniprésident. Certes, la France ne saurait accepter de tels dérapages et doit faire preuve de fermeté en luttant contre les casseurs. Mais la répétition de ces événements, Clichy-Sous-Bois, Gare de Nord, Villiers le Bel montre que le tout répressif de Sarkozy ne saurait suffire et que l’action préventive, la police de proximité, le respect de tous sont indispensables et même la cours des comptes dénonçait l’insuffisance de l’action gouvernementale dans les quartiers.

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Source, Pancho, Le Monde

Seul Nicolas Sarkozy et sa droite nationale semblent ne pas le voir "Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, cela a tout à voir avec la voyoucratie." Et d’ajouter "La réponse aux émeutes, a lancé M. Sarkozy, ce n'est pas plus d'argent encore sur le dos des contribuables. La réponse aux émeutes, c'est l'arrestation des émeutiers." Et, dans cet esprit, l’assemblé vient de réduire drastiquement la dotation pour venir en aide aux villes en difficultés ! Espérons que le plan d’Amara Fadela sortira le gouvernement de ce tout répressif.

Echec économique

Juste arrivait au pouvoir, notre nouveau omniprésident voulait créer un choque de confiance. Après l’été et son paquet fiscal, la dure réalité de l’automne se fait sentir et le choc n'était toujours pas au rendez-vous. Le 25 novembre, François Fillon reconnaissait devant les journalistes "Je n’ai pas d’argent à distribuer. On a pas de mesure à court terme à proposer." Cette sortie, après celle sur l’état en faillite, a mis Nicolas Sarkozy hors de lui "Fillon fait l’andouille ou quoi ? Il n’en loupe pas une. Je n’aime pas qu’un ministre, encore moins le premier d’entre eux, noircissent le tableau. Comment faire maintenant un discours sur le pouvoir d’achat, alors que le premier ministre dit que les caisses sont vides." Mais, brutale et sans fioriture, la réalité s’impose, même à un omniprésident volontariste "Les Français savent très bien qu'il n'y pas d'argent dans les caisses", a-t-il été obligé d’admettre ; une manière de reconnaître que le temps de la campagne et des promesses est révolu et que c’est celui de la rigueur qui est arrivé. Le  ministre des finances l’avait annoncé il y a quelques semaines et s’était faite traiter de tous les noms d’oiseau par Sarkozy, mais la réalité est dure et sortant de l'ambiguïté, sans l'avouer vraiment, M. Sarkozy n'a rien cédé à ceux qui dans son entourage plaidaient pour une relance par le déficit en lui conseillant d'ouvrir les vannes.

Nicolas Sarkozy reconnaît implicitement aujourd’hui que le paquet fiscal n’a pas permis de redistribuer de pouvoir d’achat et que, ayant déjà utilisé sa marge de manœuvre, il n’a plus rien à offrir. Heureusement qu'il y avait les proposition faites par le PS pour donner un peu de contenu sur le logement !

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Source, Le Monde

Cet échec était écrit d’avance : le bilan fait par Nicolas Sarkozy était erroné la France souffrant plus d’un problème d’offre que de demande ; la solution proposait avec un paquet fiscal favorable aux plus aisés n’était pas de nature à relancer la croissance qui aurait pu créer de nouvelles marges de manœuvre et laissait les économistes septiques et même des membres du gouvernement doutaient.

Enfin, l’omniprésident propose de vendre les actifs de l’état pour financer les universités et non pour le désendetter, montrant une fois supplémentaire sa totale incompétence.

Après six mois la majorité des français partage l’analyse du président et considère sa politique économique est un échec, au moins un point d’accord !


Sarko 6 mois et un constat d échec
envoyé par Rive-gauche

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25 novembre 2007

Réécriture de l'histoire ou révisionnisme

Dans sa volonté d'ouverture, Nicolas Sarkozy, inspiré par Guaino, s'est approprié Guy Moquet. Problème, ce dernier était communiste ! Solution, remplacer "Camarade" par "Compagnon". La manipulation et le révisionnisme sont à l'œuvre, rappelant d'autres dérives totalitarismes.


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source : Agoravox

Dans l'intitulé de l'hommage officiel à Guy Moquet, jeune résistant communiste fusillé, le mot Camarade a été supprimé et remplacé par Compagnon. Interrogé sur cette modification, Henri Guaino, plume de Sarkozy, dit avoir découvert cette modification qu'après coup et explique que quelqu'un a dû penser que "Camarade" ça faisait ringard.

Certes, camarde est peut-être un peu ringard, mais le vrai problème c'est que ce mot est très connoté "Communiste" (est donc ringard pour certains). Normalement, quand on fait un référence historique la question est la vérité historique et non la mode, est si tel avait été le cas, pote aurait été plus adapté. Ce n'est donc pas une simple adaptation, une petite erreur, Il s'agit plus d'une réécriture de l'histoire, d'un révisionnisme une dérive préoccupante pour la démocratie.

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20 novembre 2007

Français et croissance pris en otage par l’état

La gestion du gouvernement de la réforme des régimes spéciaux démontre son incapacité à réformer la France. Une gesticulation qui coûte cher aux français. Démonstration.


Afin de montrer ses muscles le gouvernement a joué la confrontation. Cette politique a conduit à un pourrissement de la situation et permet à la base de réver d’un second décembre 1995. Cette situation affaiblit les syndicats réformistes (CFDT, CFTC et CGC entre autres) qui sont d’accord pour réformer les régimes spéciaux. Par exemple, les appels à la fin de la grève dans les transports lancés, François Chérèque, n'ont pas été oubliés par les manifestants. Le secrétaire général a été hué "Chérèque avec les patrons !", "Sarkozy-Chérèque, même combat !", "Chérèque, pas de couteau dans le dos", ont-ils lancé alors que M. Chérèque quittait le cortège en courant, protégé par son escorte.

  • Pourquoi le gouvernement a attendu la veille de la grève pour accepter les conditions demandées depuis plus de 2 mois par les syndicalistes ?
  • Pourquoi le gouvernement a un double discours : nous sommes ouvert à la discussion d’un côté, nous ne reculerons pas de l’autre ?
  • Pourquoi le gouvernement d’un côté met en avant l’équité alors que par derrière il est prêt à accorder des conditions qui permettent dans les faits d’annuler les effets de la réforme comme c’est déjà le cas pour les conducteurs de trains (voir "Réforme des régimes spéciaux : le gouvernement crée des régimes sur mesure") ?

La seule explication rationnelle est le plan de communication de notre omniprésident qui souhaite se forger une image comme nous l’annoncions dans notre billet "Réforme des régimes spéciaux : juste un nouveau plan de com !" du 13 octobre.


Sarkozy bombe le torse face aux grévistes
envoyé par rue89

Or la stratégie déraille :

et ce sont les français, les usagers comme Nicolas Sarkozy les appelle, qui en supportent les conséquences. Tous les jours, se rendre au travail est une aventure ; les émissions de CO2 augmentent du fait des bouchons à n’en plus finir ; la croissance et donc le pouvoir d’achat sont amputés du fait du coût de la grève sur l’économie.

La situation actuelle est, malheureusement, la démonstration de ce que nous avions prévu durant la campagne (voir "Lettre aux français qui hésitent") : "on ne réforme pas contre les gens mais avec, on ne réforme pas en force mais en expliquant, on ne réforme pas en trompant les gens mais en parlant vrai et pour faire adhérer il faut que le changement soit positif pour tous c’est-à-dire juste et équitable". C’est aussi la démonstration de l’inefficacité de la méthode Sarkozy : beaucoup d’agitation et peu de résultat, essayer de créer un choc de confiance en injectant 15 milliards d’euros et dans le même temps pénaliser l’économie de plusieurs milliards d’euros, résister face au cheminots lâcher face aux pêcheurs (75 millions), aux les agriculteurs (140 millions d’euros), les routiers (182 millions en 2004).

Est-ce la fin de l’état de grâce ?

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18 novembre 2007

Dérive droite nationale pour l’UMP à Lyon

L’accord à Lyon entre l’UMP et les proches de Charles Million et Philippe de Villiers confirme la dérive de la droite de Sarkozy vers la Droite Nationale. Charles Million avait passé un accord avec le Front National, en 1998, pour garder son fauteuil de président de la région Rhône-Alpes et qui vient de dire "Nicolas Sarkozy a réussi là où j’avais échoué."


Ce fut laborieux, mais c’est signé. Après un accord avec les proches de De Villier, Dominique Perben et les élus proches de Charles Millon ont confirmé hier l’accord conclu pour les municipales. "Il n’y a plus qu’un chef de file pour la droite à Lyon", résume Amaury Nardone, conseiller municipal qui avait pris une part très active dans la campagne de 2001, aux côtés de Millon.

Pour éviter la diabolisation, Dominique Perben prévient : "Je ne peux pas laisser sous-entendre que je passe un accord avec des gens qui sont des extrémistes. […] Les temps ont changé, les hommes ont changé et les électeurs ont changé." De Villier et ses amis ne sont-ils pas des extrémistes ? Charles Million et ses amis ont-ils vraiment changé ? Non si on en croît les récentes déclaration de ce dernier : "Nicolas Sarkozy a réussi là où j’avais échoué. J’avais dix ans d’avance."

En revanche, cela confirme la dérive de l’UMP vers la droite nationale : ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui a ramené les électeurs de la droite nationale vers la droite républicaine, c’est Nicolas Sarkozy qui s’est rapproché de la droite nationale.

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Sarkozy annonce les nominations des patrons de presse !

Lors d’une réunion avec la rédaction en chef des Echos, Nicolas Sarkozy leur annonce le nom de leur nouveau patron. C'est désormais officiel : l’Omniprésident de la République annonce lui-même les nominations des patrons de presse ! De plus, ce nouveau était l'un des invités de la soirée de victoire au Fouquet's, au soir du second tour de l'élection présidentielle. Les journalistes des Echos, de dangereux gauchistes, avaient raison : liberté de la presse est bien en danger. Les faits :


Selon Rue89, l’omniprésident de la République reçoit le directeur de la rédaction Erik Izraelewicz des Echos, et quelques membres de la rédaction en chef du journal. Ceux-ci s'attendent à ce que le Président discute de la semaine sociale, du pouvoir d'achat... Mais très vite, Sarkozy met la discussion sur un terrain plus sensible, pour ses visiteurs: le rachat du premier quotidien économique français par le milliardaire Bernard Arnault, une opération contre laquelle ceux-ci se battent depuis le début de l'été.

Erik Izraelewicz et ses collègues n'en croient pas leurs oreilles. D'un ton cassant, Nicolas Sarkozy leur déclare qu'ils sont idiots de refuser le rachat, qui a été annoncé le 5 septembre: Bernard Arnault, leur explique le président, est un homme très bien, et "il va investir" dans leur journal...

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Source : Pancho, Le Monde

A la fin de l'entretien, Nicolas Sarkozy lâche, sec: "Et Nicolas Beytout ?" Silence de mort des visiteurs, estomaqués. Rompant le silence, Sarkozy répète: "Et Nicolas Beytout ?". Nicolas Beytout, actuellement directeur des rédactions du Figaro aurait négocié un poste plus large que celui de simple directeur de la rédaction des Echos (qu'il a déjà occupé): il serait nommé à la tête du holding qui coiffe Les Echos, DI group ou d'une nouvelle structure nommée LVMH Médias.

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Violation de la correspondance : premier pas du totalitarisme

L'interception de la correspondance privée entre deux syndicalistes pratique en Sarkolande. Cela présage-t-il un dérapage vers le totalitarisme. Les faits :


Le Canard Enchaîné a révélé l'affaire:

« Vendredi 26 octobre, un médecin, délégué de l’Association des médecins urgentistes a été convoqué toutes affaires cessantes, par le préfet de l’Isère. Pas content du tout, le représentant de l’Etat a brandi sous le nez du toubib une série de mails.

Il s’agissait des échanges de ce médecin avec son président, le remuant Patrick Pelloux. Et les courriels en question n’étaient pas franchement louangeurs pour la politique de santé du gouvernement et autres opérations de casse de l’hôpital public.

L’interception de la correspondance privée entre deux syndicalistes par un haut fonctionnaire de la République est désormais entrée dans les mœurs.

La reconversion des RG est en marche ! »

Patrick Pelloux envisage de porter plainte pour violation de correspondance privée et du droit syndical.

Du côté de la sous-préfecture, Christian Avazeri dément avoir intercepté le moindre courrier.

Le droit au secret de la correspondance est un droit reconnu par les pays démocratiques. La France serait-elle entrain de quitter cercle des pays démocratiques ?

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