de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

17 février 2008

Sarkozy à Neuilly : le prince de Machiavel ?

Nous connaissons tous la manière utilisée par Nicolas Sarkozy pour prendre la ville de Neuilly. Nouvelle bataille pour sauver Neuilly du vaudeville, nouvelle manipulation de l’Elysée. Les faits :


L’élément déclencheur du sacrifice de Martinon est un sondage réalisé par une personne privée et financé par quelques amis du CAC40 votant à Neuilly et transmis par Arnaud Teullé, troisième sur la liste Martinon, à l’Elysée. Ce sondage donne Martinon battu. Il faut donc éliminer Martinon avant qu’il soit trop tard ! "Si Martinon devait être battu à Neuilly, ce serait considéré comme un désaveu pour moi, et ce serait un tremblement de terre politique. Les journalistes ne retiendraient que cela des municipales."

A la manœuvre Claude Guéant. Premier acte, transmettre au Figaro les résultats du sondage qui doit en faire en catastrophe sa une. Alors que Martinon espère encore pouvoir sauver sa candidature, il décide de monter une conférence de presse le samedi à 14:30. Coup de fil immédiat de l’Elysée pour lui demander d’annuler sa conférence de presse sous prétexte que le Président veut le voir à 14:30 justement. Second coup de fil à 14h pour lui dire que finalement le Président ne pourra le recevoir que le lendemain. Ce délai permet aux colistiers de Martinon, dont le propre fils de Sarkozy qui n’avait pas hésité à dire "David, on te soutiendra à mort dans cette campagne.", de lui porter le coup fatal en annonçant qu’ils quittent la liste Martinon.

Toutefois, les traîtres ne sont pas récompensés. L’UMP, c'est-à-dire le président himself,  décide, suite à un nouveau sondage express, de soutenir le candidat dissident, contrairement aux accords passés avec M. Teullé qui devient, à son tour, un candidat dissident !

Neuilly avec la famille Sarkozy, ce n’est pas Dallas c’est Dynasty !


Jean sarkozy : le clonage fait des ravages
envoyé par sarkophage

Que notre omniprésident se rassure il n'y a pas beaucoup de suspens à Neuilly. Pour les municipales, nous retiendrons son machiavélisme, son électoralisme populiste qui confirme que la rupture n’est qu’un mot et, nous l’espérons, son échec.

Mobilisons nous !

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16 février 2008

Pour une vigilance républicaine : le réveille de la droite républicaine

L’appel à la vigilance et les réactions qu’il a suscité démontrent qu’il est toujours aussi important de rester vigilant et l’utilité de blogs qui exercent cette tâche.


Dix-sept personnalités ont signé "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine" rendu public vendredi 15 février par l'hebdomadaire Marianne. Dans un court texte, dans lequel Nicolas Sarkozy n'est pas cité, ils déclarent refuser "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective" et rappellent "leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante" ainsi qu'à "l'indépendance de la presse". Cela rappelle la question du Journaliste du Nouvel Obs lors de la dernière conférence de presse du Président qui avait mis Sarkozy hors de lui.

Figurent parmi les signataires une majorité de femmes et d’hommes de droite :un ancien premier ministre de Chirac (Dominique de Villepin), des anciens proches du Générale de Gaulle dont Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, des représentants du Nouveau Centre (les députés Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde) et aussi  des représentants du MoDem (François Bayrou, Marielle de Sarnez, la sénatrice Jacqueline Gourault et Corinne Lepage ancienne ministre de l'écologie d'Alain Juppé).

Les signataires qui souhaitent prendre position "au-delà de leurs divergences" déclarent partager un attachement commun "aux grandes options qui ont guidé depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale".

Ce n’est pas la première fois que des personnalités de droite attirent l’attention des français sur les dérives que l’on observe depuis l’élection de notre omniprésident. La dernière en date étant encore Simone Veil qui vient, pour la troisième fois après le ministère de l’immigration et les tests ADN, de mettre un carton rouge à Nicolas Sarkozy : "à la seconde, mon sang s'est glacé" la proposition d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies est "inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter."

Cet appel a mis la Sarkozye en colère. François Fillon a qualifié cet appel d'"attitude profondément anti-démocratique", lors d'un déplacement à Laval, "Cet acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont pas été élus par les Français (...) à tenter de déstabiliser le président de la République est de mon point de vue profondément choquant et profondément ant-démocratique", a-t-il insisté. "Il faut que tous le monde accepte les règles de la démocratie et les règles de la démocratie, ce sont les élections. Ce sont les Français qui choisissent", a insisté le chef du gouvernement. Doit-on rappeler à notre premier ministre que Hitler a été élu démocratiquement ? Doit-on lui rappeler que la France avait donné démocratiquement les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et que seul un général avait appelé à la résistance ? Doit-on lui rappeler que l’Union Européenne avait mis au banc l’Autriche qui avait élu démocratiquement un gouvernement comprenant la droite nationale ? La vigilance est un devoir Républicain !

Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo dénonce, dans un entretien au Figaro publié samedi, "ceux qui veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays".  Il estime qu'on veut "voler aux Français leur victoire de mai 2007" à travers une "opération de déstruction". "C'est la première fois que l'on veut "abattre" avec tant de force un président de la République", ajoute encore le député de Seine-et-Marne. Les résistants pendant la dernière guerre mondiale étaient eux aussi qualifiés de terroristes !

Un autre très proche du chef de l'Etat, le député UMP Frédéric Lefebvre considère lui que "Cet appel donne une image pitoyable et les disqualifie pour l'avenir", avec lui, le général de Gaulle n’aurait jamais créé la Vème république !


clash entre JF Kahn et JM Apathie sur C+
envoyé par MrZapouille

La virulence des réactions alors que Nicolas Sarkozy n’est pas mentionné, y compris celle de Sarkozy lors de sa conférence de presse, et l’absence d’argumentation sur le fond (Sarkozy s’étant lamentablement vautrait lors de la conférence de presse) montrent la justesse de l’appel. Soyons donc tous vigilant.

Source Le Monde :

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09 février 2008

Liberté de la presse : le double discours du président

Paradoxal pour un Président qui, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, promettait un texte sur la protection des sources journalistiques, attaque un journaliste du Nouvelle Observateur, et non le journal, pour "faux, usage de faux et recel". Cela n’est qu’un nouvel exemple d’une stratégie claire : faire peur aux journalistes, internautes et autres médias et prévenir le buzz négatif. C’est la liberté d’expression qui est en cause.


"C'est un dépôt de plainte sans précédent dans l'histoire des relations entre un président de la République et la presse." Guillaume Malaurie, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur. En effet, il n’était plus dans les usages des chefs d’Etat en exercice, depuis une trentaine d’années au moins, de porter plainte contre des médias. "Cette affaire n’augure rien de bon pour les relations entre le pouvoir et la presse", a indiqué Reporters sans frontières. De plus, cette plainte est relayée par les ministres qui n’hésitent pas à comparer les journalistes à des charognards : "On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s'acharnent, parce que moi je trouve que c'est une véritable chasse à l'homme." a commenté Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme, au micro de RTL. Cette attaque est d’autant plus choquante qu’elle vient d’un ministre qui devrait être un gardien de la liberté d’expression ! Peut-on envisager, accepter de condamner un journaliste qui utilise le conditionnel ("Si tu reviens, j'annule tout". Voilà le contenu d'un SMS que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage) et qui est protégé par la loi française et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme quand on est responsable de ces mêmes droits de l’homme.

Nicolas Sarkozy a, par ailleurs, choisi la voie la plus dure pour attaquer en justice le site du Nouvel observateur : le chef de l’Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu’il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée, il choisi ainsi la voie la plus dure pouvant aller jusqu’à de la prison ferme ! Engager une poursuite au pénal permet, de plus, de faire convoquer le journaliste incriminé devant la justice et éventuellement de lui demander de révéler ses sources. Ce qui n’est pas le cas dans le cadre d’une affaire civile. Sur ce sujet, Sarkozy démontre duplicité car lors de sa conférence de presse du 8 janvier n’avait-il pas dit "Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Chacun doit le comprendre, chacun doit l'accepter. (...) Il m'arrive d'être mitigé sur le respect d'une certaine déontologie professionnelle de certains de vos confères, je ne l'ai jamais caché et je l'assume. (...) [Mais] je préfère les excès de la presse à l'absence de la presse." Enfin, le chef d’accusation de ’faux et usage de faux’ retenu par son avocat prévoit une peine d’emprisonnement. Même si nous faisons confiance à la justice pour faire preuve d’équité, cette manière de procéder suscite l’inquiétude et de nature à favoriser l’autocensure : Cette action "relève d'une volonté d'intimidation à notre égard et à l'égard de la presse en général", indique Michel Labro, codirecteur de la rédaction du Nouvel Observateur.

Enfin, la procédure est inéquitable car le président de la République est lui dans une position où il n'est pas possible d'investiguer sur son cas.

Mais pour Guillaume Malaurie, la plainte correspond d'abord à une "stratégie politique". Alors que "le Président est dans un climat de fragilité énorme", il contre-attaque en s'en prenant à la presse, la semaine où les trois principaux news magazines titrent "Le Président qui fait pschitt..." (Nouvel Observateur), "La déception" (L'Express) et "Ce qui Cloche" (Le Point).

Mais peut-être, le plus choquant c’est qu’on ne parle pas de la fin de l’article qui est sur le fond bien plus grave. En effet le Nouvel Obs révèle que : "Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : "Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre" lui a-t-il lancé." Avant d’aller voter pour un candidat UMP, rappelez-vous : 1) leur chef n’en a rien à foutre de nous, 2) nous sommes qu’une bande de cons et en votant pour lui nous lui donnons raison.

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08 février 2008

OGM : effet d'annonce et les faits

Après le coup médiatique sur la clause de sauvegarde sur le Mon 810, retour à la réalité avec la nouvelle loi votée par le Sénat. La planète écologiste dénonce l'enterrement du Grenelle. Comme pour les quotas de pêche, notre omniprésident n'est écologiste que quand ça lui rapporte des voix. Réactions :


les sénateurs reviennent littéralement à "enterrer l'esprit du Grenelle" de l'environnement, selon les mots de Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste, qui estime que "c'est extrêmement déprimant".

Arnaud Apoteker, responsable de la campagne anti-OGM de Greenpeace, a dénoncé "une véritable catastrophe" qui "organise une contamination génétique de l'ensemble du territoire de l'agriculture française et de notre alimentation". Il critique également la création du "Haut Conseil des biotechnologies", venu remplacer la "Haute Autorité sur les organismes génétiquement modifiés", qui redonne, selon lui, une prééminence à la science dure sur la société civile.

Le projet de loi doit maintenant être examiné les 3 et 4 avril par les députés. En attendant, les écologistes entendent maintenir la pression. "Il faut vraiment que les députés comprennent que les citoyens ne veulent pas des OGM et que l'avenir de notre agriculture passe par la production de qualité, et qu'accepter les OGM avec aussi peu de restrictions et de précautions que c'est fait aujourd'hui va vraiment tuer l'avenir de l'agriculture française", lance Arnaud Apoteker.

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Quand la droite humaniste se reveille.

De plus en plus de personnes de droite dise non à la dérive nationale de l'UMP de Nicolas Sarkozy. Exemple à Lyon:


Coup de grâce ? Michel Noir lâche son ami Dominique Perben, qu’il a conseillé depuis quatre ans. L’ancien maire de Lyon condamne sévèrement l’alliance de Dominique Perben avec les millonistes. Il l’avait indiqué dès jeudi 7 février dans le supplément du Monde consacré à Lyon, (en kiosque pendant quatre jours) expliquant qu’il avait conseillé à son ami de ne “pas perdre une nanoseconde” avec les millonistes.

Il le répète dans un entretien au Progrès vendredi 8 février. Rappelant son attachement et celui des lyonnais à la lutte contre les extrêmes, souligant le fait que les millonistes ont refusé de voter des subventions à la Licra ou à Hippocampe, association de lutte contre le négationnisme, il estime que cette alliance pose un problème “d’éthique”. Une erreur morale mais aussi une erreur stratégique pour Michel Noir.  ”Lyon, plaide t-il, est une ville qui se gagne au centre”.

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07 février 2008

Populisme, la vraie nature de Sarkozy

Décrétées "vides" par Nicolas Sarkozy le 8 janvier, les caisses de l'Etat se sont subitement remplies pour permettre au gouvernement de faire des cadeaux préélectoraux et des promesses qui n’engageront, une fois de plus, que ceux qui y auront crues. On attendait la rupture, et on retrouve après seulement neuf mois un clientélisme des plus classiques. En voulant satisfaire une partie de son électorat, Sarkozy se condamne à être critiqué par l’autre partie. Les faits :


Lors de la sortie à Boulogne-sur-Mer où il était allé rencontrer des marins-pêcheurs, notre omniprésident en campagne  a annoncé : "Il faut apporter une réponse beaucoup plus souple aux problèmes de la pêche que celle des quotas", a-t-il ainsi déclaré. Et, fidèle à sa manie de balancer des affirmations sans aucun fondement, d’ajouter "A partir du moment où tout le monde dit que la ressource est revenue, il faut qu'on ait une réponse beaucoup plus souple sur les quotas, quels que soient les espèces et les lieux de pêche". Son "tout le monde dit que la ressource est revenue" doit par conséquent être complété ainsi : "sauf les scientifiques et les défenseurs de la nature, mais on s'en fout !"

Le 4 février, Nicolas Sarkozy effectue, sous les feux des caméras, une brève aux salariés de l'usine de Grandrange. Notre président se propose donc de financer, à hauteur de 30 millions d'euros et sans aucune contrepartie, la modernisation d'une usine appartenant à un groupe industriel étranger. Se faisant Sarkozy fait naître des espoirs chez les salariés d'ArcelorMittal qu’il sait qu’il ne pourra pas satisfaire car cette subvention ne sera pas autorisée par les autorités européennes. Mais, le chef de l'Etat risque fera une nouvelle fois porter le chapeau à l'Europe !

Après avoir longtemps résisté, Eric Woerth propose un relèvement de 0,5% du point d'indice dans la fonction publique au 1er mars, soit juste avant les élections, et déclare que la hausse des rémunérations des fonctionnaires pourrait atteindre 3,7% en 2008, soit un coût pour l’état de l’ordre de 3 milliards d’euros.

Les chauffeurs de taxi ont été, à leur tour, bénéficiaires de la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et, bien sûr, de l'approche des élections municipales. En deux journées d'action et quelques bouchons, ils ont réussi à tuer la proposition du rapport Attali qui les concernait - et qu'avait implicitement approuvée le président de la République. Il n'y aura donc pas de dérégulation du secteur des taxis : le même gouvernement qui tenait tête aux cheminots en novembre au nom de la lutte contre les corporatismes, accepte cette fois sa défaite sans broncher.

Autre bénéficiaire collatéral de la stratégie "sauver les meubles" de l'Elysée, les retraités. Les études d'opinion, le mois dernier, montraient que c'est parmi les plus de 65 ans que Nicolas Sarkozy avait le plus dévissé. Or c'est dans cette catégorie d'électeurs qu'il avait engrangé le plus grand différentiel de voix avec Ségolène Royal l'an dernier: les deux tiers d'entre eux avaient voté pour lui.

Dernier en date les buralistes qui après leur passage à l’Elysée espère bien un pas en arrière sur l’interdiction de fumer dans les lieus publiques.

Qu'il s'agisse de désamorcer la crise des taxis, ou de séduire les Français les plus âgés ou encore les fonctionnaires qui ont reçu un petit coup de pouce de pouvoir d'achat, ce sont les premiers pas de la stratégie de reconquête de Nicolas Sarkozy. Car c'est bien lui qu'il faut sauver dans cette affaire, alors que dans les dernières études d'opinion. Oubliée, la mise en garde de François Fillon déclarant, en septembre, l'Etat "en faillite", qui s'était poursuivie par l'absence d'annonces véritables sur le pouvoir d'achat, le 29 novembre, à la télévision. Oublié, au moins le temps d'une campagne, l'aveu d'impuissance du président sur la même question.

C’est la gauche réformiste qui est obligé de rappeler le président la bonne gestion de l’état : "La décision la plus simple à prendre, c'est de donner. La plus compliquée, c'est de savoir comment on finance", a commenté avec agacement François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. Aurélie Filippetti, député PS d’ajouter : "il est difficile d'admettre que l'Etat subventionne un groupe et une activité (la sidérurgie) extrêmement profitables aujourd'hui." Sarkozy serait-il devenu membre de la LCR ou de la CGT ?

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Le scandale des franchises médicales continue

Martin Hirsch, un temps opposait aux franchises médicales, s’y était rallié à condition que soit instauré un « bouclier sanitaire ». Aujourd’hui, les franchises existent et le bouclier semble s’éloigner. Les faits :


Eric Woerth se déclare, dans Le Généraliste, "assez réservé" sur ce projet, "parce que le risque existe que l'on change la logique du système". "Il y a un travail à réaliser sur le 'reste à charge'", admet-il en référence à la partie des soins médicaux non remboursée par la Sécurité sociale ou les complémentaires. Pour autant, "notre société continue de prendre en charge une partie immense des traitements lourds. Quel Français peut dire qu'il a dû renoncer à des soins pour des raisons financières ? Cela n'existe guère", affirme-t-il, ajoutant que "les plus démunis bénéficient déjà de la CMU, les plus malades du régime de l'ALD (affection de longue durée)".

Manifestement, Monsieur Woerth ne sait pas ce que vivre dans la nécessité signifie !

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03 février 2008

Impopularité de Sarkozy : l’échec était inscrit dans sa campagne

Les résultats des enquêtes sont chaque jour plus durs avec notre omniprésident. Sarkozy fait aussi bien que Chirac en 1995 après les grèves de décembre. Cet échec, reconnu par le président lui-même, était inscrit dans sa campagne et les résultats du 6 mai. Analyse :


L’échec actuel du président résulte, d’une part, d’une non compréhension de la situation économique et, d’autre part, de la structure du discours.

Non compréhension de la situation économique :

Nicolas Sarkozy a centré son action économique autour du fameux "travailler plus pour gagner plus". Or de nombreuses études internationale montre que le problème de la France n’est pas lié à la durée de travail : les allemands et les anglais travaillent moins que les français et sont moins productif.

Temps de travail hebdomadaire moyen des salariés au troisième trimestre 2006

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De plus, le problème de l’économie française est plus lié à l’offre qu’à la demande ce que montre le creusement du déficit commercial et la comparaison avec l’Allemagne. Enfin, les solutions proposées pour relancer la demande n’étaient pas adaptées car elles favorisaient les plus favorisés alors que c’est les moins favorisés qui ont les problèmes de pouvoir d’achat et tirent la consommation.

Structure du discours :

Durant la campagne, et aujourd’hui encore, Nicolas Sarkozy a eu un discours volontairement incohérent : pour Nicolas Sarkozy l'incohérence est une arme politique : en ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le Nicolas Sarkozy rend la contradiction impossible. En plus de la confusion, Nicolas Sarkozy a segmenté sa communication promettant tout, son contraire et n’importe quoi. Il a promis une France plus libérale, il a promis une France plus protectionniste, il a promis une France plus sécuritaire, il a promis une France du pouvoir d’achat. Cette ambiguïté du discours fait que le candidat a était élu par deux populations n’ayant rien en commun : la France de tous les conservatismes (le troisième âge et les zones rurales) et la France de la rupture, du changement.

Ce qui a permis à Nicolas Sarkozy d’être élu fait qu’aujourd’hui il chute comme aucun président (en 1995 Chirac était parti de plus bas) :

Premier facteur explicatif de cette forte baisse de la popularité, selon l'institut LH2, le "discrédit qui le touche en matière économique" : 84 % des Français ne sont pas satisfaits de la politique concernant le pouvoir d'achat, 75 % sont insatisfaits de "la croissance économique", 68 % du problème de l'emploi, et ce alors même que le nombre de chômeur recule. "le discrédit émane de la plupart des catégories sociales et politiques" continue l’institut.

Les causes du désamour sont bien connu à l’UMP où les courriels des militants attestant de leur déception sont collectés, pour être classés et acheminés à l'Elysée. Arrivent en tête les messages des internautes se plaignant de leurs conditions matérielles inchangées. "Cela concerne surtout les retraités qui s'impatientent parce que leurs pensions n'augmentent pas", explique un cadre du parti. Ces récriminations sont suivies de celles des "réformateurs" qui, eux, "trouvent que les réformes ne vont pas assez vite". Viennent ensuite les réserves sur l'affichage de la vie privée : "Il peut faire ce qu'il veut avec Carla Bruni, dit un correspondant, mais on ne veut pas voir ça dans les journaux." Enfin, dernière catégorie, les internautes frustrés de ne pas pouvoir profiter d'heures supplémentaires dans leur entreprise. Ce retrouve aussi les électeurs de la droite nationale qui trouvent que Nicolas Sarkozy est trop laxiste.

Pour lutter contre cette dérive, Nicolas Sarkozy repart en campagne en usant des mêmes ficelles (promesse de supprimer les quotas de pêche par exemple). Arrivera-t-il à tromper les Français une nouvelles fois ? Espérons que non.

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Le mariage de Nicolas Sarkozy : enseignements

Le fait que Nicolas Sarkozy se marie est du registre de sa vie privée et ne nous regarde pas. Toutefois, la manière dont cela c’est passé mérite analyse car elle est révélatrice du président et permet de comprendre son action publique : Nicolas Sarkozy est un impulsif qui ne tire pas les leçons de ses expériences. Pas rassurant pour un chef d’état !


Le point important pour notre analyse est la chronologie :

  • Il y a moins de 4 mois, Nicolas Sarkozy annonce son divorce après nous avoir répété ô combien Cécilia Sarkozy était importante pour lui, dépendance affective que ses proches lui reprochaient ;
  • Même pas 2 mois après, Nicolas Sarkozy s’affiche publiquement avec Carla Bruni qu’il avait rencontré quelques semaines plutôt ;
  • Un mois passe et Nicolas Sarkozy nous annonce que sa relation avec Carla Bruni est sérieuse ;
  • Un nouveau mois et le voilà remarié.

Nous savons tous que les coups de foudre existent, et heureusement. Un coup de foudre entre des personnes qui ont une différence d’âge de 13 ans, c’est déjà plus rare. Un mariage en quatre mois est chose que l’on observe, mais c’est déjà plus rare et ces histoires ne finissent pas toujours bien. C’est le genre d’enchaînement que l’on observe chez des jeunes encore adolescent et manquant de maturité. Mais chez un homme de 53 ans, ayant déjà connu les coups de foudre et leurs revers, cela est inquiétant. C’est encore plus inquiétant quand cette personne a des enfants encore jeunes et donc que la décision a plus de conséquences. On pourrait même penser qu’il y a une certaine inconscience derrière une telle précipitation.

En fait ce comportement est typique chez Nicolas Sarkozy : c’est un impulsif qui réagit en fonction de maintenant sans se projeter dans le future ; c’est le contraire du sage qui tire parti de son expérience raisonne avant d’agir. Un collaborateur de Sarkozy confirme cette analyse et explique cette urgence nuptiale  par des raisons protocolaires "dans deux tiers des pays du monde, il est impossible que Carla dorme officiellement dans la même chambre que le président" or "le problème, c’est que le président ne sait pas rester tout seul le soir dans sa chambre." Et comme dans toutes ces décisions, notre omniprésident confond précipitation et action. Danger !

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02 février 2008

La taille de Sarkozy et la presse

Quelle est la vraie taille de Nicolas Sarkozy. Secret d'état et manipulation de la presse.


Pour mesurer la taille de notre omniprésident il suffit de le mettre à côté de personnes dont on connaît la taille. Premier échantillon Carla Bruni. Dans toutes les photos publiées par la presse, Nicolas est plus grand que Carla.

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Second échantillon G.W. Bush :

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Ces photos laissent penser que Sarkozy mesure plus de 1,76 m, taille de Carla, et un peu moins de 1,83, taille de GW.

Hors, rien de tout cela, une photo plus ancienne montre que Nicolas est vraiment petit :

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Ce qui a fait dire au photographe Depardon pendant la campagne : "Sarkozy n'a qu'un handicap d'image : il est petit. Pour qu'une photo de lui soit bonne, il faut travailler baisser, essayer de le décrocher pour le grandir".

Que d'effort donc pour les photographes de presse pour nous le présenter sous un meilleur jour. Mais quelle taille fait-il ? Certain dise 1,68 m (le Journal du Dimanche), d'autre 1,62m. Autre hypothèse, la fonction grandit l'homme ou ...

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