de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

23 février 2008

Neuilly et la famille Sarkozy

Faute de municipale, l’héritier et traite Jean Sarkozy, est présenté aux cantonales. Les faits :


"En plein accord avec Arnaud Teullé, qui souhaite se consacrer exclusivement à la campagne des élections municipales, j'ai décidé de me présenter aux suffrages des Neuilléens pour les élections cantonales de Neuilly-sud", a déclaré Jean Sarkozy.

Pour cette intronisation, le président n’a pas ménagé sa peine. Il a d’abord rencontré à deux reprises l’ancien dissident nouvellement candidat de l’UMP à Neuilly et s’est assuré que M. Fromentin ne mettrait nul obstacle à la candidature de son fils. De même il s’est aussi assuré auprès du nouveau dissident mais ancien candidat officiel, Arnaud Teullé, que ce dernier laisserait la voie libre à son fils. Tout risque d’un nouvel affrontement à Neuilly aurait été de trop et aurait mis à mal Nicolas Sarkozy lui-même étant écarté, Jean Sarkozy pouvait faire acte de candidature.

Patrick Devedjian, à son corps défendant, a été un pas plus loin que l’appel à la vigilance en dénonçant une dérive Monarchique Héréditaire. En effet, il a déclaré : "Jean Sarkozy a beaucoup de talent, mais il a 22 ans, son temps n’est pas venu. En république, les places s’acquièrent par le mérite, par le travail, pas par l’héritage." ; Mais il est à moitié pardonné car c’était avant l’annonce de la candidature de Jean Ier.

Morale de l’histoire "Travailler plus pour gagner plus" : faites ce que je dis pas ce que je fais !

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Censure et auto-censure de nouveaux éléments

Un nouvel exemple vient démontrer, si besoin en était, les risques que cours aujourd’hui la liberté de la presse et l’importance de la vigilance républicaine. La censure est intériorisée par un nombre croissant d’acteurs qui s’auto-censurent. Les faits :


Comme souvent dans l'année, Courrier International accompagne sa sortie d'une campagne d'affichage sur les bus et dans le métro. Le projet d'affiche arrive entre les mains de Métrobus, régie publicitaire de la RATP, plusieurs jours avant diffusion. Le premier projet présenté est le suivant :

20080221Affichecourriersarko

Refus de Métrobus, qui demande une modification de l'affiche. Etonnement de Courrier International, qui, dans un esprit de compromis, propose une deuxième version :

20080221Sarkozy2Courrier

Nouveau refus de Métrobus, qui n'avance pas de raison précise. Serait-ce l'effet Ryanair, affaire dans laquelle les avocats de Nicolas Sarkozy ont obtenu devant les tribunaux réparation pour une atteinte au droit à l'image ? Ou l'effet SMS, après la plainte pour "faux et usage" déposée contre le Nouvel Observateur ? Peu importe la raison, mais la pression exercée sur les médias a eu l’effet recherché par Sarkozy.

Le groupe Lagardère a réussi à faire encore plus fort que Métrobus, la régie publicitaire de la RATP: dans des boutiques Relay de tout le pays, les employés ont dû plier le haut de l'affiche pour que ce titre sacrilège n'apparaisse pas: "Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade".

20080221Courriercouv

Cette inventivité s'explique simplement : Lagardère (propriétaire des Relay) a laissé la direction du magazine face à une alternative. Soit les affiches partaient à la poubelle, soit elles devaient être pliées. Courrier International, qui ne souhaitait pas gaspiller entièrement ses frais de promotion, a préféré plier. Ces affiches, de format vertical contrairement à celles censurées par Métrobus (lire ci-dessous), sont donc visibles à 600 exemplaires dans des Relay en France. Mais le haut est caché ! Ni vu, ni connu.

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Mémoire et Repentance : double discours de Nicolas Sarkozy ?

L’idée de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies afin de se souvenir des atrocités commisses semble trancher avec son refus de repentance. Pas certain, la repentance c’est pour les autres, pas pour la France.


Le discours fondateur de Sarkozy sur le refus de la repentance est le discours de Sarkozy à Nice le 30 mars 2007 : "Je veux redonner à tous les Français la fierté d’être Français. Je veux leur dire qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux. Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire (…) Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté (…) Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs(...) Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité."

Faisons maintenant un peu d’histoire, dans le cas des enfants juifs français déportés, ce sont les dirigeants de l’Etat français qui ont demandé aux autorités nazies de les déporter alors même que les Allemands ne demandaient pas l’inclusion des enfants de moins de 16 ans dans les convois. En mai 1942, Laval ordonne à la police française d’arrêter les juifs de France afin de les déporter, il insiste pour les ajouter aux trains de déportation. Sollicité de revenir sur cette décision, notamment par le pasteur Boegner, chef des protestants de France, il refuse et répond : "Pas un seul de ces enfants ne doit rester en France."

Donc, si Sarkozy voulait réellement s’attacher à défendre la mémoire de la Shoah en France, s’il voulait un vrai acte de mémoire, il commencerait par désavouer et retirer le discours de Nice qui refusait explicitement de reconnaître une quelconque responsabilité des autorités françaises (et non des Français individuellement) dans la mise en œuvre de la déportation.

Dans le discours au CRIF, Sarkozy accumule les contradictions sur ce point :

  • "À l’heure où s’abattaient en Europe les idéologies les plus criminelles, c’est un fait que la République d’alors vous a trahis."
  • "Même en 1940, quand Vichy édictait l’immonde statut des Juifs, vous saviez que la République n’était pas dans ce crime et que la France éternelle était plus grande que sa faute du moment."
  • Il a même explicitement rendu hommage à la "repentance" ; Celle de l’allemand Willy Brandt s’agenouillant devant le monument du Ghetto de Varsovie. Notons que Willy Brandt qui a été déchu de sa nationalité allemande par le régime nazi dès 1938 et ne s’est pas pour autant extrait de la nécessité d’un authentique retour sur la mémoire.

La repentance est donc pour Sarkozy une bonne démarche, mais à usage exclusivement allemand. Le nazisme est pour lui, de manière répétée, placé au même plan que le communisme et constitue une "folie" uniquement germanique due à "la redoutable absence de l’idée de Dieu". Le devoir de mémoire n’a de sens que quand ce sont les autres qui ont commis des actes contraires aux droits de l’homme. Dans les autres cas, réécrivons l’histoire sous un jour plus favorable à notre ego !

Cette confusion contraste avec la clarté de la position officielle du discours présidentiel de 1995 : "Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’État français. La France, patrie des Lumières, patrie des Droits de l’homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable."

Voir :Sarkozy et la Shoah : analyse d’une manipulation

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Sarkozy appelle à bafouer la constitution !

Suite à la décision du conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy exprime sont souhait de s’affranchir l'article 62 de la Constitution, qui stipule que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Les faits :


Nicolas Sarkozy a demandé au premier président de la Cour de cassation de lui faire "toutes les propositions""une application immédiate" du texte pour permettre . "L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes", a assuré le porte-parole de l'Elysée.

L'annonce de la décision présidentielle a provoqué la stupéfaction de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire dans la profession. "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé, Laurent Bedouet secrétaire général du syndicat majoritaire chez les magistrats. "Jamais un président n'a demandé au président de la Cour de cassation comment contourner une décision du Conseil constitutionnel", a-t-il ajouté. Il a rappelé.

Rappelons que la décision du conseil constitutionnel ne porte que sur le caractère rétroactif de la loi et non sur la loi elle-même. Or, le fond même de cette loi est un tournant important dans la loi française. En effet, comme l’explique Le Monde, cette extension du domaine de la sûreté fait basculer le droit pénal français vers un concept auquel il a toujours résisté, celui de la défense sociale : la rétention de sûreté n'est "ni une peine, ni une sanction, ayant le caractère d'une punition", mais une mesure de prévention, ayant pour but "d'empêcher la récidive par des personnes souffrant d'un trouble grave de la personnalité".

Cette doctrine, inspirée par les positivistes italiens du XIXe siècle, s'est développée dans plusieurs pays européens, notamment la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne. Elle considère " le phénomène criminel sous un angle exclusivement scientifique. Le but du droit pénal pour les positivistes n'est pas de punir une faute ou un acte grave, mais de protéger la société contre un homme objectivement dangereux, comme un corps malade doit se protéger des microbes. (...) Aux peines classiques doivent se substituer des mesures de défense ou des mesures de sûreté d'une durée indéterminée, dont l'objet est de supprimer l'état dangereux de l'individu." Expliquent Frédéric Desportes et Francis Le Gunehec dans leur Droit pénal général. "Une telle doctrine, poursuivent les auteurs, qui nie la morale et partant, la liberté humaine, ne voyant dans la déviance qu'une maladie à combattre, expose aux pires débordements. L'enfer des camps nazis, ou du moins le chemin qui y menait, n'était-il pas pavé de bonnes intentions positivistes ?" Elisabeth Guigou a déclenché un tollé, lors des débats à l'Assemblée nationale sur la loi Dati, en rappelant cette origine, mais rappelons nous tout de même que les défenseurs de cette loi font référence à une loi allemande qui a été signée par Hitler !!!

"Il s'agit d'un basculement dangereux, souligne Dominique Rousseau. Le législateur semble avoir baissé les bras sur le caractère réhabilitateur de la peine, qui est à la base de notre droit."

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21 février 2008

Rétention de sûreté : une loi signée Hitler

Le Canard enchaîné vient de mettre à jour des documents qui montrent que le texte de loi allemand utilisé par le gouvernement pour soutenir son projet était signé de par Adolf Hitler. Une référence en matière des droits de l’homme ! Les faits :


La loi sur la rétention de sûreté, qui prévoit la création de centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, a été validée par le conseil constitutionnel après encadrement fort de son application immédiate.

Lors de son examen à l’assemblé, les défenseurs UMP du texte ont mis en avant que des lois similaires existaient dans d’autres pays et plus particulièrement en Allemagne. Le rapporteur de la commission des lois a plus particulièrement cité le dispositif allemand : "La mesure de détention de sûreté a été introduite dans le code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar."

Le Canard enchaîné a retrouvé le texte de loi et a découvert que la loi portée la signature d’Adolf Hitler. L’histoire nous a montré ce qui a suivi ! Cette loi et dangereuse car elle ouvre la porte à toutes les dérives possible. Espérons que le rapporteur ignoré ce fait lors de son discours.

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Sectes, le double discours de Sarkozy

Suite à l’interview de sa directrice de cabinet, Nicolas Sarkozy est revenu sur le sujet : "Ce n'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, mais "je n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux [les Scientologues] quand j'étais ministre de l'Intérieur", a-t-il également affirmé. "Chacun sait ce que j'ai fait en la matière", a-t-il insisté.

La vidéo ci-dessous démontre le double discours de notre omniprésident.


Sarkozy, joue-t-il avec le feu?
envoyé par kubiac88

Le sentiment de tolérance vis-à-vis des sectes est renforcé par le faisceau des discours du président et de ses proches.

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20 février 2008

Santini : troisième épisode

La Cour de cassation a confirmé mercredi la mise en examen du secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique André Santini, pour des infractions financières présumées dans le cadre de la création de la fondation d'art contemporain Hamon.

La cour d'appel de Versailles avait déjà confirmé, le 26 septembre 2007, la mise en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées et avait rejeté la requête en annulation de procédure déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général.

Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de  faux" et "détournement de fonds publics".

Faut-il attendre le quatrième épisode pour que le ministre, le premier ministre ou le président tirent la conclusion de ce feuilleton ? C'est à craindre !

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Après les religions les sectes : Sarkozy met la république en danger

Comme le laissé entrevoir la refonte de la loi de 1905 sur la laïcité et la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Tom Cruise, le pouvoir vient d’ouvrir la porte aux sectes. Les faits :


Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy, affirme que "les sectes sont un non-problème" en France. Des propos qu'elle a démentis, après leur publication mais que la direction de VSD a maintenu "propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre [d'un] rendez-vous".

Elle va même plus loin en affirmant "La liste [des mouvements sectaires mise au point par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes] établie en 1995 est scandaleuse". Elle s'en prend également à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) : " A part publier des rapports annuels, la Miviludes ne fait rien." Et de conclure : "Quant à la Scientologie [qui figure sur la liste des sectes], je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix".

Ces propos ont en tous cas déclenché une salve de critiques mercredi. "Même amendés, [ces propos] relèvent au minimum, d'une méconnaissance totale du sujet" s'est emporté le député UMP Alain Gest, auteur du rapport de la commission d'enquête sur les sectes de 1995 et membre du conseil d'orientation de la Miviludes."C'est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. »,  a déploré le député, ajoutant "c'est, une fois de plus, commettre l'erreur, en parlant de liberté de conscience, de rapprocher sectes et religions... comme le souhaitent les mouvements sectaires les plus connus."

En revanche, la Scientologie s'est, elle, félicité des propos de Mme Mignon : "La France évolue dans le bon sens."

Cette offensive n’est pas nouvelle et fait suite à une première tentative de la ministre de l’intérieur. Cette offensive montre l’importance de la vigilance républicaine.

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18 février 2008

Municipale et politique mediatico-sécuritaire

Opération de communication sécuritaire à Villiers-le-Bel à trois semaines des élections. Sarkozy essaye désespérément de reprendre la main. Le gouvernement souhaite-t-il un nouvel embrasement ? Les faits :


L’opération est avant tout médiatique avant d’être judiciaire. En effet, comme cela avait déjà été le cas après des agressions de policiers aux Tarterêts et aux Mureaux en 2006, dès 5 H 45, les voitures banalisées qui tournent au ralenti dans les rues ne sont pas des véhicules de police mais celles de journalistes ; Des dizaines de reporters - télés, radios, presse écrite - patrouillaient pour assister aux interpellations.

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Merci à Laurent et Sarkostique

Elle est médiatique ensuite par le déploiement de force exceptionnel - "je n'ai jamais vu une opération de police de cette envergure", a commenté, sur place, la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry -, alors que l’opération visait à interpeller seulement 39 personnes recherchées dans le cadre de trois informations judiciaires ouvertes pour "tentatives d'homicides volontaires" ainsi que pour "incendies volontaires". La ministre de l’intrieur en rajoute elle aussi "Je félicite les forces de l'ordre pour cette opération bien menée dans le calme et très réussie." Plusieurs brigades de recherche et d'intervention (BRI, l'ancienne "anti-gang") dépendant de la police judiciaire de Paris, de Versailles et même de Lille ont ainsi été engagées, huit compagnies de CRS, des compagnies de sécurité publique et une centaine d'hommes du RAID, soit la quasi totalité des effectifs des troupes d'élite de la police. Quatre PC ont été ouverts.

Cette opération est médiatique car depuis les événements, pas un discours prononcé devant les forces de l'ordre qui ne fasse référence à ces derniers. Le 29 novembre 2007, face à 1 800 policiers et gendarmes réunis à la Grande Arche de la Défense, Nicolas Sarkozy avait promis de trouver les auteurs "un par un" et pour eux, avait-il affirmé, "ce sera la cour d'assises. Les forces de police auront les moyens qu'il faut, le temps qu'il faut".

Cette opération est médiatique car pour la première fois, début décembre, la police avait lancé un appel à témoins, anonyme, contre une rémunération à hauteur de "plusieurs milliers d'euros". Des écoutes de téléphones portables avaient également été mises en place.

François Bayrou, interrogé au même moment sur Europe 1, a immédiatement condamné la méthode " J'ai toujours considéré que la justice ne devait pas s'accompagner d'une mise en scène. La justice, c'est fait pour obtenir l'arrestation et moins pour faire de la communication".

Un facteur de tension supplémentaire s'est ajouté en début d'après-midi, avec l'interpellation d'un frère d’un des deux adolescents morts alors que les juges d'instruction ne l'avaient pas mis dans la liste des personnes visées par les arrestations du matin : "Il y a en a marre maintenant. Ils m'ont déjà tué mon fils", a ajouté le père et des sources dans le quartier s'inquétaient des conséquences de cette interpellation sur les jeunes. "Cela intervient lorsque la famille est en deuil. Ils savent que cela va faire monter la tension", notait Ali Soumaré, porte-parole des familles des victimes. Dans Villiers-le-Bel, en début d'après-midi, de nombreux véhicules des forces de l'ordre continuaient de patrouiller. Que cherche le gouvernement ?

Par ailleurs, on attend toujours les conclusions de l’enquête !

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17 février 2008

Traité européen : succès ou échec ?

Nicolas Sarkozy met en avant ses succès européens pour essayer de remonter sa popularité. La réalité est beaucoup plus contrastée et la France n’est pas de retour dans le concert européen, et la situation pourrait se détériorer encore. Les faits :


Pour débloquer l'Union européenne, embourbée depuis les non français et néerlandais de 2005, Nicolas Sarkozy a proposé, pendant sa campagne, de faire ratifier par voie parlementaire un traité simplifié. C’est faite depuis le 14 février. Mais ce texte, pour l'essentiel, ne fait que reprendre la "Constitution" rejetée il y a trois ans en enlevant les avancées du texte sans toutefois gommer ce que les français rejetés... L'impression désagréable qui reste de tout cela, c'est que le pouvoir, considérant que les Français avaient "mal voté", s'est passé de leur avis.

C'est cet épisode que le Président a voulu solennellement conclure dimanche, dans son adresse télévisée aux Français : "Par ce succès, car c'est un succès, la France est de retour en Europe. Elle y a retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé." Les médias ont plutôt été peu critiques sur l'ensemble de la manœuvre, pourtant, l'épisode du "référendum confisqué" a fatalement aggravé la relation entre le citoyen et ceux qui le représentent, et ce d’autant plus que le même Président avait dit "A chaque grande étape de l'intégration Européenne il faut solliciter l'avis du peuple." ; il laisse des traces.

Nicolas Sarkozy lui même est conscient que la partie européenne va être, pour lui, l'une des plus dures à jouer : "Rien ne serait plus dangereux que de faire comme si rien ne s'était passé, comme si tout pouvait continuer comme avant. Maintenant que l'Europe peut décider, le problème est de savoir ce qu'elle veut."

Or, comme le constate des ministres, Nicolas Sarkozy ne prend pas le bon chemin :

  • Jean-Pierre Jouyet considère que "Si vous cherchez à défendre vos intérêts nationaux dans le cadre d’une présidence vous risquez de ne pas atteindre vos objectifs, comme l’ont montré les présidences britanniques ou allemandes, et vous n’avez pas le soutien de l’ensemble de vos partenaires". Et d’ajouter "Une bonne présidence de l’Union Européen est une présidence qui est au service de l’intérêt général européen." Or, comme Nicolas Sarkozy l’a annoncé aux pêcheurs, il compte faire exactement le contraire !
  • Christine Lagarde qui entend à chaque réunion européenne que la France est "la mauvaise élève de l’Europe" a, elle aussi, fait part de son effarement après les dernières propositions de notre omniprésident (quotas de pêche, subvention de l’état à ArcelorMittal) : "Il y a un seuil de fantaisies au-delà duquel nous ne sommes plus audibleà Bruxelles." 

De plus, son image en Europe, déjà détériorée, se dégrade plus tous les jours. Les derniers en date :

  • Le très sérieux FT titre sur l'aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n'hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l'image de la fonction présidentielle. Pour le quotidien britannique, les efforts que Nicolas Sarkozy "pourrait faire pour tenter de corriger le tir risquent simplement de le pousser à plus de populisme".
  • L'IHT se concentre sur la femme du président français et son interview dans L'Express. Carla Bruni chercherait à gommer son image de croqueuse d'hommes.
  • Pour El Pais, Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d'une "hypertrophie probablement irréversible". Le journal entrevoit un isolement du président "qui ne peut le mener qu'à la colère ou à la mélancolie".

Enfin, le projet d’Union Méditerranéenne proposé par Nicolas Sarkozy est rejeté. Angela Merkel ne veut pas en entendre parler car elle la considère de nature à compliquer sérieusement la vie. Ce projet est "une véritable pomme de discorde avec nos partenaires européens" constate J.P. Jouyet : "A donner l’impresion de vouloir privilégier une union sur une autre, nous aurons beaucoup demal à conserver la crédibilité de la présidence française."

Posté par Droite Moderne à 22:52 - Les mensonges de Sarkozy - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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