12 mai 2007
Sarkozy et la repentence
Sarkozy et le temps reve des colonies
envoyé par sarkophage
Mes soutiens
05 mai 2007
Pourquoi le discour de Sarkozy est-il inacceptable ?
G. Miller, sociologue analyse le discours de Sarkozy et montre en quoi il est innacceptable. A voir absolument.
Gerard Miller analyse Sarkozy
envoyé par da93
04 mai 2007
Lettre aux français qui hésitent
Il n’y a pas de candidat parfait, la réalité n’est pas binaire, mais il y a différences qui sont importantes et doivent guider nos choix. Par ailleurs, nous ne devons faire attention à ne pas faire passer nos jugements sur les personnes avant les valeurs, nous devons faire attention à ne pas être séduit par la qualité et l’efficacité du discours et regarder ce qu’il y a derrière, nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas avoir vu, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.
Les évêques de France disaient, nous ne sommes pas là pour dire pour qui chacun doit voter mais pour éclairer les décisions, je vais essayer, à partir de faits bruts, d’apporter un éclairage le plus objectif possible et qui laisse à chacun sa liberté d’interprétation.
Françaises, français,
Le 6 mai la France devra faire un choix important.
Nous avons aujourd’hui une chance extraordinaire,
- C’est la première fois que nous avons au second tour deux candidats qui ont clairement mis en avant leur volonté de réformer la France et dont la démarche a été approuvée par plus de 56% des français.
- C’est la première fois que nous avons deux candidats qui ont des programmes économiques crédibles et qui reconnaissent le rôle important de l’entreprise pour le développement. La gauche anti-capitaliste est marginalisée et ses idées économiques renvoyées au passé et les deux candidats ont chacun leur panel d’économistes de renom qui défendent leur programme.
- C’est la première fois que nous avons deux candidats qui défendent l’autorité, l’ordre, le contrôle de l’immigration contrairement à ce que certaines caricatures voudraient faire croire.
Nicolas Sarkozy reconnaissait que Ségolène Royal était plus à droite que Jospin. Certains à gauche regrettent cette évolution, mais Ségolène Royal et une partie importante du parti ont accepté le principe de réalité.
Alors pourquoi le choix de dimanche est-il si important ?
Pour deux raisons simples et d’ordres radicalement différents :
- Le premier relève de la méthode : on ne réforme pas contre les gens mais avec, on ne réforme pas en force mais en expliquant, on ne réforme pas en trompant les gens mais en parlant vrai et pour faire adhérer il faut que le changement soit positif pour tous c’est-à-dire juste et équitable, et ce, d’autant plus que l’effort demandé est important. Tout manager d’entreprise ayant travaillé sur la gestion du changement vous le dira.
- La seconde relève des valeurs : soit l’économie est le moyen et l’objectif est l’homme soit le développement économique est l’objectif ; soit l’objectif du politique est d’assurer le progrès de tous soit l’objectif du politique est de mettre en place un environnement dans lequel le chacun pour soi est la règle ; soit nous avons une vision humaniste de la société soit nous avons une vision individualiste ; soit nous aidons les individus à se transcender soit nous renforçons l’individualisme. Les évêques de France, les associations humanistes, François Bayrou nous ont interpellé sur ces sujets.
La méthode :
L’actuel gouvernement se targue d’avoir réformé la France, le bilan est mitigé :
- Si nous regardons la réforme de l’assurance santé, les résultats ne sont pas au rendez-vous et tout reste à faire ;
- Concernant la retraite, nous n’avons eu qu’une demie réforme qui nécessite d’être revue et,
- Les autres réformes ont été bloquées le meilleur exemple étant le CPE.
Pourquoi une telle incapacité ? Certains diront que les français ne veulent pas changer ou que les minorités actives ont empêché le gouvernement de gouverner. Plutôt que de rejeter la faute, ne devrait-on pas changer soi même : toujours plus de la même chose produit toujours plus du même résultat. Concernant la retraite par exemple, la CFDT syndicat réformiste a supporté le gouvernement dans la réforme, en revanche sur les points en suspend comme la prise en compte de la pénibilité, le développement de l’employabilité des plus de 50 ans, aucun progrès n’a était réalisé mettant ce faisant la CFDT dans une situation fragile et l’empêchant de faire adhérer les travailleurs. De même, concernant le CPE, le problème n’était pas dans la création d’un nouveau type de contrat, pour preuve la proposition de Ségolène Royal, mais sur le fait que certains points du projet étaient perçus comme injuste. Avec une négociation le gouvernement aurait pu réussir.
L’approche de Nicolas Sarkozy :
- La réponse qu’il a faite aux syndicats à l’occasion des défilés du 1er mai laisse penser qu’il n’y aura pas de rupture dans la méthode. Les rendez-vous sociaux promis ne changeront pas la donne car, à écouter Nicolas Sarkozy, il aurait déjà tranché. Nicolas Sarkozy semble avoir oublier une chose dans son analyse de mai 68 : le Général de Gaulle a après les événements tiré une leçon, l’une des causes, la cause principal était pour lui le manque d’ouverture de son gouvernement, le manque de négociation. La réforme des régimes spéciaux, la réforme du droit de grève et les autres réformes ne passeront pas sans concertation, souvenons nous des manifestations de décembre 1995.
- Dans son discours Nicolas Sarkozy oppose les retraités du régime général aux retraités des régimes spéciaux, oppose les travailleurs du privé aux fonctionnaires, oppose ceux qui se lèvent tôt aux chômeurs paresseux, oppose les travailleurs aux chômeurs profiteurs, oppose les français de la classe moyenne aux salariés qui gagnent le SMIC qui ne travailleraient pas dure (interview de Nicolas Sarkozy dans le Parisien), oppose les français à la population récemment française. Cette méthode n’est pas conforme à ce qu’il propose dans sa profession de foi « La France a besoin du rassemblement du peuple Français », elle repose sur le principe « diviser pour mieux régner » alors qu’il faudrait « rassembler pour mieux avancer ensemble ».
- Pour l’élection Nicolas Sarkozy a, sur la base d’enquêtes d’opinons, a adapté sont discours à chaque cible (nous ne sommes pas naïf et il n’est pas le seul), il a dans « mon projet » gommé les parties importantes et impopulaire de son programme (baisse de 4 points des prélèvements, franchise en assurance santé…) et a dans sa profession de fois pour le second tour insister sur les valeurs de fraternité, d’humanisme. Si cela est efficace pour être élu, nombreux seront les français qui découvrirons qu’on les a trompés : ceux qui pensent qu’ils gagneront plus car ils pourront travailler plus et dont l’employeur ne proposera pas d’heures supplémentaires ; ceux qui pensent qu’ils pourront plus facilement acheter un logement alors que c’est les prix qui augmenteront, l’accession restant toujours aussi difficile (problème de l’offre et non de la demande). En promettant trop, en promettant une chose, une autre et leur contraire on crée de la déception, on génère de la résistance au changement, on s’empêche de réformer.
- Nombre de réformes proposées par Nicolas Sarkozy ne sont pas « juste ». Même si la notion de justice est relative, il existe des tendances. Par exemple, la création d’une/de franchise(s) en assurance santé pénalise les français les plus fragilisés car proportionnellement le montant de la franchise augmente quand les revenus baisses. De même, la suppression des taxes et impôts sur les heures supplémentaires profitera à ceux qui en font déjà aujourd’hui. Or pour que les réformes qui demandent des sacrifices soient acceptées il faut qu’elles soient justes.
Ségolène Royal fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle aux réformes, au retour de la croissance. La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble.
Les valeurs :
- La suppression de tous ou presque tous droits de succession favorise le patrimoine sur le travail et est contraire aux principes fondateurs du capitalisme. En effet, les fondateurs du capitalisme considéraient que pour que le principe du chacun selon son mérite soit « acceptable » il fallait qu’il soit juste et que donc que tous soient égaux au départ et des milliardaires aux USA font pression sur le gouvernement de G.W. Bush contre un tel projet aux USA. De même, la franchise en assurance santé fait passer les économies devant l’équité, et ce, bien que l’efficacité économique du système soit fortement contestée. De même pour le bouclier fiscal qui favorise le capital improductif sur le capital productif (qui n’en bénéficie pas car générateur de revenus) et sur le travail. Ces réformes ne vont pas dans le sens de « La réussite au services de la solidarité » comme le revendique Nicolas Sarkozy dans sa profession de foi, c’est plutôt une vision qui évoque le « conservatisme compassionnel » des conservateurs américains. François Bayrou l’a dit lors de la présentation de son projet économique : aujourd’hui économie et social doivent se penser ensemble. Pour lui, le rôle du politique est d’assurer une harmonie entre ces deux ordres tout en affirmant la primauté du social sur l’économie.
- Les deux candidats sont d’accord pour dire que la croissance est tiré par les entreprises et que ce faisant, il faut créer un environnement leur permettant de se développer. La différence vient de la répartition de la valeur ainsi créée. La réforme des heures supplémentaires revient à rendre plus attractif pour l’entreprise l’utilisation des heures supplémentaires par rapport à l’embauche, par rapport au partage du travail et conduit à donner plus à ceux qui ont déjà un travail. La baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, soit deux fois plus que Margaret Tatcher en deux fois moins de temps, se traduira inévitablement par moins de redistribution, moins d’équité. A l’inverse, Ségolène Royal et François Bayrou propose une redistribution plus juste et efficace en contrôlant mieux les personnes qui « détournent » le système sans stigmatiser tel ou tel catégorie, sans faire de cas particuliers une généralité et en améliorant la productivité de l’état,
- Lors de ses discours de campagne Nicolas Sarkozy a fait applaudir le mot Karcher ; a dit que la pédophilie, le suicide, l’homosexualité (position de Nicolas Sarkozy non reprise dans la retranscription de son interview) sont d’ordre génétique ; a associé les concepts « identité national » et « immigration » ; a parlé des moutons que l’on égorge dans les baignoires, a dit que « La France n’a pas inventé la solution finale, n’a pas fait de génocide, n’a pas à se repentir et que l’on doit être fier d’être français » ; a repris le discours du front national. C’est propos sont contraire aux valeurs républicaine et humanistes. Pourquoi ? Non parce que tout cela est faux : il faut débarrasser les banlieues des bandes organisées, l’immigration est un sujet qui doit être traité, l’identité nationale est importante, on peut être fier d’être français. On ne peut pas car les mots ont une histoire qu’on ne peut ignorer (Jörg Haider, leader de l’extrême droite Autrichienne a trouvé que les propositions de Nicolas Sarkozy avaient des « relents nauséeux ») car c’est un discours qui divise, c’est un discours de peur, c’est un discours négatif, c’est un discours qui flatte notre animalité plutôt que de nous pousser vers plus d’amour de l’autre : contrairement à ce que Nicolas Sarkozy dit, il n’a pas ramener les électeurs du front national vers la droite républicaine, il a amené la droite républicaine vers la droite nationale. A l’inverse, la beauté du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou c’est l’impression de deux personnes qui voulait plus d’ensemble, plus de fraternité, plus d’amour. Pour Nicolas Sarkozy ensemble semble être un slogan, pour François Bayrou et Ségolène Royal, ensemble c’est une manière d’être.
Vous l’aurez compris, mon choix c’est Ségolène Royal car je pense que si nous souhaitons une France réformé, une France apaisée, une France qui reste un exemple et un moteur d’un monde plus juste, plus humaniste c’est elle qui a le plus de chance de réussir. Je ne suis personnellement investi dans cette campagne comme pour aucune autre, de nombreuses associations de la société civile sont passées outre leur principe de réserve et ont lancé un appel similaire, François Bayrou refuse de voter Nicolas Sarkozy car nous sommes convaincus que la France court, pour la première fois depuis la 5ème république un risque important si Nicolas Sarkozy était élu.
Inversement, fort sur les valeurs, pragmatique dans la mise en œuvre nous pouvons avoir un gouvernement regroupant, de la droite à la gauche, ceux qui veulent aller de l’avant, ceux qui veulent conjuguer social et économie. Nous pouvons écrire une nouvelle page de l’histoire de France. François Bayrou a ouvert le chemin, suivons le plutôt que de le traiter par le mépris. La victoire de Ségolène Royal et l’alliance inévitable avec le courant Bayrou lui donneront l’autorité pour réinventer le changement social, pour faire gagner la France. C’est un pari riche d’avenir. Pour le pays, il mérite d’être tenter.
J’espère par cet appel vous avoir apporté de nouveaux éléments qui vous permettront de prendre une décision plus éclairée, et ce, quelque soit votre choix dans l’isoloir.
03 mai 2007
Les mensonges de Sarkozy
Sarkozy compilation de ses mensonges
envoyé par PernL
01 mai 2007
Les libertés de la démocratie sont-elles menacées par Nicolas Sarkozy !
Après les médias, on bâillonne les français : Cela n’augure rien de bon pour la liberté d’expression dans la France de demain selon Sarkozy.
Afin d'éviter une réédition de ses déconvenues de la Croix-Rousse, des manifestants auraient été empêchés d'exercer l'un des droits fondamentaux de la démocratie.
- A l'occasion d'un meeting de Nicolas Sarkozy à Meaux, des salariés de LSG-Gate-Gourmet, sous la menace de licenciements massifs, souhaitaient l'interpeller, impossible ! Michèle Guzman explique : "Une voiture de police nous attendait à la sortie de l'usine. Cinquante mètres plus loin, trois motards nous ont demandé de nous mettre sur le bas-côté." Il était près de 18h, officiellement, il s'agissait d'un banal contrôle routier. "Les policiers se sont contentés de prendre les papiers du véhicule", selon Mme Guzman. Le bus n'a été autorisé à partir qu'à 20 h 30 après la fin du meeting.
- Même mésaventure pour les salariés de JDC. Le bus a été stoppé dans une petite commune, où des renforts policiers avaient été postés, notamment une compagnie républicaine de sécurité. "On a eu le droit pendant deux heures et demie à une garde à vue en pleine campagne, sans aucun motif" explique Jean-Paul Brinon.
- Encore, lors d’une réunion publique cette fois à Châteauneuf-du-Pape, une dizaine de manifestants ont été écartés le temps du discours sous prétexte de contrôle d’identité.
Dans l'entourage du candidat, on affirme n'être informé que du dispositif policier autour du lieu de meeting. "Pour le reste, ça relève de la préfecture", dit-on ! Toutefois, cela ressemble fortement à l’utilisation des forces de l’ordre au profit d’un citoyen afin que ne se renouvelle pas l’épisode de la Croix Rousse qui n’est pas à son avantage. Source : Le Monde édition du 18.04.2007
Dans un registre différent on assiste à une dérive dans le fichage des individus :
- Fichage ADN en cas d'infraction à la loi : l'intégralité des personnes ayant affaire à la police (coupables comme suspects) quel que soit le type de délit (vols à la tire, tags, manifestations...), à la seule exception des délits financiers. Un prélèvement ADN coûte 400 euros, celui-ci est conservé quarante ans.
- Fichage généralisé et erroné : La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL), la Fédération Informatique et Libertés (FIL), la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) et d'autres dénoncent le nombre considérable d'erreurs parfois très graves (la victime devient le coupable, etc...) contenues dans ces fichiers (environ 25%) et la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir leurs droits. La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS) et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005, parce qu' « erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré ».
Ou encore l'abolition du secret professionnel : Le projet de loi sur la 'prévention de la délinquance' propose le « secret professionnel partagé » permettant aux maires d'accéder aux informations médicales, psychiatriques, sociales et scolaires de leurs concitoyens. Ils pourront les utiliser pour gérer les allocations des familles 'déviantes'.
Tout cela, Nicolas Sarkozy l'a fait en moins de quatre ans en tant que ministre d'Etat. Imaginez ce qu'il fera en cinq ans au poste suprême de président de la République. Avant d'offrir notre confiance aux promesses d'un candidat, regardons d'abord ce qu'il a déjà accompli concrètement pour avoir une idée de la suite.
envoyé par machoolala
Censure et autocensure : Les Faits !
Aujourd’hui les grands médias n’osent pas où ne veulent pas dévoiler les faits. Seuls quelques irréductibles petits indépendants (Mairianne, le Canard Enchaîné…) parlent. Heureusement en privé les gens parlent et les exemples sont nombreux et accablant !
Les exemples sont nombreux et d’autant plus marquants quand on compare les différences de traitement entre les candidats :
- Une enquête télé montrant les pressions (bâton et carotte, promesses et chantage) exercées sur les sur les élus UDF du 92 pour qu’ils lâchent Bayrou est déprogrammée ;
- Un journaliste d’une radio s’est vu interdire de rappeler, statistiques à l’appui, que le bilan en matière de sécurité de Sarkozy à l’Intérieur n’est pas bon ;
- Il a fallu attendre 10 jours et la condamnation par Bayrou pour que les médias réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy sur le gène de la pédophilie et du suicide, propos aux rémanences de l’idéologie socio-biologique de l’extrême droite et des néo-conservateurs américains ;
- Ses propos sur le ministère de « l’intégration et de l’identité nationale » n’a pas suscité dans les médias une indignation alors que la presse allemande était « sidérée » et que Jörg Haider, leader de l’extrême droite Autrichienne les « nauséeux relents » de cette idée ;
- après les accusations dans lesquels Nicolas Sarkozy décrivait ses concurrents comme les candidats protégeant les délinquants, le vol, la fraude, les suppôts des voyous, les représentants des partis des malhonnêtes gens et de la dégénérescence morale, aucun média n’a dénoncé ces propos que l’on n’avait plus entendus depuis quarante ans, aux relents de propagande Stalinienne des années 50, de rhétorique fascisante d’avant guerre et inimaginables dans aucun pays européen civilisé ;
- La Tribune n’a pas publié un sondage sur les programmes économiques car ce dernier était défavorable à Sarkozy ;
- La parution de la biographie de Cécilia Sarkozy, 'Entre le coeur et la raison', de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala fut interdite de publication après que Vincent Barbare, responsable des éditions First qui devaient publier l'ouvrage, fut convoqué le 9 novembre 2005 à un entretien place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur et ce malgré les 25000 exemplaires déjà imprimés.
- Les propos de Yannick Noah à Paris Match ont été censuré parce qu’ils déplaisaient à Sarkozy ;
- En août 2005, Paris Match avait publié une photo montrant l'épouse du ministre de l'Intérieur, Cécilia Sarkozy, en compagnie de son amant, le président de Publicis Events Worldwide d'origine marocaine Richard Attias. Le ministre de l'Intérieur avait alors demandé à son ami et directeur du journal, Arnaud Lagardère, le licenciement du directeur de la publication Alain Genestar. Il le sera en juin 2006.
- En novembre 2005, la chanson "Tous les tizenfants" du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation "CQFD", éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d'auteur pour la musique) partenaire de l'opération, l'interdit, estimant que la chanson n'était "pas diffusable", expliquant également que le ministre de l'Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.
- En novembre 2005, Julie Decroix et Maël de Calan, les deux responsables de la formation 'Jeunes populaires de Paris' de l'UMP, décident de quitter la structure, faisaient connaître publiquement les pressions qui ont été exercées sur eux. Ils furent suivis de Marie Guévenoux, présidente de cette formation, qui fut peu de temps après également forcée à la démission pour être remplacée par quelqu'un de plus coopératif. Ils ont ouvert le forum "Cybermilitant" pour communiquer librement sur ce qui se passait au sein de l'organisation. Avec plus de 3000 membres il devient rapidement le forum de référence pour les jeunes militants UMP qui souhaitaient émettrent des avis critiques. La direction de l'UMP a obtenu sa fermeture quelques mois plus tard.
- Raphaëlle Picard, pigiste à l'AFP est frappée d'interdiction professionnelle pour avoir relaté l'intervention policière du 4 octobre 2006 dans la cité des Mureaux. Elle rapportait les témoignages des habitants qui ont été violentés et braqués par les forces de l'ordre, dont de très jeunes enfants.
- La rédaction d' i>TELE était invitée à un repas place Beauvau avec le ministre de l'Intérieur le 6 décembre 2006. Le journaliste, Laurent Bazin, qui avait décrit cette rencontre "off" sur son blog - hébergé par la chaîne -, a du retirer l'article à la demande de la direction. Suite à de trop fortes pressions, il annonce le 24 janvier 2007 la fermeture de son blog.
- Serge Portelli, magistrat, vice- président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, venait de rédiger un nouvel ouvrage : 'Ruptures', dressant le bilan des cinq ans de Sarkozy passé au gouvernement. Au dernier moment, l'éditeur a renoncé à publier ce texte, ne laissant plus le temps à un nouvel éditeur de le faire paraître avant l'élection présidentielle. L'ouvrage est disponible sur Internet.
François Bayrou, Ségolène Royal, Laurent Bazin, Julie Decroix, Maël de Calan, Polémix et La Voix Off tous des menteurs ! Sarkozy le rempart qui défend la démocratie !
En revanche, la brosse à reluire a de beaux jours devant elle :
- Paris Match ose un reportage dithyrambique de Sarkozy grotesque et digne de Ceausescu qui conduit certains journalistes du journal à avouer qu’ils en auraient « pleuré de honte » mais qu’on ne peut rien contre un ordre venu d’en haut, surtout à Match.
- lors de ses prestations télévisées, on s’arrange pour qu’il n’ait pas de contradicteurs pouvant exercer un droit de suite. Le plus souvent, il choisit lui-même les autres intervenants.
Voir aussi les autres billets sur le sujet :
- Nicolas Sarkozy est contre la liberté de la presse
- Comment Sarko met la presse sous pression
- Nicolas Sarkozy, le règne de la terreur : il menace la direction de France 3 !
- Sarkozy et la liberté des médias
- Nicolas Sarkozy ne supporte définitivement pas la liberté des medias
- Nicolas Sarkozy n'est pas contre tous les medias, il aime la télé toutou !
Censure et auto-censure : Pourquoi ?
Trois raisons :
1. Il dispose d’amis dans la place et très hauts placés ;
2. Il joue sur le registre séduction et a noyauté de nombreux comités de rédaction ;
3. Il fait peur de part la brutalité de ses réactions.
Exemples :
- Un article lui déplait dans Libération, il téléphone au propriétaire, qui est un ami et dit : « vous êtes un journal de merde ! Avec des journalistes de merde ! » ;
- Il se considère mal traité par France 3, il hurle à la direction « Si je suis élu, je vous ferai tous virer ! » ;
- Des journalistes d’une radio l’énervent, ils se font traiter d’« enculés » ;
- Il soupçonne un journaliste d’être pro-Bayrou, il commente « ils couchent ensemble ».
Cette diatribe, cette politique de l’insulte de la peur ne se limite pas aux journalistes, elle est dans sa manière d’être :
- Alliot-Marie est soupçonnée d’avoir essayé de lui nuire, il la traite de « Salope » ;
- Artus critique ses propositions économiques, il reçoit un SMS « on s’en souviendra ! » ;
- Un député spécialiste du droit qui s’est opposé au ministre de l’intérieur sur la peine plancher est désigné du doigt, menacé de représailles, ostraticité du clan avec violence qu’il qualifie de pratiques « dignes d’une bande des cités. » ;
- Selon F.-O. Giesbert, Sarkozy se serait plus à promettre à de Villepin de finir « pendu au crochet d’un boucher. » ;
- Azouz Begag fait une remarque qui lui déplait, il menace de lui casser la gueule et lui dit qu’il n’a pas intérêt à croiser son chemin ;
- Un industriel lui déplait il lui dit : « on se retrouvera. On est pour moi ou contre moi ! » faisant dire à cet industriel « je n’ai jamais été confronté à un entourage aussi agressif, aussi belliqueux. ».
Voir les autres billets sur le sujet :
- Nicola Sarkozy est la contradiction
- Face à la contrariété, le camp Sarkozy retrouve son discours de terreur
- Affaire Azouz Begag : Nicolas Sarkozy à nouveau mis à jour
Les amis de Sarkozy :
- Martin Bouygues, Nicolas Sarkozy décrit son témoin de mariage, Martin Bouygues comme « son meilleur ami » : TF1, LCI, Eurosport International.
- Arnaud Lagardère amis dont il a aidé à regler les problèmes de succession quand il était au ministère des finances : Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7jours... ;
- Serge Dassault sénateur UMP : Le Figaro, TV Magazine, L'Express, L'Expansion.
La démocratie selon Sarkozy !
Alors que nous assistons d'un côté à un débat démocratique fait de respect et de l'autre au débauchage avec pression, le second accuse les premiers de ne pas respecter "l'esprit de nos institutions". Cela en dit long sur la démocratie selon Sarkozy !
Au soir du premier tour, les supporters du candidat Sarkozy déclarent "Nous voulons gouverner avec une majorité ouverte, avec plusieurs pôles, y compris avec des gens de gauche" (J.P. Raffarin) et ajoute que ce rapprochement doit se faire "dans la clarté et la confiance", et non dans le "débauchage" (J.L. Borloo). Derrière ces déclarations qui se veulent rassurante, on fait exactement le contraire. La débauche des députés UDF en échange d'une clause de non-concurrence de l'UMP dans leur circonscription est activement pratiqué afin "d'assécher" la représentation de l'UDF à l'Assemblée nationale pour l'empêcher de constituer un groupe hostile et pouvoir gouverner seul comme entre 2002 et 2007. Il est intéressant de noter que cela ne marche qu’avec les députés et pas avec les sénateurs qui ne sont pas soumis au même risque, ce qui démontre la méthode. C'est l'aire de la magouille politicienne, de l'opacité.
Mais, Non content de débaucher les députés centristes en échange de pouvoir être réélu, c’est François Bayrou que l’on traite de traître. Selon Gilles de Robien, François Bayrou trahirait les centristes en n’appelant pas à voter Sarkozy, alors que le congrès du parti a entériné la politique d’indépendance à plus de 90% et que le bureau politique a mis en congés M. de Robien pour avoir trahis sont parti. De même, les électeurs de François Bayrou approuvent très largement sa stratégie, y compris la création d’un nouveau parti. La seule trahison de François Bayrou c’est vis-à-vis des pratiques de la politique politicienne de la droite, et encore, ce n’est une trahison que pour ceux qui croyaient que Bayrou reviendrait docilement. Les « traites » sont les centristes qui ont rejoint le candidat Sarkozy !
La clarté quant à elle se trouve dans le débat public, un débat transparent. La différence d’approche est grande et explique les critiques vivent de Sarkozy qui essaye de faire croire que ces débats sont non démocratique.
La violence des propos est à la hauteur de la différence des pratiques : "Je vois bien leur intérêt d'empêcher que la campagne du second tour ait réellement lieu, je vois bien la tentation pour tous ceux que le résultat du premier tour n'a pas satisfaits d'essayer de prendre leur revanche sur les urnes en provoquant un brouillage médiatique", a-t-il ajouté. "Ceux qui sont tentés par cette stratégie de confiscation du débat démocratique doivent savoir qu'ils me trouveront en travers de leur route." "Je ne laisserai personne voler aux Français le deuxième tour de l'élection présidentielle. Je ne laisserai personne confisquer le débat pour lequel les Français se sont prononcés massivement dimanche dernier" alors que l’objet du débat avec Bayrou est d’apporter à ces électeurs des réponses claires à leurs questions, réponses qui nous permettront d’exercer notre devoir démocratique en toute liberté.
Dans la même idée, le 29 avril sur France-Info, Jean-François Coppée expliquait que le débat entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou était inutile car ils avaient des idées proches. Comment un parti peut-il décréter unilatéralement que son adversaire du premier tour est d’accord avec lui ? Et ce alors même que ce dernier dit le contraire en mettant en avant la différence sur la dette et la baisse de 4 points des prélèvement obligatoire en 5 ans (soit 2 fois plus que Tatcher en deux fois moins de temps). Cela démontre le peu de cas que l’on fait des autres, la pratique systématique de la désinformation en s’appuyant sur les propos des « traites ». De même, Nicolas Sarkozy envisage de créer un nouveau parti centriste à partir des centriste ayant rejoint l’UMP, parti bien évidement à sa main. Pour Sarkozy, le débat démocratique c’est quand il fait les questions et le réponses ! C’est quand on est d’accord avec lui !
Avec ses propos et ses accusations, Sarkozy montre le peu de cas qu’il fait de la démocratie !
De même, les proches de Sarkozy ont créé un blog « Le débat UDF-UMP » avec comme sous-titre "débattre c’est respecter". Hors, ce ne sont que des articles écrits par des Sarkozystes qui veulent nous faire croire que Bayrou est proche des propositions de Sarkozy, et ce, après avoir passé plus d’un mois à dire du mal de lui et de son projet. De débat point en fait, seulement le droit de poster des commentaires, pas de moyen de poster des articles. Le débat sans contradicteur, c’est la vision du débat démocratique de Sarkozy. Tout le contraire du débat entre Bayrou et Royal lors duquel les différences n’ont pas été éludées. Après avoir pratiqué ce blog, il apparaît qu'en plus il pratique la censure (plusieurs de mes commentaires n'ont pas été publiés). Constatant cette dérive, j’ai premièrement envoyé un courriel afin d’avoir des explication, pas de réponse puis j’ai posté un nouveau commentaire suite à l’article « ouvrons le débat », nouvelle censure ! Le débat démocratique selon Sarkozy c’est la censure !
Nicolas Sarkozy et ses hommes montrent leur visage : plus c'est gros plus ils pensent que ça va marcher. Cela montre la considération qu’ils ont envers les électeurs. Ne nous laissons pas abuser et votons pour Royal.
Rappel de quelques convictions, Conférence des Evêques de France
Chacun doit voter selon sa conscience, conscience qui doit être éclairée par une réflexion et un discernement préalable. C'est dans ce cadre que la Conférence des Evêques de France donne des éléments qui doivent permettre aux catholiques d'assurer une cohérence entre leurs choix politiques et leurs convictions chrétiennes. Une partie de ces critères peut être un guide pour tous ceux qui se réclament de l'humanisme. A lire absolument avant de voter !
Rappel de quelques convictions à l'approche des élections :
- Oui en faveur de la famille,
- Oui à tout ce qui est fait pour accompagner les personnes en fin de vie,
- Oui à tout ce qui conduit à un plus grand partage du travail et des richesses,
- Oui à un accueil des immigrés, généreux, responsable et respectueux des droits de l'homme,
Notre vie en société appelle des points de repère nets sur les exigences du bien commun et sur la mise en oeuvre effective de la fraternité. C'est pourquoi les évêques soulignent l'importance et la noblesse de l'engagement politique.
Pour en savoir plus : Qu'as-tu fait de ton frère ?
