26 septembre 2007
Mise en examen confirmée contre Santini
La cour d'appel de Versailles a confirmé, mercredi 26 septembre, la mise en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées.
Elle a rejeté la requête en annulation de procédure déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général. Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics".
Est-ce ainsi que Nicolas Sarkozy entend développer un état impartial ?
25 septembre 2007
L'isolement de la France en Europe
Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire la France ne reprend pas sa place en Europe, elle est dans un processus d'isolement. Son cavalier seul agace, s'approprier les efforts des autres (libération des infermières) énerve, ses critiques à l'emporte pièce alors qu'il est le dernier élève de la classe irritent. Cela se retrouve tant dans le discours des hommes politiques que dans la presse. Exemples:
- "le y-a-qu'à démagogique de la France a atteint ses limites", 24 heures de Lausanne à propos de la charge de Sarkozy contre la BCE. et d'ajouter "il manque à Sarkozy ce qui fait la marque de tous les chefs d'états : la hauteur".
- "S'il s'était penché sur la question, Sarkozy aurait vu que la loi française prévoit déjà des lourdes peines pour de tels actes (pédophilie), et que le problème réside dans son application. La politique de Sarkozy n'est ni judicieuse, ni prévoyante. C'est une politique de l'esbroufe", Süddeutsche Zeitung.
Même la presse de droite s'y met :
- "La France a besoin d'un président actif, pas d'un agité", Financial Times de Londres.
- "Seul problème, ni Ankara ni les pays du Maghreb n'ont montré d'empressement envers ce projet (l'Union Méditerranéenne) aux contours institutionnels flous", Frankfurter Allgemeine Seitung.
Côté homme politique,
- Jean-Claude Juncker, président du groupe des ministres des finances européens et jusque là grand ami de Sarko laisse tomber "je ne commente pas des propos tenus en l'air" à propos des critiques émises par Sarkozy lors de son retour en avion de Budapest.
- Ce dernier avait lors du sommet de Porto dit : "Je me rends compte que le Président Sarkozy s'est foutu de nous quand il est venu devant l'Euro-Groupe en juillet (...) Les engagements qu'il a pris ne sont pas tenables". Bonjour la confiance !
- et de conclure "il faut savoir quel jeu joue la France".
- "Que Sarkozy avant de donner des leçons, commence par corriger les déficits de la France qui sont parmi les pires de l'Europe" ajoute un commissaire européen.
- et on ne commentera pas les tensions entre Angela Merkel et Sarkozy, tensions tels que le gouvernement est obligé de les démentir et de parler en termes diplomatiques d'échanges "francs".
Lors du dernier sommet des ministres des finances de la zone Euro, Christine Lagarde en a pris, selon son expression "plein la gueule". Le seul homme prêt à soutenir Sarkozy semble donc être Bush ! Peut les frères jumeaux qui gouvernent la Pologne et devant lesquels Sarkozy a tout cédé pour avoir son minitraité. Faut-il y voir des destins communs ?
Cécilia Sarkozy ou le mépris de la démocratie
Alors que les députés souhaitaient entendre Cécilia Sarkozy sur la libéralisation des infermières Bulgares, la présidence leur a expliqué que cela était impossible car elle agissait à la place de son omniprésident de maris (sans doute une des nouveautés que va nous proposé Balladure, car aujourd'hui rien de tel dans la constitution).
Si les représentants du peuple n'ont pas le droit d'entendre Cécilia, l'Est Républicain a eu le droit aux confidence de l'omniprésidente. La presse est donc plus important que le peuple et ses représentants !
La réalité est peut-être plus prosaïque, la différence est que Cécilia ne peut pas choisir les membres de la commission parlementaire alors que le journaliste, ami de la famille de Sarkozy, est de toute confiance et ses questions d'une extrême courtoisie. La réalité est plus prosaïque mais plus terrifiante car la démocratie est piétinée et les journaux ne sont plus que des faire valoir.
Gare du Nord
Alors que TF1 n'arrête pas de nous matraquer, vive les nouveaux CRS, avec l'insécurité, la violence et les bandes, il est bon de changer de point de vue et de regarder la France avec un oeil d'amour et non de haine et de peur.
Delahousse 13h samedi 22
envoyé par romainasi
Les RG publient eux aussi un rapport alarmant sur le sujet, +29% pour les affrontements entre bandes en 2007! mais personne ne sait comment ces chiffres sont calculés. En effet, si on analyse les homicides liés aux affrontements de bandes on constate que le chiffre baisse. Mais faire peur permet de justifier des lois de plus en plus repressives, et c'est d'autant plus facile quand les personnes que l'on souhaite terroriser ne fréquentent pas les lieux mentionnés et non que TF1 comme information.
23 septembre 2007
Impartialité de l’état et petits arrangements entre amis
Première épisode, la fusion entre GDF et Suez. Les acteurs, les bénéficiaires sont des proches de Nicolas Sarkozy notre omniprésident. Albert Frère et Paul Desmarais sont les deux grands gagnants de la fusion. Le premier est un intime de Nicolas Sarkozy, un acteur dans les médias français. Le second est la plus grosse fortune canadienne et hôte naguère de Nicolas Sarkozy en vacances. Enfin, c’était les deux seuls étrangers présents aux Fouquets pour fêter la victoire de Sarkozy. Si Sarkozy n’avait pas promis de ne pas privatiser GDF et s’il n’avait pas lutté contre la fusion nous aurions pu considérer qu’il s’agissait d’une coïncidence, avec ce contexte, nous sommes dans l’obligation de douter de l’impartialité.
Si maintenant nous analysons les propos des médias, ce n’est ni une contradiction, ni un renoncement, ni un cadeau, c’est un exploit, une nouvelle preuve de son dynamisme (voir Les Echos : Après Alstom, un nouvel exploit du volontarisme de Sarkozy et même Le Monde qui s’incline devant « le géant de la distribution d’énergie »). Seul bémol, France Inter qui a osé rediffuser l’intervention de Sarkozy : « On ne viendra pas à la privatisation. C’est simple, c’est clair et net ! il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France. C’est simple, c’est clair et c’est net ! ».
Au soir de la victoire Nicolas Sarkozy nous a dit : je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas. Dans ce cas il nous a mentit, il nous a trahit mais malheureusement il ne nous déçois pas, nous l’avions prévu.
Nouvel épisode, la réorganisation de filière nucléaire. Sur ordre de l’Elysée, le gouvernement vient de confier une « mission exploratoire » à la banque HSBC et au cabinet McKinsey. Ces choix posent des questions :
- La banque HSBC a embauché l’ancien président du conseil de surveillance de AREVA,
- Son successeur est Senior Advisor chez McKinsey.
- Le patron de l’Agence des Participations de l’Etat qui supervise les privatisations est lui administrateur de AREVA et qui lors de la privatisation des autoroutes a été trop laxiste (voir le rapport de la cour des comptes à paraître).
Quand en plus on sait que Nicolas Sarkozy souhaite donner 35% d’AREVA à Bouygues, dont son président Martin est son « meilleur ami », on peut imaginer le pire. Le schéma favori est le suivant : fusion d’AREVA et d’Alstom avec la création d’une société holding dont Bouygues détiendrait 35% du capital.
Vive l’impartialité de l’Etat selon son omniprésident.
La France de Sarkozy s’aligne sur les Faucons Américains et Israéliens
Nicolas Sarkozy n’a jamais caché son atlantisme, aujourd’hui nous commençons à en voir les premiers effets. Danger !
Alors que toutes les analyses démontrent l’échec de la politique américaine tant en Afghanistan qu’en Irak ou en Palestine, la France prend le chemin inverse de nos partenaires Européens en apportant son soutien à cette politique. Nous avons renforcé notre participation à la guerre d’Afghanistan, en juillet Bernard Kouchner, notre ministre des affaires étrangères, posé la question aux Américains « que pouvons nous faire pour vous aider en Irak » et maintenant nous faisons la même chose pour l’Iran.
Concernant l’Iran, le président a pris, en accord avec les américains, la décision de se passer de l’ONU pour les sanctions contre l’Iran. Kouchner-la-Guerre est allé un pas plus loin en évoquant une option guerrière (voir l’analyse : Kouchner-la-Guerre, qu’a-t-il vraiment dit ?), devançant ainsi les américains. Ce faisant, la France prend le risque d’attiser les nationalistes à Théhéran en renforçant les éléments les plus radicaux. Le risque d’une guerre est de plus en plus important :
- Comme l’écrit Le Figaro, le « Lobby juif » et le lobby pro-israélien font le siège de la Maison Blanche et du Pentagone pour les convaincre d’intervenir.
- Les Etats-Unis se sentent dans un état de faiblesse tel qu’ils ressentiront une obligation de frapper l’Iran pour restaurer leur crédibilité analyse François Heisbourg, président de la Fondation pour la recherche stratégique, France culture 19/8.
- On observe mouvements de matériels militaires vers des bases qui pourraient intervenir en Iran.
- Les avions français (Rafales et Mirages) déployés en Afghanistan pourrait supporter les Américains.
En conclusion, quand une majorité de pays suivaient les Etats-Unis en Irak, la France (sauf les va-t-en guerre tels que par exemple Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner) défendait sa différence en s’opposant à une guerre qui était condamnée à l’échec d’avance. Aujourd’hui, alors que tout le monde sait que la France avait raison et essaye de sortir (même les anglais) la France se converti à la guerre sous prétexte qu’il faudrait sauver le soldat Bush. C’est ça la rupture à la mode Sarkozy !
Liberté d’expression : iconoclastes et anticonformistes ne sont plus les biens venus
A l’occasion du décès de Jacques Martin, un des pionniers du
genre avec Pierre Desproges, nul n’a pensé comparer cette époque à ce que nous
avons aujourd’hui sur le petit écran ; dommage ou simple démonstration par
les faits. Seule résiste une minorité comme le Canard Enchaîné, @rrêt sur
images qui est maintenant sur internet.
Lorsque l’on écoute les médias il n’y a que des louanges
pour notre président, notre omniprésident : « Sarkozy accélère »,
il part « En guerre contre le racket », de « Bomber le torse en
Corse », veut « Monter au front contre l’Alzheimer », il « Reprend
l’offensive économique », il veut « Une rentrée tambour battant »,
il « Mobilise contre l’insécurité », il est « Dans le feu de l’action »,
« Court toujours », se « Jette dans l’arène »… Cette
communication rappelle celle de l’Italie du Duce pendant la guerre (Voir le
livre de Umberto Eco « La mystérieuse Flamme de la reine Loana ») et
sent la propagande.
Quand Laurent Ruquier, un des successeurs de cette race des iconoclastes, veut rendre hommage à l’un de ses maîtres en reprenant un auto-entretient de de J. Martin « Quelle est la dernière personne que tu aies eu envie de tuer ? Le maire de Neuilly » la production de France 2 a eu peur et l’extrait pas diffuser. On comprend la direction de la chaîne qui avait été « menacé » par le candidat Sarkozy. Mais cela démontre que nous sommes passé de l’anticonformisme à l’auto-censure !
22 septembre 2007
Retour sur image : Sarkozy et le Gène Ethique
Sarkozy, gène éthique !
envoyé par larupturetranquille
15 juillet 2007
Impartialité de l'état : la situation de Santini s'aggrave
Après une mise en examen, André Santini vient d'être épinglé par la chambre régionale des comptes d'Iles de France pour sa gestion de sa ville dans laquelle elle a découvert des anomalies qu'elle juge "exorbitante" et qu'il n'a pas respecté les règles de passation de délégation de services publics, notamment pour la piscine et la restauration scolaire.
Commentaire de François Fillon : "Santini voulait être ministre. J'espère qu'il avoir le temps d'en profiter plus que quelques semaines".
Les cadeaux aux plus riches c'est pour tout de suite, l'impartialité de l'état Sarkozy n'engageait que ceux qu'y ont cru.
Dépenser plus sans s'endetter plus : mission impossible
Alors que Nicolas Sarkozy met en œuvre ses cadeaux fiscaux au profit des plus riches, la réalité se rappelle aux bons souvenirs du gouvernement : alourdissement de la dette de 34 milliards au premier trimestre et un endettement qui dépasse de nouveau les 65% du PIB. La répartition des rôles entre Nicolas Sarkozy et François Fillon est donc claire : à Nicolas Sarkozy dépenser plus en mettant en œuvre ses promesses à François Fillon désendetter la France en reprenant aux moins riches.
Afin d’afficher des résultats satisfaisants, le gouvernement précédent, selon une pratique courante, et son ministre des finance Thierry Breton avaient manipulé les chiffres pour ramener la dette en dessous de 65% du PIB. La réalité étant autre et la comptabilité ayant la tête dure, le premier trimestre 2007 a vu ressurgir une partie de la dette cachée nous ramenant au dessus des 65% et réduisant en un trimestre la moitié du gain annoncé.
Mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui vient de faire voter le « paquet fiscale » pour un coût annoncer de 13,6 milliards d’euros, chiffre que tous les économistes, les politiques y compris ceux de l’UMP savent sous évalué (par exemple, le calcul ne prend pas en compte le transfert de l’intérim, des contrats à durée déterminé et d’embauche vers les heures supplémentaires augmentant le coût de la mesure et creusant les autres déficits : chômage, sécu…). Lors des discussions à l’assemblé, certains députés de la majorité, notamment ceux du Nouveau Centre, ont essayé de faire évoluer le projet de loi, mais c’était peine perdue « Le candidat Nicolas Sarkozy s’est engagé explicitement. Nous devons respecter cet engagement » explique le président du groupe UMP ; a quoi sert alors le parlement ! De même, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire la visite de Nicolas Sarkozy aux ministres des finances de l’Europe n’est pas le succès dont les médias parlent : « Sarkozy n’a pas obtenu un quitus, simplement un délai de grâce. » selon un fonctionnaire de la commission qui ajoute « nous venons de renouer les fils avec la France (…) ce n’est pas le moment de déclencher une nouvelle crise. D’autant que nous n’avons aucun moyen de sanction. ». Le Soir (quotidien Belge) de commenter : « Prôner l’Europe et transgresser ses règles ? il est trop tôt pour faire le bilan de Sarkozy ». Rendez-vous est pris pour septembre quand la France présentera un programme de stabilité actualisé.
Toutefois, après le paquet cadeau qui profitera aux plus aisés, les sacrifices vont arriver en septembre : réduction du nombre des fonctionnaires, franchises médicales de 60 euros, réforme des retraites, TVA sociale… mais interdit d’en parler, la leçon de la TVA sociale a servie. François Fillon qui souhaiter parler des franchises médicales dans son discours à l’assemblé a été bloqué par Nicolas Sarkozy « Il faut encore consulter, (…) il n’y a as de raison de se précipiter, d’autant plus que ce ne sera applicable qu’en 2008. Il vaut mieux annoncer les mauvaises nouvelles après l’été. ». De même, la plupart des ministres des finances se demandent où Junker a trouver dans les propos de Sarkozy le fameux « l’ambitieux programme de réformes structurelles. » ne voyant qu’une réduction du nombre de fonctionnaires. Ce travail, c’est François Fillon qui devra le faire avec le gouvernement. Nous lui souhaitons bon courage ! Quant aux français, profitons des vacances car le réveil risque d’être dure en septembre.