01 octobre 2007
Heures sup, la preuve de l'arnaque de Sarkozy
Je travaille dans une entreprise qui a profité de la loi sur les 35h pour mettre en place une modulation du temps de travail, et ce, au bénéfice tant de l’entreprise que des employés. Aujourd’hui, les employés en payent le prix de cette politique gagnant/gagnant et « travailler plus pour gagner plus » n’est pour eux qu’un slogan car rien ne change. Retour sur image.
Lors des discussions sur la mise en œuvre des promesses de notre omniprésident, le problème était de limiter le coût en évitant les dérives de patrons voyous et les effets d’aubaines. Une promesse étant une promesse, il était hors de question de ne pas la mettre en œuvre, les limitations étaient donc indispensable afin de limiter les effets négatifs d’une mesure inutile que de nombreux économistes considéraient comme une ineptie totale.
Ce faisant, le gouvernement a apporté la preuve que la proposition de Sarkozy était mauvaise, a démontré son manque de courage en n’en tirant pas les conséquences et, pire, a pris le risque de décevoir nombre de travailleurs et de briser le choc de confiance que Sarkozy souhaitait créer.
Après la remise en cause par le conseil constitutionnel d’une partie de la loi sur la déduction des intérêts, nous avons une nouvelle preuve que les promesses du future omniprésident étaient purement démagogique !
Lettre aux éducateurs : un président en campagne, une France en danger
Dans sa lettre aux enseignants, l’omniprésident poursuit son interminable campagne. Tout y est : du rôle de la communauté éducative à la place de l’enfant, de la lutte contre l’échec à la promotion de la diversité, de l’émancipation par les discipline artistiques au dépassement par le sport, de la nécessité de transmettre un humanisme à celle de répondre aux besoins de l’économie. Tout y est même la démagogie, tout y est sauf une analyse des causes, les moyens pour parvenir à l’objectif et le mot « inégalité ».
Philippe Mérieux, professeur des université en sciences de l’éducation, a dressé un état des lieux de l’école, analysé les causes de la situation actuelle et proposes des pistes qui remettent en cause la dérive libérale amorcée par Sarkozy.
Selon Philippe Mérieux, le problème de l’école se situe en amont : « les enfants ont accès à plus de connaissance mais ils ne sont plus capables de se montrer attentifs. Les élèves sont fatigués, survoltés, incapables de se fixer. Or si on arrivait à résoudre ce problème, les élèves apprendraient mieux ». La question de l’apprentissage est donc une question qui interroge non seulement l’école mais toute la société. En effet, nous vivons dans un univers survolté où la règle est de plus en plus le « tout, tout de suite ». C’est l’air du zapping. De plus, aujourd’hui le moteur de la croissance est la pulsion d’achat, or la pulsion est l’inverse exact de la réflexion. On ne peut pas d’un côté ériger le caprice en absolu et de l’autre vouloir utiliser le martinet à l’école : « entre le caprice et le martinet, les enfants auront du mal à trouver leur équilibre ». Le nouveau gouvernement peut toujours prôner un retour à l’autoritarisme et aux bonnes vielles méthodes, c’est parfaitement inutile si, dans le même temps, il cautionne un système qui sape l’autorité des adultes ! Nicolas Sarkozy pourrait aussi adresser sa lettre aux éducateurs aux femmes et aux hommes des médias ainsi qu’à ses amis patrons de chaîne en leur demandant pourquoi ils laissent s’installer ainsi la crétinisation.
Philippe Mérieux oppose deux options : la contention dont l’objectif est de contenir le problème ou l’éducation dont l’objectif est de permettre aux parents et enseignants de travailler ensemble et de faire en sorte qu’ils se considèrent solidairement responsables de l’avenir de l’école et faire en sorte que l’école soit traité comme un sujet de société et non plus comme un sujet de techniciens.
Le gouvernement Sarkozy a choisi la première approche en combinant un retour à un paradis perdu où l’autorité régnait dans les écoles et un libéralisme mettant en concurrence les établissement et qui permet aux élites de ne plus être confrontés à la réalité. C’est démagogique, c’est la solution de facilité, c’est une façon d’effacer les symptômes ; mais la cocotte minute continue à chauffer et finira par exploser. La société se met en péril en croyant retrouver un semblant de paix sociale, elle prend le risque qu’une partie de la jeunesse se sente exclue et finisse par agir en « desperados », n’ayant plus rien à perdre.
Dans l’éducation comme dans les autres domaines, la société que nous prépare Sarkozy est explosive.
29 septembre 2007
Immigration, dérive progressive vers le paradis selon le FN
La nouvelle loi en discussion sur l'immigration est la cinquième en moins de cinq ans, cinq lois toutes présentées comme la solution radicale, la dernière ayant même le droit au qualificatif de "clef de voûte" du chef-d'oeuvre.
Si nous faisons fi de la propagande, pourquoi autant de lois en si peu de temps ? Pourquoi de nouvelles lois alors que les précédentes n'ont pas encore pu être évaluées ? Les précédentes étaient-elles inefficaces ? S'agit-il de sacs de sable jeté sur la digue censée arrêter "l'invasion" ? S'agit-il uniquement d'effet d'annonce de l'omnicandidat devenu omniprésident ?
Certainement les trois. Mais à y regarder de plus prêt, ce sont des coups de buttoir qui font toujours reculer plus l'inacceptable. Chaque loi reprend des dispositions recalées lors des débats précédents car elles avaient été jugées excessives et nous rapproche du paradis dont rêve le Front National. L'examen de langue française exigé pour le regroupement familial devrait passer cette fois.
Soyons certain que nous aurons une nouvelle loi pour faire passer les tests ADN, tests qui devraient être recalés cette fois car contraire à la loi sur la bioéthique votée par le même UMP.
La dérive droite nationale que nous combattions lors de la présidentielle s'installe peu à peu. La vigilance démocratique doit se renforcer jour après jour !
Copé, flagrant délit de conflit d'intérêt potentiel
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée, vient de rejoindre à temps partiel une des plus importants cabinet d'avocat d'affaires de Paris qui a par exemple travaillé sur la fusion Suez GDF. Il s'est engagé à ne pas s'occuper de dossiers liés à l'État ou à ses fonctions passées et actuelles.
Faisons lui le crédit du doute, mais cette promesse sera difficile à tenir car en tant que ministre du budget sous Villepin, il a eu des informations fiscales sur les plus grandes entreprises et qu'avec sa fonctions actuelles il a accès à des information privilégiées.
Le mélange des genres, c'est l'impartialité selon notre omniprésident.
Après Chirac Supermenteur, Sarkozy l'Omnimenteur
Lors de son passage chez Arlette Chabot, nous avons eu droit à un grand show de mensonges :
- "le président de la République, il n'est pas au-dessus, il n'est pas en-dessous non plus !" alors que la constitution place le chef de l'État au dessus des lois en interdisant sa mise en cause par la justice, même au titre de témoin.
- "j'ai eu une commission rogatoire internationale pendant quinze mois sur le dos" dit-il a propos de l'affaire Clearstream et d'ajouter "Un beau jour un juge vient vous dire : Monsieur, vous avesz un compte dans une banque. Et vous devez prouvez que vous en avez pas". Alors qu'il n'a jamais eu de commission rogatoire internationale sur le dos ni interrogatoire de juge.
- "L'autre jours, au tribunal de Nice, un multirécidiviste. Dix-huit fois qu'il attaquait des automobilistes pour vols à l'arraché. Dix-huit fois relâché !" et de conclure avec la loi sur les peines planchers "ils ont 3 ans ferme. Voilà un résultat". Les faits sont vrais, mais il n'y avait pas eu laxisme comme le laisse entendre le président car ils avaient été relâchés mais après 18 condamnations fermes. Ils seront encore relâchés, la nouvelle loi n'y peut rien sauf à condamner à perpétuité ce type de délit.
Grand festival qui vient après sa promesse sur GDF, sur Méault et EADS. Notre omniprésident est entrain de rétrograder son prédécesseur, pourtant surnommé Supermenteur, dans la catégorie des amateurs.
Vive Omnimenteur !
28 septembre 2007
Indulgence 0 pour les condamnés, auto amnistie pour les Présidents
Nicolas Sarkozy souhaite étendre la réforme du droit pénal des affaires aux élus locaux, et ce, alors que ces derniers ne demandent rien. En effet, depuis juillet 2000 seuls les élus qui ont « violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité » en bénéficieraient.
Quel objectif a Nicolas Sarkozy ? Envoyer à la poubelle les vielles affaires de marchés truqués, d’emplois fictifs (comme promis à Chirac pour son soutien) et autres détournement comme l’achat d’un appartement en septembre 1997.
Deux précautions valent mieux qu'une. En effet, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions d'achat par le couple Sarkozy d'un appartement avec une réduction de 300 000€ par un promoteur important de Neuilly. Certes, le procureur de Nanterre, Courroye, compte parmi les proches de Sarkozy et il a était déjà vue deux fois à l'Elysée, certes le procureur Courroye à écarté l'ancien chef de la section financières pour le remplacer par un magistrat de confiance; on ne sait jamais !
C’est ça l’impartialité de l’état, c'est ça la séparation des pouvoirs selon notre omni-président.
Tolérance 0 pour les uns, indulgence pour les autres
Deux poids deux mesures.
Alors qu’il y a de plus en plus de lois répressives touchant la petite délinquance, Nicolas Sarkozy souhaite mettre un terme « à la pénalisation du droit des affaires » qu’il considère être « une grave erreur » et d’ajouter : « comment peut-on faire un calcul économique quand on ne sait pas ce que l’on peut attendre des juges ? Quand le risque financier se double d’un risque pénal ? » et de conclure : les patrons sont « découragés » et « démoralisés » par une guerre judiciaire sans merci ». Avec ce discours devant ses amis patrons lors des universités d’été du MEDEF, l’omniprésident a suscité des applaudissements nourris.
Comme toujours, il est important de revenir aux faits, aux chiffres. L’observatoire National de la Délinquance a constaté 2 000 abus de biens sociaux, banqueroutes et autres délits de sociétés, soit un taux inférieur à 0,07% signe d’une guerre féroce et sans merci ! En revanche, selon l’institut national des hautes études de la sécurité, ces infractions représenteraient la moitié de la facture globale du crime soit 10 milliard d’euros, beau cadeau au patronat.
Marche arrière le 14 septembre, la ministre de la Justice explique qu’« il n’y aura pas de dépénalisation de l’abus de bien sociaux ». Mais l’opération machine arrière n’est que tactique, car en fait la délai de prescription sera revue à la baisse en réduisant ainsi fortement la portée. Où plus machiavélique, la première annonce n’avait-elle pas pour unique objectif de faire passer la seconde !
Sarkozy-Tapie : remerciement pour service rendu aux frais de l'Etat
Bernard Tapie qui a appeler à voter pour Nicolas Sarkozy devrait bientôt recevoir sa récompense si on en croit ses proches.
En effet, les empêcheurs de tourner en rond ne sont plus là pour que le différent entre l'Etat (le CDR et l'EPFR) chargé de liquider le feu Crédit Lyonnais. L'ancien président du CDR vient de partir à la retraite et devait être remplacé par un haut fonctionnaire de la Caisse des Dépôts. A la dernière minute c'est un autre candidat qui prend la place après approbation par l'Elysée. Concernant l'EPFR, son président qui s'attendait à être reconduit à lui aussi était remplacé à la dernière minute.
Le prochain mouvement devrait être un revirement des nouveaux Sarko-Dirigeants avec un argument de façade du type "il vaut mieux un arrangement que de retourner devant la justice".
Encore une démonstration de l'impartialité de l'état selon notre omni-président.
Nous espérons nous tromper. Mais une fois de plus, nous ne serons pas déçu.
26 septembre 2007
Colonialisme et propos racistes de Nicolas Sarkozy
Dans une allocution prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps.
Ainsi donc, « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. ».
Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? A parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a « ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire ». voir le passage sur la colonisation dans la vidéo ci-dessous:
Sarkozy a Dakar 2
envoyé par m2005
Cela confirme malheureusement les dérives que Nicolas Sarkozy avait faites pendant la campagne.
Pression de l'état sur les médias : les preuves s'accumulent
Le Canard enchaîné rapporte, en citant des journalistes de France 2, l'Elysée aurait fait pression sur Arlette Chabot pour ne pas désinviter Villepin : "Le président doit faire un 20h le 19 ou 20 septembre. Il hésite entre France 2 et TF1. Si vous voulez l'avoir sur votre plateau, il ne faudrait pas le froisser en invitant Villepin".
Arlette Chabot dément. Elle nie toute pression de la part de l'Elysée et précise : "C'est nous qui avons demandé à Dominique de Villepin de ne pas venir en raison de la place donnée dans le journal à la mort de Jacques Martin".
Il semblerait que le lendemain la même aventure se soit produite (France 2 a-t-elle désinvité Villepin deux soirs de suite ?, @rrêt sur images). Le doute existe !
Nouvelle alerte, L’AFP a subi une pression de la part du cabinet du ministre de l’Education nationale à laquelle la rédaction en chef au plus haut niveau a finalement cédé (voir L’AFP n’est pas l’agence TASS !). Les faits sont rapportés par @rrêt sur images :
- L’AFP publie donc une première dépêche à 19h06, titrée : "Darcos se lance dans une réforme du bac général."
- Réactions immédiates (et furieuses) des syndicats de l'éducation : Darcos avait promis de ne pas annoncer de réforme qui engage l'avenir avant 2008.
- Panique au cabinet du ministre. Qui fait le siège de la direction générale de l'AFP, pour faire modifier le titre de la dépêche.
- Trois heures plus tard, à 22h06, la même dépêche réapparait, avec la mention CORRECTION, et non signée. Cette fois-ci, Darcos ne "lance" plus rien. Il a fait marche arrière, et ne se prononce plus que « pour un rééquilibrage des trois filières du bac général ».