09 octobre 2007
La grande braderie des actifs de l’état : preuve de l'incompétence économique du gouvernement
Afin de remettre à flot un état au bord de la faillite après plus de cinq ans de gouvernement d’une droite archaïque, le gouvernement vend les bijoux de famille.
Cela pourrait être une bonne gestion lorsque l’on sait que l’on ne prend pas en compte les actifs des états dans l’analyse de leur solvabilité mais que la dette, mais faudrait-il que le prix de vente soit convenable !
La critique vient du président de la commission des finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis, qui fait part de son inquiétude dans Le Figaro de voir l’état contraint de payer des « loyers démesurés » pour des locaux vendus à des sociétés privées et de dire que dans ces conditions « faire baisser la dette serait un leurre ».
Le Canard Enchaîné a révélé dans plusieurs articles le niveau de la braderie. Par exemple, il mentionne un bien vendu en avril 2007 à une société qui le revendait 4 mois plus tard avec une bénéfice de 12%, soit un rendement annuel de 40% !
Un nouveau maquillage des comptes d’une droite inefficace que les français vont payer cher !
L'ouverture subit le test ADN
Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la politique de la ville, a de nouveau vivement critiqué le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial : "L'ADN, je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays", a déclaré Mme Amara. "Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés : il y en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse !", a-t-elle ajouté.
Les propos ont fait mouche tant chez les personnes choquées :
- Patrick Devedjian a déclaré "il n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité, c'est-à-dire ceux qui soutiennent le gouvernement".
- Jean-François Copé, il a déclaré que les membres de la majorité étaient favorables à ce que "l'on puisse se dire les choses", mais "de manière cool", dans "un esprit de respect mutuel".
- Le vice-président du groupe UMP, a estimé "il y a un minimum de solidarité, au moins dans les termes employés, vis-à-vis de ce qui est fait par le Parlement". Chacun "peut apporter sa contradiction" et "désapprouver cette mesure".
- Le second vice-président du groupe UMP, a renchéri les ministres d'ouverture "ne sont pas exonérés de respecter le Parlement". "Soyons respectueux les uns des autres".
Que chez celles qui souhaitent que Fadela Amara aille jusqu’au bout de sa logique :
- Le député villepiniste François Goulard, opposé à l'amendement ADN, s'est demandé ce que Fadela Amara "fait au sein du gouvernement". "Si on juge que certains membres du gouvernement ont un comportement dégueulasse, une seule conclusion : on en part".
- André Vallini, porte-parole du groupe PS, a estimé Mme Amara "doit pousser la logique jusqu'au bout et démissionner si l'amendement Mariani n'est pas retiré à l'Assemblée nationale".
Saluons le courage de Fadela Amara et continuons la lutte afin que soit les amendements critiqués soient retirés ou que les ministres d’ouverture choqués quittent le gouvernement.
Affaire Copé : même la droite s’inquiète de cette dérive
Comme nous le révélions dans un billet récent, l’embauche de Copé par un cabinet d’avocat d’affaires pose des questions. Même la droite UMP s’interroge :
- Le président de l’assemblé déplore en privé ce mélange des genres ;
- La ministre Christine Lagarde considère que « cette situation va être difficile à gérer pour Copé et son cabinet » et d’ajouter que « Aux Etats-Unis, ça n’aurait pas été possible » ;
- Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, considère que « ce que fait Copé s’apparente à du trafic d’influence ».
Alors quand notre omniprésident, défenseur de l’impartialité de l’état, va-t-il démettre ce troublions ? Que Copé se rassure, ce n’est pas pour demain. Il y a même des hommes de droite qui le défende : « la profession d’avocat n’a jamais été incompatible avec un mandat parlementaire (…). Les électeurs ont le droit de nous faire perdre, pas de nous faire crever de faim ». Les français au SMIC apprécieront quand on sait que Copé gagnait plus de 6 700 euros net par mois et que pour eux pas de coup de pouce !
08 octobre 2007
Le Pen au secours de Fillon : retour de bon procédé
Jean-Marie Le Pen, a estimé, lundi 9 octobre sur RTL, que le procès fait au premier ministre marque la "tyrannie intellectuelle qui règne" en France sous la pression de "lobbies". "Je trouve cette bataille dérisoire".
Il a enfin ajouté ne pas être choqué par l'article sur les tests ADN "S'il y a des moyens de contrôle, je pense qu'on peut les employer".
Cela confirme notre analyse, ce dérapage contrôlé du premier ministre est une banalisation de l’immoralité et un pas de deux avec le FN.
Après le « sauvez le soldat Le Pen » de Nicolas Sarkozy lors de la campagne, nous avons « sauvez le soldat Fillon » par Le Pen. Il n’y plus de doute sur la collusion entre l’UMP et le FN.
Voir aussi : Le Pen Candidat au regroupement famillial.
Ecole : vers un système concurrentiel et libéral
Sarkozy l'omniprésident atlantiste, veut un système à l'américain. La suppression de la carte scolaire qui va entraîner une augmentation de la concurrence entre les établissements, y compris publiques, pour attirer les meilleurs est un élément de cette stratégie.
Un autre élément de cette stratégie, moins connu, mais peut être plus emblématique encore, est la répartition des moyens et des efforts entre les établissements publiques et privés : alors que l'école publique accueille 87% des élèves l'état ne lui alloue que 80% des moyens. On aurait pu espérer que ce déséquilibre serait corrigé avec la réduction des effectifs, hé bien non ! le publique va perdre en pourcentage plus de moyens que le privé et le déséquilibre va aller croissant. Nouvel exemple de la manière dont le gouvernement actuel tue le publique !
Bienvenue dans le monde de l’hôpital entreprise
La tarification à l’acte entraîne des dérives dangereuses pour la santé des français et coûte plus cher à la France. Explication :
Cette méthode pousse les établissements de soins à choisir les patients les plus rentables, c’est-à-dire ceux qui nécessitent des actes techniques « lourds » et pris en charge par la sécu. Roseline Bachelot a reçu une pétition signée par plus de 1000 médecins hospitaliers, dont 281 chefs de service qui tire le signal d’alarme : "la T2A pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées rentables comme les hospitalisations de jour, quitte à accroître abusivement la prescription d’examens complémentaires pour les justifier". Par ailleurs, les vieux, les handicapés et « accidenté » de la vie que le gouvernement prétend vouloir défendre ne sont plus des patients intéressants : ils demandent du personnel et rapporte peu !
Sarkozy, qui vient de justifier les franchises médicales par un plan pour les vieux, propose de généraliser ce système au plus vite. Bienvenu dans le monde libéral de Sarkozy : plus d’argent pour les cliniques privée qui trieront de plus en plus les patients et plus de déficits pour les hôpitaux qui devront recevoir les exclus ; des félicitations avenir pour le privé qui gère bien et des blâmes pour l’hôpital incapable de gérer efficacement l’argent de l’état !
Vive la rupture selon Sarkozy.
07 octobre 2007
Le détail de François Fillon, toujours plus prêt du FN !
"Cette loi dont les polémiques ont grossi jusqu'au ridicule, un détail en masquant l'essentiel" : François Fillon a présenté samedi comme "un détail" l'amendement contesté au projet de loi sur l'immigration prévoyant des tests ADN facultatifs pour les candidats au regroupement familial. Il a été fortement applaudi par le Conseil national de l'UMP !
Ce mot détail est doublement choquant :
- C’est un nouveau clin d'œil au Front National pour mieux agréger autour de lui toute une frange de l'électorat qui se réfugiait dans le vote Front national et qui a voté Nicolas Sarkozy à la présidentiel ;
- Qualifier un sujet de cette importance qui remet en cause les pratiques de la France, qui pose des problèmes de morale comme le rappelle si bien Edouard Balladure, qui rappelle des dérives passées comme le souligne Xavier Darcos et Charles Pasqua, démontre une fois de plus le peu de cas que Sarkozy et son gouvernement de la morale.
Si c'est un dérapage, c'est impardonnable de la part d'un Premier ministre et François Fillon doit rapidement faire une mise au point. Toutefois, ce mot s’inscrit si bien dans le discours de la droite nationale qui nous gouverne, que je doute fort que nous aurons droit à cette mise au point.
Voir aussi :
Institut d’Etudes sur l’Immigration et l’Intégration : contrôle de la recherche
Le Haut Conseil à l’Intégration, présidé par Madame Blandine Kriegel, a créé en son sein, de l’Institut d’études sur l’immigration et l’intégration Présidé par Mme Hélène Carrère d’Encausse. Ses missions sont :
- De constituer un guichet unifié des études sur l’immigration et l’intégration donnant des moyens élargis à la recherche et finançant des recherches d’université (notamment des doctorants) et de laboratoire ;
- De déterminer des champs et des sujets pertinents dans une durée annuelle ;
- De dégager les grands axes de recherche en cours ou souhaitables pour le « Groupe de Travail » de l’institut;
- De valider et d’orienter les grands axes de recherche et veiller à la neutralité et à la qualité des recherches qui seront rendues publiques pour le « Comité Scientifique ».
La constitution de cet ensemble est inquiétante :
- Les propos de Madame Blandine Kriegel : "Cette panne de l'intégration a des motifs précis (…) réorienter la politique d'intégration vers celle de la lutte contre les discriminations. Ce fut un tournant où en mettant la société française en cause, tenue comme responsable des discriminations, on a renoncé à l'intégration et mis sous le boisseau la politique de la ville" et de conclure "Il faut donc rompre avec cette logique de culpabilité et de discrimination".
- Les propos de Mme Hélène Carrère d’Encausse : "Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. (…) Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues." Elle poursuit : "la télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu'il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d'autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction. (...) Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie.
- Le Secrétariat Général est M. François Guéry, Doyen de la faculté de philosophie de Lyon III université tristement célèbre du fait des nombreux scandales médiatiques (révisionnisme, extrême-droite...) qu’elle a abrités.
- Les chercheurs réunis dans le « groupe de travail » n’ont pas, à quelques exceptions près, de compétence sur le domaine scientifique et ont, de toute évidence, été sélectionnés sur des critères politiques ou simplement par défaut, après les nombreux refus de spécialistes du domaine de rejoindre cet institut.
- Enfin, des chercheurs figurant dans la liste des membres du Conseil scientifique affirment ne pas avoir donné leur accord. Ainsi, Elikia M’Bokolo, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) ou Paul Schor, maître de conférences à Paris X-Nanterre.
Par ailleurs, cette approche fait craindre "une reprise en main de la droite en général et du gouvernement en particulier dans le domaine de la production de recherche sur les questions d’immigration, d’intégration, de mémoire et d’histoire de la colonisation", analyse Patrick Simon. "Le gouvernement fonde les décisions qu’il prend sur des diagnostics, et il est important pour lui que ces diagnostics soient partagés par la communauté scientifique." Or, en matière d’immigration notamment, les chercheurs contestent certains diagnostics gouvernementaux, comme le fait que la France accueillerait plus de migrants que les autres pays et la première mission peut faire craindre que les autres sources de financement notamment celles du Ministère de la Recherche et de l’Agence Nationale de la Recherche se tarissent pour tous ceux qui n’accepterons d’aller à l’abreuvoir de cet institut.
Enfin, le Haut Comité pour l'intégration présente l’IEII comme "l'antenne française" de Metropolis, réseau mondial de recherche sur les migrations, la diversité et la ville or les coordinations européenne et canadienne de Metropolis ont cependant adressé lundi 1er octobre un courriel à Mme Kriegel, pour lui dire qu'il était pour le moins prématuré de parler d'une telle affiliation.
La mobilisation a déjà eu un premier résultat et l’inauguration
de l’institut reporté. Mais le risque est toujours là et la mobilisation doit
continuer !
06 octobre 2007
Droite Nationale, le cauchemar devenu réalité
Nous l’avons craint, c’est devenu une réalité avec le vote de la nouvelle loi sur l’immigration et plus particulièrement des deux paragraphes sur les tests ADN pour le regroupement familial et l’interdiction de l'hébergement d'urgence aux sans-papiers. Comme lors de la campagne et la proposition de ministère de l’identité nationale et de l’immigration, Nicolas Sarkozy n’a pas tenu compte des critiques de ses proches.
- Martin Hirsch : "Je ne suis pas favorable à cette idée et je compte sur le Sénat (...) pour ne pas s'engager dans cette voie (…) Les principes éthiques qu'on a mis en place pour l'ensemble de la population française ou ayant envie de vivre en France font partie de l'identité nationale".
- Fadela Amara : "Je ne suis pas favorable à ça (...) Ça me heurte en tant que fille d'immigrés (…) Ce qui me gêne, c'est que ça jette l'opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous".
- Bernard Kouchner : "Cela ne me plaît pas (…) Je pense que ce n'est pas comme cela qu'on règlera le problème de l'immigration".
- Jean-Pierre Jouyet : "Cette proposition soulève beaucoup de questions éthiques, politiques, voire pratiques, pour des avantages qui ne paraissent pas la justifier (…) que dirait-on si l'on imposait des tests ADN pour des Français candidats à l'émigration? Comment traitera-t-on les demandes relatives aux adoptions?".
- Xavier Darcos : "En France nous n’avons pas de droit du sang, mais le droit du sol. C’est-à-dire que la France est une juxtaposition de gens qui ont décidé d’être français (…) Ce n’est pas dans nos mœurs. Alors j’entends, on nous dit, cela se fait en Allemagne. Là-bas il y a toujours eu une tradition autour de la race et de l’ethnie qui a conduit aux dérives que l’on sait".
- Edouard Balladur : "Si j'étais parlementaire, ce que je ne suis plus d'ailleurs, je ne la voterai pas pour des raisons essentiellement morales (…) L'idée de tests ADN obligatoires (...) est une idée qui, personnellement, me choque profondément sur le plan moral".
- Charles Pasqua : « Cela nous rappelle de mauvais souvenirs, à nous Gaullistes. On sait l’usage qu’on fait les nazis de la génétique".
La liste serait trop longue est ces quelques prises de position suffisamment claires.
Par ailleurs, rappelons que ce texte est contraire aux principes de la loi sur la bioéthique votée en 2004 par le même UMP qui limitait l’usage des tests ADN des fins de recherche, de médecine et de justice et le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu un avis dans lequel il affirme que ce texte "est en contradiction avec l'esprit de la loi française(...) conduirait furtivement à généraliser de telles identifications génétiques, qui pourraient se révéler à terme attentatoires aux libertés individuelles". Le CCNE, qui a été saisi en urgence par un sénateur et à titre consultatif, regrette "que des questions aussi importantes (...) fassent l'objet de procédures en urgence".
Alors qu’attendent les ministres de l’ouverture, qu’attendent les ministres du nouveau centre, qu’attendent les ministres UMP choqués par une telle mesure pour donner leur démission et faire plier notre omniprésident. Ils n’attendent rien, ils se coucheront !
- Martin Hirsch a confié : "Je serai à l'aise quand on aura trouvé une solution." Comme pour les franchises médicales sans doute.
- Fadela Amara a déclaré qu'elle "respecter(ait) évidemment le débat démocratique de notre pays"
- Bernard Kouchner précise "Cela ne me plaît pas (…) mais ne m'indigne pas (…) Le jour où je m'indignerai vraiment, je partirai" mais l’indignation est pour lui peu de chose par rapport à son égo.
La France va mal et les français acceptent de plus en plus l’inacceptable (Près de 47% des personnes sondées estiment que c'est "une bonne chose parce que cela permet de savoir si les candidats sont bien issus de la même famille") mais nous devons résister afin de faire grossir le rang des 45% des Français qui pensent que cette mesure est "une mauvaise chose parce que cela est contraire aux valeurs de la société française".
Français, réveillons nous pour que ce cauchemar ne devienne
pas réalité !
04 octobre 2007
Heures Sup défiscalisées : les entreprises rechignent, le gouvernement revoit à la baisse ses prétentions
Une fois de plus, notre omniprésident est trahi par les siens. Mais comme ne saisse de le répéter le petit Nicolas : tous des cons sauf moi !
La première salve est venue de la presse économique. La Tribune ose écrire en première page : « Heures sup défiscalisées : les entreprises pas emballées ». Même optimisme dans les Echos : « Accueil tiède des patrons de PME aux heures supplémentaires défiscalisées » qui en plus ajoute « une source de tension potentielle dans les entreprises » comme nous le soulignions dqns un billet. Même l’organe officiel de l’omniprésident, Le Figaro fait part de ses doutes : « Les chefs d’entreprise interrogés par Le Figaro sont assez sceptiques, soit parce qu’ils jugent le dispositif trop complexe, soit parce qu’il ne prévoient pas de recourir aux heures supplémentaires ».
Ce faible enthousiasme est partagé par le gouvernement qui, dans le budget 2008 a revu à la baisse le coût du paquet fiscal voté en juillet de plus de 4 milliards, baisse que la ministre des finances explique entre autre par une baisse du coût de la défiscalisation des heures sup, coût qui avait été pourtant calculé de manière conservative sur la base des heures sup effectuées en 2006.
La réalité semble reprendre ses droits face au volontarisme et à l’agitation de notre omniprésident !