de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

27 octobre 2007

Loi sur l'imigration : une nouvelle défaite pour les valeurs humanistes

Le texte voté définitivement par les assemblés* est, comme nous le craignons il y a un mois, une nouvelle dérive vers les idées du Front National, un nouveau coup de butoir contre les valeurs humanistes de la république. En effet :

  • Elle reprend un article qui avait été jugé trop excessif dans la loi précédente, la formation des conjoints au français avant leur arrivée en France. Thierry Mariani (UMP), rapporteur du texte à l'Assemblée nationale, s'est félicité d'avoir sauvé ce qui était "la" mesure phare du projet de loi, avant que la polémique suscitée par l'amendement ADN ne vienne l'occulter. La formation au français des conjoints étrangers concernera "60 000 personnes" par an, a-t-il souligné, satisfait de voir adoptée une mesure fidèle "à l'esprit initial" du texte.
  • L’article sur les tests ADN a certes été amendé, essentiellement pour le rendre compatible avec loi sur la bioéthique, et le test est facultatif. Certain crie victoire ! Pour moi c’est un échec. Dans un billet, nous pensions que comme pour l'obligation de la maîtrise du français le texte ne passerait pas la première fois et il est passé. Deuxièmement, le texte voté a permis de préparer le terrain pour une adoption d’un texte plus dur lors de la prochaine loi. Troisièmement, même facultatif, soyons sûre que pour ceux qui n’en voudront pas le parcours sera encore plus compliqué et que donc dans les faits ce soit comme si le test était obligatoire.
  • Le recensement des origines raciales ou ethniques est autorisé dans le cadre d'études sur "la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration" ce qui est une première depuis la révolution de 1789 (hors la parenthèse Vychisoise).

Par ailleurs, le débat sur cette loi a montré que :

  • Les ministres d’ouverture ont cédé sur leurs principes passant définitivement du compromis à la compromission, car, en ce qui concerne les valeurs il n’y a pas de compromis possible.
  • Le gouvernement a, par démagogie, flatté les instincts des français (préférence nationale, peur…) et a désinhibé les pulsions négatives.

Rappelons que, l’Allemagne de l’entre deux guerres n’était pas Hitlérienne, mais que ce sont les compromissions sur les valeurs, un soit disant principe de réalité/efficacité et d’avoir joué sur les instincts que l’Allemagne a basculé dans l’horreur.

L’unique lueur d’espoir de cette histoire est la forte mobilisation anti, mais cela ne change pas le sens de l’histoire car le principe d’efficacité et la démagogie ont pris le pas sur les valeurs :

  • Simone Veil "il y a des méthodes qui ne sont pas très bonnes. C'est une question d'image" Justifiant son opposition aux tests ADN "par principe davantage que pour une question de réalité", Mme Veil a estimé qu'"il y avait déjà aujourd'hui mille façons pour identifier les gens". Mais pendant la campagne présidentielle, Simone Veil avait déjà fait part de réserves sur la question de l'immigration, lorsque le candidat UMP avait proposé de créer un ministrère de l'immigration et de l'identité nationale, et elle n’avait rien fait.
  • Une quarantaine de députés de l’UMP n’ont pas voté le texte malgré l’intervention de l’omniprésident qui avait insisté, au bureau politique de l'UMP, pour qu'aucune voix ne manque et le revirement du député Pierre Méhaignerie, réservé sur l'amendement ADN lors de l'examen du texte, qui publiait un communiqué pour souligner que "la limitation très stricte de son utilisation grâce aux modifications apportées et à l'intervention du juge ne justifiait plus la caricature qui en est faite" et qu'il voterait le texte. Mais seulement trois ont osé voter contre.

* Au Sénat, les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté "pour". Les groupes Socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) ont voté contre, ainsi que les élus MoDem et quelques parlementaires UMP.
  A l'Assemblée nationale, la plus grande partie du groupe UMP a soutenu le texte. Le groupe du Nouveau Centre s'est divisé entre abstention, pour et contre. Le groupe SRC et de la GDR ont voté contre, ainsi que François Bayrou, président du MoDem, et quelques députés de la majorité.

Voir aussi :

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24 octobre 2007

Cadeau de 1,8 millions au frais du contribuable

Le gouvernement et la majorité des députés UMP se proposent de faire un cadeau de 1,8 million d’euros, à nos frais, au Nouveau Centre pour les récompenser leur traîtrise et continuer à pourrir la vie de la droite moderne et humaniste. Pour ce faire, ils proposent une loi qui doit permettre à un parti politique de recevoir un financement public, même s'il ne compte pas cinquante candidats ayant obtenu aux législatives 1 % des suffrages exprimés lors des élections législatives, comme le prévoit la loi en vigueur.

Jérôme Chartier (UMP) considère "Il faut que le Nouveau Centre ait les moyens de son indépendance", indépendance que de dupes. François Bayrou MoDem) a, quant à lui, dénoncé "une loi pour le bénéfice matériel d'un parti qui n'a pas réussi à obtenir les voix nécessaires pour être financé. On n'a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu. Il faut le faire pour les élections suivantes et non les précédentes". De même Henri Emmanuelli (PS) a répondu "Vous êtes en train de donner de l'argent à des députés pour les récompenser d'avoir lâché leur leader (…) En trente ans, je n'ai jamais vu une magouille aussi minable. La conclusion, c'est que, quand on est un ami de Nicolas Sarkozy, on obtient 1,8 million d'euros" de financement public. Ce dernier a également glissé, devant de nombreux journalistes, à un François Bayrou tout sourire : "C'est quoi la différence entre Judas et François Sauvadet [président du groupe NC à l'Assemblée nationale] ? Judas, lui, s'est pendu à la fin !"

Première mitant perdu par la majorité, mais pas de doute elle reviendra à la charge.

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Quand le gouvernement cite un secrétaire d'état de Pétain

A l'occasion de l'installation du groupe de travail sur la dépénalisation du droit des affaires, Rachida Dati a cité les "sages parloles" du secrétaire d'état à l'instruction publique et à la jeunesse de Pétain : "A déclarer indignes tant de gens qui ne le sont pas, on affaiblit l'indignité de ceux qui le sont".

Est-il plus grave de voler 10€ à une vielle personne parce qu'on est dans la misère et de se voir appliquer 18 mois de prison ferme ou de bénéficier d'une remise de 300 000€ offerte par un fournisseur de la commune dont vous êtes maire. Qui est le plus indigne ?

Guy Moquet doit se retourner dans sa tombe.

Voir :

  1. Sans suite dans l'affaire de l'appartement de Sarkozy, l'histoire était écrite, la faillite morale

  2. Nicolas Sarkozy essaye de noyer le poisson pour son appartement de l’île de la Jatte

  3. Sarkozy, la faillite morale

  4. Peines planchers : les effets pervers de la loi

  5. Indulgence 0 pour les condamnés, auto amnistie pour les Présidents

  6. Tolérance 0 pour les uns, indulgence pour les autres

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23 octobre 2007

Divers faits et faits divers 23/10/2007

Sarkozy et la citée des 400 : alors que le ministre de l'intérieur annonçait un nettoyage au karcher, Le Figaro nous annonce que non seulement l'omniprésident n'y est pas retourné contrairement à sa promesse, mais que en plus les actes de délinquence ont augmenté de 28% depuis le début de l'année. Ensemble tout est possible, sur le papier.

Notre omniprésident est-il de taille pour gouverner la France ? son passage à l'ONU nous laisse pensé que non. En effet, les conseillers de Sarkozy ont exigé d'une part qu'il y est un coussin sur son siège (comme pour les enfants !). De même, pour son intervention il a demandé un marchepied devant le pupitre d'où il devait prononcer son discours. Cela confirme les doutes sur la photo prise avec Bush durant la campagne !

Ecole : Privé / Publique, deux poids deux mesures. Non seulement, comme nous le fassions remarqué dans un billet précédent, le publique paye un tribu plus important à la réduction des effectifs, un circulaire oblige les municipalités à financer la scolarité des parents qui ont choisi le privé, même lorsque celui-ci est en dehors d la commune. Rappelons qu'un texte similaire avait été rédigé en 2005 avant d'être annulé par le conseil d'état. Mais cela n'a pas l'air d'arrêter notre omniprésident.

Darfour : beaucoup de bruit mais pas un centime.  Nous rappellons tous du grand show Sarkozy-Kouchner sur le Darfour le 25 juin dernier. Quatre mois après, pas une ligne pour cette grand cause dans le budget 2008, pas une provision. Tout le monde a oublié les promesses, l'essentiel c'est qu'on les ait vu à la télé sincèrement émus.

Affaire Tibéri, lenteur judiciaire qui arrange Sarozy. Le parquet de Paris n'a toujours pas rédigé le réquisitoire  alors que celui-ci devrait être terminé depuis plus d'un an, et la perspective des municipales ne le pousse pas à accélérer. En effet, cela arrange bien Sarkozy qui souhaite la candidature de la ministre de la culture dans le 5ème arrondissement car avec cette épée au-dessus de la tête de Tibéri il est plus facile pour lui de négocier. Parions que Tibéri ne se présentera pas et que l'affaire n'aura pas trop de suite ! Vive l'impartialité de l'état et l'indépendance de la justice !

Johnny renonce à la nationalité Belges."On m'a assez traîné dans la boue quand je me suis installé à Gstaad [en Suisse]", a déclaré Johnny Hallyday, devant des journalistes. Le rocker a précisé que"Nicolas [Sarkozy] est au courant". La réalité est sans doute moins rose. Les députés belges avaient examiné le dossier du chanteur français en mars 2007, décidant d'ajourner jusqu'à l'automne leur décision sur sa demande de nationalité belge et Johnny pouvait légitiment craindre un refus car certains milieux  avaient supputé que la demande de nationalité belge était liée au souhait du chanteur de pouvoir ensuite s'installer à Monaco, où la fiscalité est nettement plus légère qu'en France. Elle est belle la France des amis de Sarkozy !

Cécilia, effet collatéral : le divorce du couple omniprésidentiel a un effet inattendu. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a demandé aux ministres d'éviter de se faire photographier avec leur épouse. Histoire de ne pas souligner l'absence de Cécilia ?

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Kouchner, un ministre postiche

Propos du ministre devant la presse diplomatique :

  • Expulser l’opposant Tchadien : "non un homme de gauche ne peut pas faire ça" / "oui mais le président de la république, lui, est très pour" ;
  • Entrée de la Turquie dans l’UE "J’en suis un partisan conditionnel" / "mais le président a des convictions très fermes" ;

Cela nous rappelle sa position sur les tests ADN "Cela ne me plaît pas (…) Je pense que ce n'est pas comme cela qu'on règlera le problème de l'immigration" / "Cela ne me plaît pas (…) mais ne m'indigne pas (…) Le jour où je m'indignerai vraiment, je partirai"

Toujours pas indigné. En fait Kouchner n’adhère pas à l’UMP car sinon il ne ferait plus parti des minorités visibles "Le président de la république trouve ça très bien. Sinon, il me renverrait immédiatement". Heureusement qu’il y a Sarkozy pour sauver Kouchner de l’infamie !

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UMP FN les convergences continuent

Un élu divers-droite a tenu les propos suivant en conseil municipal : "Monsieur Bouteflika, reprenez chez vous les millions d'algériens qui vivent sur notre sol(...) cela viderait nos prisons, on gagnerait en sécurité et les organismes sociaux seraient enfin bénéficiaires". Toujours sur sa lancée, dans une adresse au ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy déclarait "Des blacks, des beurs font régner la terreur dans les trains, les villes et les villages" sous les applaudissements du conseil municipal et du maire qui le félicitait pour "son courage". Mais bonne nouvelle, un vice de forme a permis d’annuler les poursuites engagées par MRAP et le PC.

Pour leur défense, le premier ajoute "Mes allégations étaient empreintes d’un certain réalisme, et en aucun cas n’étaient mensongères ou racistes" (on dirait du Le Pen dans le texte) et le second, peu courageux lui, commente "ce n’est parce que je l’ai félicité  que je cautionne ses propos".

Le capitaine de la crim’ chargé de l’enquête, conclut son rapport par "Le caractère raciste, injurieux et provocateur des propos tenus" n’est "pas formellement établi". Or l’accusé est un ancien commandant de police et présidait l’association internationale police. Etrange !

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21 octobre 2007

Nouvelle campagne de l’UNEF : interpellations pour crime contre lèse-Sarkozy

Arrestation pour collage d’une affiche montrant Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur. Une nouvelle preuve des atteintes à la liberté d’expression en Sarkoland.


Trois étudiants de l’Unef qui collaient l'affiche de la nouvelle campagne du syndicat étudiant ont été entendus dans le cadre d'une enquête sur la base d’outrage et de dégradation légère, transmise au procureur par la police puis relâchés.

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Le parquet doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites : seront-ils au final poursuivis au titre d’offense au chef de l’Etat, chef d’accusation qui figure dans la loi sur la liberté de la presse de 1881 ? Article qui n’a pourtant pas été utilisé depuis Georges Pompidou.


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envoyé par romainasi

L’affiche, qui commence à être placardée dans toute la France, fait aussi parler d’elle en région parisienne. Certains membres de l’Unef de l’université Paris 12 de Créteil (Val-de-Marne) croient savoir que des instructions auraient été données par l’administration pour arracher ces affiches quand elles seront collées. A la présidence de l’université, on assure en revanche "qu’aucune consigne particulière n’a été donnée en ce sens".

Rappelons que, lors du débat sur la publication des caricatures du journal Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy déclarait : "La caricature, c'est l'excès. A tout prendre, je préfère l'excès de caricature à l'excès de censure". Alors excès de zèle de Sarkophyles ou la caricature oui, mais des autres !

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Culte de la personnalité : elysee.fr une caricature

Disponible uniquement en français, recouvert de photo de Nicolas Sarkozy, calqué sur le site de la campagne présidentielle de l'UMPElysée.fr est un vrai beau site de propagande ! Site qui fait honte à la France par comparaison.


Le nouveau site de l'Elysée est une apologie à notre omniprésident : pompe et personnalisation de la fonction ! Comme l'a remarqué le Canard enchaîné le nouveau site ressemble au  site de la monarchie britannique : c'est en effet le seul où on retrouve à toutes les pages, comme sur Elysée.fr, l'image du souverain, du chef d'Etat. Il ne manque plus à Sarkozy que la couronne !

En revanche il soutient mal la comparaison avec ceux des autres chefs d'Etat européens. Une petite démonstration vidéo édifiante, offerte par le magazine iPol.


Elysee.fr c'est raté !
envoyé par iPolTV

Le magazine web iPol nous en fait la démonstration, le comparant simplement avec ceux des dirigeants européens : pédagogiques, ergonomiques, centrés sur la fonction et non sur la personne… Mais où est donc la photo de Gordon Brown sur le site du premier ministre britannique ? Quelle drôle d'idée a eu la Chancelière allemande de créer une section réservée aux enfants !

Pour ceux qui avaient encore des doutes sur la mégalomanie du président, ils en ont ici une nouvelle preuve.

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20 octobre 2007

Le retour du mot Rafle : un mot qui dit bien la déshumanisation

Le président de la Ligue des droits de l'homme considère que "il y a un moment où il faut nommer les choses pour ce qu'elles sont." N’en déplaise à la droite nationaliste qui nous gouverne qui a du mal à accepter d’être mise face à la réalité de ses actes.


Des associations de soutien aux sans-papiers n'hésitent plus à utiliser le mot "rafle" pour dénoncer les opérations policières dans les quartiers à forte concentration étrangère, à la sortie des métros, sur les lieux de rendez-vous ou bars fréquentés par des immigrés. Désignation d'individus indésirables, convocations-pièges dans les préfectures, interpellations à domicile : pour l'anthropologue Emmanuel Terray, il n'y a certes pas déportation vers les camps de la mort comme en 1942, mais "si l'on regarde l'attitude de la police française, les similitudes apparaissent."

Pour l'historien spécialiste du fascisme, Pierre Milza, "il n'est pas abusif de parler de rafle", mais la rafle du Vel'd'Hiv' a condamné le mot. (...) Il ne peut être aujourd'hui utilisé qu'avec beaucoup de parcimonie." S'ils affirment utiliser, les associations et comités de soutien aux sans-papiers se défendent de tout parallèle avec les finalités politiques des années 1940. "Il faut raison garder et ne pas abuser des parallèles historiques", reconnaît le président de la Ligue des droits de l'homme.

Le député Etienne Pinte (UMP, Yvelines) ne s'est jamais privé de dénoncer ouvertement la "déshumanisation" du traitement des migrants, allant jusqu'à parler de "chasse à l'homme". Mais pour lui, le mot rafle relève de l'interdit. "Pendant la guerre nous étions dans un contexte de délation, de Shoah. Cela n'avait rien à voir, insiste-t-il, avec la chasse à l'homme à laquelle on assiste aujourd'hui pour que les préfets puissent remplir leurs quotas" d'expulsions.

Le mot "rafle", a une double définition moderne : "Arrestation massive opérée à l'improviste par la police dans un lieu suspect" et "arrestation massive de civils préalablement réunis afin de les interner, de les déporter", avec pour exemple "la rafle du Vel'd'Hiv'" de 1942.

Ce que le gouvernement fait aujourd’hui est bien entre ces deux notions :

  • souvent avant de renvoyer les étrangers chez eux on les regroupe dans des zones dites d’attente ou dans des centres administratifs de rétention ;
  • expulser et déporter sont synonymes.

Aussi, d’un point vu linguistique l’utilisation du mot est parfaitement adaptée. Par ailleurs, même si la finalité est différente des rafles de la seconde guerre mondiale, nous sommes aujourd'hui face à des comportements inhumains qui poussent les victimes à des actes de désespoir extrême* comme les faits divers fréquents le montre. Il est donc légitime d’utiliser le mot aujourd’hui et le principe de parcimonie est bien respecté.

Voir "Sans-papiers : des défenestrations plus ou moins télégéniques" sur @rrêt Sur Images

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Réforme des régimes spéciaux : le gouvernement crée des régimes sur mesure

L'objectif de la réforme était les finances de l'état, l'équité et un plan de communication pour notre omniprésident. Après avoir renoncé sur les finances, le gouvernement vient de reculer sur l'équité. Il ne reste plus que la communication ! Mais n'est ce pas le plus important pour Sarkozy !


Le Premier ministre François Fillon a répété vendredi que l'allongement de la durée de cotisation "est un sujet qui n'est pas négociable". "Cette réforme je m'y suis engagée, nous la ferons", a réaffirmé Nicolas Sarkozy à Lisbonne. "J'ai toujours dit que nous avions des priorités sur lesquelles nous ne pouvions pas céder mais qu'il y avait matière à négocier", a-t-il toutefois nuancé.

La réalité semble toutefois bien différente. Après la mobilisation forte à la SNCF, le gouvernement est prêt en coulisse à céder, même sur les sujets soit disant non négociables. En effet, afin de diviser les syndicats, un système de bonification (renommé pour la circonstance épargne temps avec abondement de l’entreprise) et la prise en compte des primes qui, jusqu'ici n'entraient pas dans l'assiette de calcul de la retraite, permettront aux conducteurs de continuer à partir à 50 ans à la retraite, et ce même pour les nouveaux embauchés. Ayant obtenu un régime de retraite sur mesure, la Fédération générale autonome des agents de conduite, a appelé à la reprise du travail.

Nous annoncions la semaine une réforme à minima qui ne résoudrait pas les problèmes de déficit ; aujourd’hui c’est le service minimum sans l’équité. Il ne reste plus que la communication ! Encore une victoire de notre omniprésident.

Posté par Droite Moderne à 13:40 - Economie la faillite de l'état - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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