25 septembre 2007
L'isolement de la France en Europe
Contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire la France ne reprend pas sa place en Europe, elle est dans un processus d'isolement. Son cavalier seul agace, s'approprier les efforts des autres (libération des infermières) énerve, ses critiques à l'emporte pièce alors qu'il est le dernier élève de la classe irritent. Cela se retrouve tant dans le discours des hommes politiques que dans la presse. Exemples:
- "le y-a-qu'à démagogique de la France a atteint ses limites", 24 heures de Lausanne à propos de la charge de Sarkozy contre la BCE. et d'ajouter "il manque à Sarkozy ce qui fait la marque de tous les chefs d'états : la hauteur".
- "S'il s'était penché sur la question, Sarkozy aurait vu que la loi française prévoit déjà des lourdes peines pour de tels actes (pédophilie), et que le problème réside dans son application. La politique de Sarkozy n'est ni judicieuse, ni prévoyante. C'est une politique de l'esbroufe", Süddeutsche Zeitung.
Même la presse de droite s'y met :
- "La France a besoin d'un président actif, pas d'un agité", Financial Times de Londres.
- "Seul problème, ni Ankara ni les pays du Maghreb n'ont montré d'empressement envers ce projet (l'Union Méditerranéenne) aux contours institutionnels flous", Frankfurter Allgemeine Seitung.
Côté homme politique,
- Jean-Claude Juncker, président du groupe des ministres des finances européens et jusque là grand ami de Sarko laisse tomber "je ne commente pas des propos tenus en l'air" à propos des critiques émises par Sarkozy lors de son retour en avion de Budapest.
- Ce dernier avait lors du sommet de Porto dit : "Je me rends compte que le Président Sarkozy s'est foutu de nous quand il est venu devant l'Euro-Groupe en juillet (...) Les engagements qu'il a pris ne sont pas tenables". Bonjour la confiance !
- et de conclure "il faut savoir quel jeu joue la France".
- "Que Sarkozy avant de donner des leçons, commence par corriger les déficits de la France qui sont parmi les pires de l'Europe" ajoute un commissaire européen.
- et on ne commentera pas les tensions entre Angela Merkel et Sarkozy, tensions tels que le gouvernement est obligé de les démentir et de parler en termes diplomatiques d'échanges "francs".
Lors du dernier sommet des ministres des finances de la zone Euro, Christine Lagarde en a pris, selon son expression "plein la gueule". Le seul homme prêt à soutenir Sarkozy semble donc être Bush ! Peut les frères jumeaux qui gouvernent la Pologne et devant lesquels Sarkozy a tout cédé pour avoir son minitraité. Faut-il y voir des destins communs ?
30 juin 2007
Peines planchers : les experts doutes de l’efficacité de la mesure.
La commission de suivi de la récidive doute de la pertinence du projet de loi sur la récidive et met en avant les expériences des Etats-Unis et du Canada.
Depuis 2002 la droite n’a cessé de renforcer les lois pour
lutter contre la « délinquance d’habitude ». Dans ce contexte, l’ancien
garde des sceaux avait crée la commission de suivi de la récidive afin que «
les décisions que nous serions amenés à prendre pour réduire encore la récidive
reposent sur la meilleure expertise qui soit ».
Cette commission a rendu le 8 juin un avis, qui n’a pas été
rendu publique, sur le projet de loi de Nicolas Sarkozy. Dans cet avis la
commission émet des réserves sur le projet, on comprend pourquoi l’avis a été
gardé secret ! Vive la transparence du nouveau gouvernement.
Leur avis repose premièrement sur l’analyse du développement
des peines planchers aux Etats-Unis et au Canada. Cette analyse montre que :
« il n’existe pas de travaux qui aient démontré l’effet attendu de
diminution de la récidive. Plusieurs études enregistrent même une augmentation
de la récidive, en particulier celle des mineurs ayant commis des faits de
violence grave. »
Par ailleurs la commission souligne qu’il sera extrêmement
difficile d’établir l’existence de « garanties exceptionnelles d’insertion
ou de réinsertion. » et ce d’autant plus avec des tribunaux surchargés. En
pratique, la loi restreindra la liberté d’appréciation du juge, principe
présent dans la constitution.
En conclusion, le projet de loi remet non seulement en
cause les principes de la justice en obligeant les juges à motiver la liberté, il serait aussi sans effet au mieux avec un risque
d’aggraver la situation. Nicolas Sarkozy n'a que faire des experts, n'a que faire des principes de la constistution, n'a que faire des effets, il est dans la communication et veut satisfaire les électeurs
proches des idées du Front National.
24 juin 2007
Maxi com, mini traité : une défaite de l’Europe
La campagne de Communication, la mise en scène de Nicolas Sarkozy pendant le Conseil de l’Europe a été remarquable. Un mélodrame vécu en quasi direct grâce aux détails fournis par le porte parole de l’Elysée. Nicolas Sarkozy aurait même proposé de faire un discours devant la Diète à Varsovie ; heureusement le ridicule ne tue plus. La délégation Française encourage la presse à dresser à Nicolas Sarkozy des lauriers : « Ce qui a été positif c’est qu’un candidat à la présidentielle ait eu le courage de dire qu’il n’y aurait pas de référendum… C’est le sommet le plus important depuis des années. Vous qui êtes des spécialistes pouvez le dire. » A en croire la délégation française, ce résultat est celui de notre président avec des reproches à peine voilés à Angela Merkel : « Il n’était pas possible de laisser de côté le plus grand pays de l’Europe de l’Est, moins de 20 ans après a chute du mur de Berlin. » Or cette écriture de l’histoire est un mensonge de la France. En effet, après que Nicolas Sarkozy ait capitulé devant les polonais, les anglais, neuf pays du oui dénoncent ces capitulations de la France et Angela Merkel négocie trois heures pour les convaincre.
Le second mensonge de Nicolas Sarkozy est de laisser croire que c’est un bon traité. En effet, l’analyse détaillée démontre le contraire. Certains disent qu’il nous sort de la paralysie alors mais nous condamne à l'immobilisme car, la crise étant passée, nous n’avons plus l’obligation de trouver une solution ambitieuse, un plan B.
Analyse :
Point mineur mais aux conséquences importantes, la
disparition de la référence aux symboles : la devise « l’union dans
la diversité » ; le drapeau et l’hymne européen ; la mention « la
monnaie de l’union et l’Euro ». Il démontre la victoire des euros sceptiques,
l’abdication d’une Europe ambitieuse. Il trace le cadre des 10 prochaines
années. Les pragmatiques, au premier rang desquels les euro-sceptiques, disent que ce ne sont que des symboles, mais sans
vision aspirationnelle pas de progrès.
Les concessions accordées à l’Angleterre sont importantes : « les objections des Polonais étaient fortes mais celles des Britanniques étaient plus fondamentales, elle mettaient en cause la base même de l’Union européenne. » estime un haut dirigeant européen. La Grande-Bretagne est exemptée de l’application de la Charte des droits fondamentaux et peut rester à l’écart des évolutions en matière de coopération judiciaire et policière réduisant d’autant l’extension à la majorité qualifiée prévu dans le traité.
La réforme du mode de vote, point important pour que l’Europe à 27 puisse fonctionner efficacement, est reportée à 2014 avec une période transitoire allant jusqu’à 2017 pendant laquelle un pays pourra demander l’application de l’ancien mode. Cela signifie que pour les 10 prochaines années nous restons avec les règles du traité de Nice avec comme conséquence 10 ans d’immobilisme.
Enfin, les avancées en matière de politique étrangère disparaissent. L’Europe restera donc incapable de faire entendre sa voix sur la scène internationale en une période où nous devrions au contraire essayer de peser plus.
En conclusion, la seul avancée de ce traité est de nous avoir fait sortir de 2 ans de paralysie mais c’est pour nous faire entrer dans 10 ans d’immobilisme, qu’avons-nous réellement gagné ? L’Europe a renoncé à ses ambitions et le traité est emprunt de l’euro-scepticisme, la Grande-Bretagne est de plus en plus aux marges de l’Europe. Avec son action Nicolas Sarkozy a réussi un coup médiatique, l’histoire jugera et la sentence risque d’être très différente.
03 juin 2007
Rapport accablant sur la police en Seine-Saint-Denis
Les conclusions d'un rapport inédit rédigé fin 2006 sur les relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ont été révélées samedi 2 juin. Le constat est accablant : le rapport souligne un "décalage" entre la "suractivité permanente" de la police et les "réalités subies par la population". A tel point que les auteurs parlent d'une "césure" entre la police et la population dans le département et mettent à mal le tout sécuritaire proposé par Nicolas Sarkozy. On comprend pourquoi le rapport n’a jamais été rendu public ! lemonde.fr avec AFP.
Le document a été commandé par le préfet de Seine-Saint-Denis à l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), un organisme qui dépend du ministère de l'intérieur, mais jamais rendu public officiellement.
Les auteurs évoquent une "déferlante de violence" avec
un "nombre croissant de mineurs" mis en cause dans la délinquance,
une "dégradation", voire "parfois une césure" entre la
police et la population. La police se concentre trop sur la lutte contre les
stupéfiants ou les clandestins, affirme encore l'étude, dénonçant une "hausse
artificielle" de ses taux d'élucidation, qui lui donnent "une image
agressive". La Seine-Saint-Denis,
soutient l'étude, est dans une situation de "marginalisation croissante"
avec une "délinquance hors normes". Un "fossé se creuse avec les
autres départements" notamment pour ce qui est des faits violents constatés.
Quelles sont les solutions ? Il faut "renouer les liens avec la population des quartiers", "réorganiser le travail de la police et de ses techniques d'intervention". Un train de mesures est préconisé comme l'accueil dans les commissariats, une "doctrine d'emploi" des policiers et particulièrement des CRS. La police de proximité, dit aussi l'étude, a eu des "effets positifs incontestables" dans certains secteurs.
21 mai 2007
Ouverture, Bayrou ou Sarkozy ?
Pour que l'ouverture se transforme en réalité après les législatives il faut éviter de donner un chèque en blanc à Nicolas Sarkozy et mettre en avant le seul vrai candidat qui ai défendu la pluralité : François Bayrou.
L’ouverture est une attente forte des français qui pensent que l’opposition systématique appauvrit la France. Bayrou l’a compris et essaye de faire avancer le pluralisme. Nicolas Sarkozy aussi et il en a fait une arme médiatique. François Fillon l’a clairement rappelé sur TF1 : "On a un président qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy (…) on essaiera de prendre en compte les expériences, les avis, la différence de points de vue des hommes et des femmes qui constituent le gouvernement, mais en mettant cette diversité au service d'un projet politique". Voilà les acteurs de l'ouverture prévenus.
Rappelons nous le cas de Simone Veil qui avait condamné le ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Sarkozy n’avait pas pris en compte ses critiques et avait persévéré afin de conquérir les voix du Front National. Une fois élu, on aurait pu espérer qu’il ne le mettrait pas en œuvre, non et ses l’un de ses fidèles qui en prend la responsabilité. On pourrait parler de fidélité à la parole donnée, mais l’analyse des faits montre qu’il en est rien : il a déjà menti au français sur les liens entre Bolloré et le gouvernement, il a déjà piétiné l’impartialité de l’état.
Azouz Begag, expert dans les méthodes de Sarkozy, a déclaré « il est allé tellement loin pour draguer l’électorat du Front National en brandissant les carcasses des moutons pourris dans les tuyauteries de la société Française qu’il ne peut plus revenir en arrière (…) Tous les acteurs de la gauche qui acceptent de participer à son gouvernement ne pourront plus revenir d’où ils sont partis, à la source de leurs convictions. On ne peut pas faire ce jeu et dire que l’on est de gauche. »
Martin Hirsch, l'ex-président d'Emmaüs et tout nouveau haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, essaye de résister de l’intérieur : « je ne suis ni dupe ni naïf » et a accepté une position qui lui permet de ne pas être solidaire du gouvernement. Lundi 21 mai, il a utilisé sa liberté de parole et a déclaré que l'instauration de franchises sur les soins pour financer la sécurité sociale, une des réformes prônées par Nicolas Sarkozy, n'est « pas une bonne mesure. » Attendons la suite, malheureusement ce sera après les législatives.
Si nous souhaitons que les signes d'ouverture d’aujourd’hui devienne une réalité demain il faut que Nicolas Sarkozy n’ai pas la majorité au parlement. Autrement, les hommes qui auront franchi le pas ne seront que des pantins sans pouvoir. Gilles de Robien et Philippe Douste-Blazy en ont fait l’amère expérience. Il faut donner du poids au mouvement démocrate de François Bayrou.
15 mai 2007
Discours et actes
Comme souvent chez Nicolas Sarkozy, il existe une disjonction entre le discours et les actes. Analyse d'Alain Finkielkraut, philosophe (Le Monde, édition du 11.05.07).
On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi. On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d'une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz. On ne peut pas prononcer des odes à l'Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d'un magnat des affaires.
Contrairement à ce qu'il avait annoncé sur un ton grave, Nicolas Sarkozy ne s'est pas retiré du monde pour habiter la fonction présidentielle : entre le Fouquet's, Falcon et palace flottant, il a oublié qu'il venait d'être élu président de la République. Il avait peut-être ses raisons que la raison ignore. Espérons cependant qu'il s'en souviendra, une fois de retour sur le plancher des vaches, et qu'il saura, comme il l'avait promis dans des discours de très haute tenue, incarner la France. Pendant trois jours, il nous a fait honte.
Victoire massive, légitimité fragile !
La victoire de Sarkozy est massive. De ce résultat le candidat considère qu’il a une légitimité forte pour conduire sa politique. Or cette victoire massive est entachée d’une ambiguïté congénitale qui rend la légitimité du Président discutable. A vouloir gagner Nicolas Sarkozy a perdu la légitimité !
Cette disjonction se retrouve dans les résultats.
- Première enseignement, Nicolas Sarkozy fait ses meilleurs scores dans les régions où Jean-Marie Le Pen avait fait ses meilleurs scores, ce qui montre que le vote Sarkozy s’explique par le discours nationaliste.
- Lorsque l’on regarde les résultats par tranche d’âge, Nicolas Sarkozy doit sa victoire au vote des plus de 60 ans, les plus de 65 ans ayant voté pour lui à plus de 70%. Or la encore c’est le discours nationaliste, sécuritaire, anti-mai 68 qui explique le choix et non le libéralisme. Tous les autres ont majoritairement voté pour Ségolène Royal, sauf les 25-34 ans (entre 51% - 57% pour Sarkozy selon les études). Cette deuxième catégorie correspond à la France qui souhaite le changement proposé, elle est minoritaire par rapport à la première catégorie.
- Lorsque l’on regarde les résultats par zone, on constate que la droite domine en zone rurale, zone dans laquelle c’est le conservatisme qui domine et non le réformisme. En revanche, dans les villes, Ségolène Royal à améliorer les scores de la gauche. Bordeaux, Caen, Saint Etienne, villes de droite, ont massivement voté pour la gauche. Même à Paris la gauche a fait son meilleur résultat à une élection présidentielle. Seules villes qui restent à droite, Marseille où c’est l’apport du FN et Lyon où l’alliance actuelle anti-Millon reste majoritaire.
- Enfin, lorsque l’on regarde les résultats par CSP, les seuls professions qui ont voté Sarkozy sont les Artisans-Commerçants dont le vote est nationaliste, les agriculteurs qui sont conservateurs et les professions libérales / cadres supérieurs. Seule cette dernière catégorie a fait sont choix sur le programme de changement. Toutes les autres catégories, toutes les salariés, employés et ouvriers ont choisi la gauche.
En conclusion, si le projet du candidat était le changement, les français qui ont élu le Président sont les nationalistes. En revanche, pour la réforme, c’est l’approche de Ségolène Royal qui a été plébiscité. Entaché de l’ambiguïté du candidat, marqué du péché originel, la légitimité du Président pour conduire sa politique de réforme est faible.
01 mai 2007
Profession de foi, 4 nouvelles impostures !
La lecture de la profession de fois de Nicolas Sarkozy et la mise en parallèle avec ses propos, de ses pratiques, de son histoire montrent le décalage entre la profession de foi et la réalité. Dans « Mon projet » Nicolas Sarkozy écrivait : « Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirait pas, je ne me déroberait pas. Je vous demande votre confiance pour qu’ensemble tout devienne possible », nous sommes légitime de douter et de lui refuser notre confiance.
Si nous ne sommes pas vigilant, le 6 mai au soir nombre de Français auront été trompés. Analyse.
La Profession de fois de Nicolas Sarkozy comporte 4 points :
- La France a besoin du rassemblement du peuple Français ;
- Le rêve français, c’est une France où la réussite et au service de la solidarité ;
- L’enjeux c’est entre répéter les recettes du passé ou faire les choix de l’avenir ;
- Je vous propose une république irréprochable.
Passons les en revue.
1. Le rassemblement du peuple Français. Au cours des 5 dernières années Nicolas Sarkozy a plus montré sa capacité à diviser qu’à rassembler, à utiliser la peur de l’autre plutôt que de rassurer. L’exemple le plus significatif est comment il a mis le feu aux banlieues en utilisant les termes de « racaille » et de « Karcher ». Malheureusement ce n’est pas le seul exemple. Sa manière de pratiquer est de stigmatiser, d’opposer les français. Il oppose ceux qui seraient sensés vouloir travailler et ceux qui sont des paresseux voire des parasites, il oppose les travailleurs aux SMIC qui ne travailleraient pas dur à la classe moyenne qui elle travailleraient dure, il oppose ceux qui se lèvent tôt et les paresseux. De même il oppose la « majorité silencieuse » au reste des français, « la France qui paye pour ceux qui profitent du système » (meeting du 30 avril), « les français » à la « population récemment française qui mettrait à mal le pacte social » (présentation de son livre ensemble). Même dans son parti, ce n’est pas un rassembleur. Une ancienne figure du RPR du 92 confie « J’espérais qu’il serait l’homme du rassemblement. Or il ne cesse de semer la division. J’ai passé l’âge de me laisser impressionner par un Hortefeux hystérique. ».

2. Le rêve français, c’est une France où la réussite et au service de la solidarité. Où est la solidarité dans le programme de Sarkozy ? Il propose de supprimer des impôts qui pèsent sur les plus riche : bouclier fiscal à 50% y compris CSG et RDS, suppression des droits de succession restants (20% des successions avec un coût annuel de plus de 10 milliards d’euros, suppression de l’impôts sur les heures supplémentaires, charge social et impôt sur le revenu, ce qui revient à créer le premier impôt dégressif. Il propose la création d’une franchise pour les soins de santé pénalisant les classes les plus démunies. Enfin, il souhaite baisser en 5 ans de 4 points les prélèvements obligatoires, soit deux fois plus que Margaret Tatcher en deux fois moins de temps ; comment dans ce cas défendre le pacte social français, pacte dont Nicolas Sarkozy souligne le « ringardisme ». Conscient de l’impopularité de ces mesures Nicolas Sarkozy ne les avaient pas toutes reprises dans « Mon projet » document diffuser à des millions de Français. Aujourd’hui il fait un nouveau pas, il passe du mensonge par omission au mensonge.
3. L’enjeux c’est entre répéter les recettes du passé ou faire les choix de l’avenir. Or que nous propose-t-il ? Poursuivre la même politique de tout sécuritaire, politique qu’il mène depuis 5 ans et qui a démontré son inefficacité (augmentation des violences aux personnes, augmentation des agressions des forces de l’ordre, persistance des zones de non droit dans lesquelles le ministre de l’intérieur n’ose pas se rendre, augmentation des bavures policières…) et ce même s’il est interdit de le dire (certains journalistes ce sont vu interdire de présenter le bilan.) Son plus probable premier ministrable est Fillon qui est l’auteur de la réforme des retraites. Le second sur la liste est J.L. Borloo le champion de la manipulation des chiffres du chômage. Nombre de ses proches sont d’anciens ministres dont plusieurs premiers J.P. Raffarin, A. Juppé. Où est la rupture annoncée ?
4. Je vous propose une république irréprochable. Cela supposerait en premier lieu de respecter les principes de cette république dont la séparation des pouvoirs judiciaire, domaine dans lequel il est loin d’être irréprochable et où il a plusieurs fois franchis la ligne jaune, obligeant Chirac à intervenir. Plus récement, il s'est affiché avec V. Giscard d'Estaing alors que ce dernier, membre du conseil constitutionnel, a un devoir de réserve. Par ailleurs, qu’a-t-il fait dans les Hauts-de-Seine ? Au mieux il a laisser perdurer un système corrompu aux pratiques qualifiées par Françoise d’Harcourt, ex-député Gaulliste de Neuilly, de dérives mafieuses. De même, dans l’affaire de son appartement ou il est soupçonné d’avoir reçu un cadeau d’un montant de l’ordre de 300 000 euros par un promoteur qu’il a toujours favorisé en tant que maire, l’ensemble des éléments qu’il a avancés ont été mis à mal par les documents révélés par la presse au point qu’il a décidé d’enlever de son site toutes ces pièces. De même, permettre à son ancien cabinet d’avocat de garder son nom alors que l’on est ministre et que l’on détient encore un grand nombre d’actions est un mélange des genres qui peut inquiéter. Promettre de rendre publique son patrimoine et être le seul à ne pas le faire constitue un mensonge et est contraire au principe de transparence qui est l’un des moyens pour les Français de juger de la moralité des hommes politiques. Publier un livre qui se révèle, pour partie au moins, un plagiat d’une thèse universitaire, certaines erreurs comprises, n’est pas un signe d’une force morale. Les relations et les proches ne relèvent pas le niveau : la famille Ceccaldi-Reynaud, Patrick Balkany, Didier Schuller, Alain Carignon, Thierry Mariani, Manuel Aeschlimann (150 procédures et 600 000 euros de frais d’avocat par an), Christian Estrosi ont des CVs qui ne, à minima, montrent qu’ils ne sont pas des exemples de moralité. De même Doc Gyneco qui doit des sommes importantes au fisc pour fraude, Johny qui a quitté la France ou Bernard Tapie affairiste reconu. « Nous conjurerons le pire en remettant de la morale dans la politique, a affirmé Nicolas Sarkozy lors de son meeting du 30 avril. Nous avons raison de douter et de nous demander si Sarkozy ce n’est pas la faillite de la morale en politique.