13 mai 2007
Drôle de victoire, Drôle de défaite !
Alors que l'on attendait des manifestation de joie chez les gagnants et de la tristesse chez les perdants, l'espérance était plutôt du côté des perdants, les gagnants semblant plutôt dominés par la peur, l’envie du repli, la désespérance. Analyse :
La soirée électorale du 6 mai avait quelque chose d’inédit.
- Côté vainqueurs, alors que la victoire est large, on ne sent pas une liesse populaire. Le nombre de français devant le siège de l’UMP est limité et nettement inférieur à celui devant le siège du PS. Certes, cette différence est partiellement masquée par les prises de vue faites par les télévisions qui dans un cas font un plan serré privilégiant la largeur de la rue, dans l’autre un champ profond sur toute la longueur de la rue de Solférino. De même, la fête de la Concorde ne rassemble que 30 000 personnes et se termine peu après minuit. Enfin, le vainqueur choisi de s’enfermer avec ses proches, les riches dans un hôtel de luxe des champs Elysées plutôt que de partager sa victoire avec ses supporters qui devront patienter.
- Côté vaincu, alors que la défaite est significative, une foule importante de supporter s’est massée devant le siège du PS avec la conviction qu’un mouvement c’est mis en route et que cette défaite n’est qu’une péripétie sur un chemin qui conduira vers une France plus juste, une France meilleure, une France aimante. Cette foule est galvanisée par la présence de Ségolène Royal qui, tout sourire et de la terrasse, remercie ses supporters, les invite à poursuivre l’élan amorcé. Elle part et revient comme les vedettes les soirs des grands concerts. Ensuite commence la musique de la campagne reprise en cœur par la foule qui se met à danser. Enfin, la foule se disperse, certains allant à la Concorde partager leur élan avec les vainqueurs, d’autres rentrant chez eux prêt pour les combats et victoires prochains, les derniers se dirigeant vers la Bastille, lieu traditionnel de rassemblement des gauches.
Pourquoi une telle situation ? Je pense que la réponse est dans l’analyse de la campagne et des résultats.
- Nicolas Sarkozy a usé de la méthode la plus efficace qui soit pour accéder au pouvoir (et pour l’exercer ensuite). Il a joué sur nos "passions tristes" telle que la haine, l’envie, la jalousie, la colère, la vengeance : "Inspirer des passions tristes est nécessaire à l’exercice du pouvoir", enseignait Gilles Deleuze dans un cours sur Spinoza prononcé à Vincennes le 24 janvier 1978. Il a systématiquement instrumentalisé les émotions suscitées par les crimes, joué la stigmatisation, opposé deux Frances (pas toujours les mêmes), dénoncé les boucs émissaires : les assistés, les fonctionnaires (ces privilégiés...), les syndicalistes, les fraudeurs, les voyous, les racailles, "ceux qui profitent du système", "ceux qui demandent toujours et qui ne veulent jamais rien donner", et puis les égorgeurs de moutons, les soixante-huitards, les adeptes de la repentance, les élites de gauche (toujours du côté des délinquants et des assassins, jamais de celui des honnêtes gens, n’est-ce pas ?), les juges trop laxistes de Bobigny, les policiers qui jouent au rugby avec les jeunes au lieu de les mettre en prison, et même les politiques et les technocrates. Spinoza dit, dans le Traité théologico-politique, que c’est cela le lien profond entre le despote et le prêtre, ils ont besoin de la tristesse de leurs sujets (la tristesse étant prise au sens rigoureux qu’il a su lui donner : la tristesse c’est l’affect en tant qu’il enveloppe la diminution de la puissance d’agir") d’où cette absence de liesse chez les supporters le soir de la victoire. Cette mise en avant des « passions tristes » avec la dynamique, la joie qui a porté la campagne de Ségolène Royal et qui était encore la dimanche soir.
- Derrière cette unité dans l’approche,
Nicolas a mis l’accent sur deux axes : la sécurité (au sens large, y compris
le protectionnisme économique), l’autorité avec des accents de bonapartisme
protecteur d’un côté et le libéralisme, l’individualisme et la rupture de
l’autre. Ces deux aspects du programme de Nicolas Sarkozy sont contradictoires et
oppose conservatisme et réforme, repli sur soi et mouvement. Ce faisant, sur à
la Concorde nous avons vu la partie de son électorat réformiste, les autres
étant tranquillement chez eux à regarder TF1. Mais comme le montre l’analyse
des résultats la partie réformiste est minoritaire.
04 mai 2007
Lettre aux français qui hésitent
Il n’y a pas de candidat parfait, la réalité n’est pas binaire, mais il y a différences qui sont importantes et doivent guider nos choix. Par ailleurs, nous ne devons faire attention à ne pas faire passer nos jugements sur les personnes avant les valeurs, nous devons faire attention à ne pas être séduit par la qualité et l’efficacité du discours et regarder ce qu’il y a derrière, nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas avoir vu, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.
Les évêques de France disaient, nous ne sommes pas là pour dire pour qui chacun doit voter mais pour éclairer les décisions, je vais essayer, à partir de faits bruts, d’apporter un éclairage le plus objectif possible et qui laisse à chacun sa liberté d’interprétation.
Françaises, français,
Le 6 mai la France devra faire un choix important.
Nous avons aujourd’hui une chance extraordinaire,
- C’est la première fois que nous avons au second tour deux candidats qui ont clairement mis en avant leur volonté de réformer la France et dont la démarche a été approuvée par plus de 56% des français.
- C’est la première fois que nous avons deux candidats qui ont des programmes économiques crédibles et qui reconnaissent le rôle important de l’entreprise pour le développement. La gauche anti-capitaliste est marginalisée et ses idées économiques renvoyées au passé et les deux candidats ont chacun leur panel d’économistes de renom qui défendent leur programme.
- C’est la première fois que nous avons deux candidats qui défendent l’autorité, l’ordre, le contrôle de l’immigration contrairement à ce que certaines caricatures voudraient faire croire.
Nicolas Sarkozy reconnaissait que Ségolène Royal était plus à droite que Jospin. Certains à gauche regrettent cette évolution, mais Ségolène Royal et une partie importante du parti ont accepté le principe de réalité.
Alors pourquoi le choix de dimanche est-il si important ?
Pour deux raisons simples et d’ordres radicalement différents :
- Le premier relève de la méthode : on ne réforme pas contre les gens mais avec, on ne réforme pas en force mais en expliquant, on ne réforme pas en trompant les gens mais en parlant vrai et pour faire adhérer il faut que le changement soit positif pour tous c’est-à-dire juste et équitable, et ce, d’autant plus que l’effort demandé est important. Tout manager d’entreprise ayant travaillé sur la gestion du changement vous le dira.
- La seconde relève des valeurs : soit l’économie est le moyen et l’objectif est l’homme soit le développement économique est l’objectif ; soit l’objectif du politique est d’assurer le progrès de tous soit l’objectif du politique est de mettre en place un environnement dans lequel le chacun pour soi est la règle ; soit nous avons une vision humaniste de la société soit nous avons une vision individualiste ; soit nous aidons les individus à se transcender soit nous renforçons l’individualisme. Les évêques de France, les associations humanistes, François Bayrou nous ont interpellé sur ces sujets.
La méthode :
L’actuel gouvernement se targue d’avoir réformé la France, le bilan est mitigé :
- Si nous regardons la réforme de l’assurance santé, les résultats ne sont pas au rendez-vous et tout reste à faire ;
- Concernant la retraite, nous n’avons eu qu’une demie réforme qui nécessite d’être revue et,
- Les autres réformes ont été bloquées le meilleur exemple étant le CPE.
Pourquoi une telle incapacité ? Certains diront que les français ne veulent pas changer ou que les minorités actives ont empêché le gouvernement de gouverner. Plutôt que de rejeter la faute, ne devrait-on pas changer soi même : toujours plus de la même chose produit toujours plus du même résultat. Concernant la retraite par exemple, la CFDT syndicat réformiste a supporté le gouvernement dans la réforme, en revanche sur les points en suspend comme la prise en compte de la pénibilité, le développement de l’employabilité des plus de 50 ans, aucun progrès n’a était réalisé mettant ce faisant la CFDT dans une situation fragile et l’empêchant de faire adhérer les travailleurs. De même, concernant le CPE, le problème n’était pas dans la création d’un nouveau type de contrat, pour preuve la proposition de Ségolène Royal, mais sur le fait que certains points du projet étaient perçus comme injuste. Avec une négociation le gouvernement aurait pu réussir.
L’approche de Nicolas Sarkozy :
- La réponse qu’il a faite aux syndicats à l’occasion des défilés du 1er mai laisse penser qu’il n’y aura pas de rupture dans la méthode. Les rendez-vous sociaux promis ne changeront pas la donne car, à écouter Nicolas Sarkozy, il aurait déjà tranché. Nicolas Sarkozy semble avoir oublier une chose dans son analyse de mai 68 : le Général de Gaulle a après les événements tiré une leçon, l’une des causes, la cause principal était pour lui le manque d’ouverture de son gouvernement, le manque de négociation. La réforme des régimes spéciaux, la réforme du droit de grève et les autres réformes ne passeront pas sans concertation, souvenons nous des manifestations de décembre 1995.
- Dans son discours Nicolas Sarkozy oppose les retraités du régime général aux retraités des régimes spéciaux, oppose les travailleurs du privé aux fonctionnaires, oppose ceux qui se lèvent tôt aux chômeurs paresseux, oppose les travailleurs aux chômeurs profiteurs, oppose les français de la classe moyenne aux salariés qui gagnent le SMIC qui ne travailleraient pas dure (interview de Nicolas Sarkozy dans le Parisien), oppose les français à la population récemment française. Cette méthode n’est pas conforme à ce qu’il propose dans sa profession de foi « La France a besoin du rassemblement du peuple Français », elle repose sur le principe « diviser pour mieux régner » alors qu’il faudrait « rassembler pour mieux avancer ensemble ».
- Pour l’élection Nicolas Sarkozy a, sur la base d’enquêtes d’opinons, a adapté sont discours à chaque cible (nous ne sommes pas naïf et il n’est pas le seul), il a dans « mon projet » gommé les parties importantes et impopulaire de son programme (baisse de 4 points des prélèvements, franchise en assurance santé…) et a dans sa profession de fois pour le second tour insister sur les valeurs de fraternité, d’humanisme. Si cela est efficace pour être élu, nombreux seront les français qui découvrirons qu’on les a trompés : ceux qui pensent qu’ils gagneront plus car ils pourront travailler plus et dont l’employeur ne proposera pas d’heures supplémentaires ; ceux qui pensent qu’ils pourront plus facilement acheter un logement alors que c’est les prix qui augmenteront, l’accession restant toujours aussi difficile (problème de l’offre et non de la demande). En promettant trop, en promettant une chose, une autre et leur contraire on crée de la déception, on génère de la résistance au changement, on s’empêche de réformer.
- Nombre de réformes proposées par Nicolas Sarkozy ne sont pas « juste ». Même si la notion de justice est relative, il existe des tendances. Par exemple, la création d’une/de franchise(s) en assurance santé pénalise les français les plus fragilisés car proportionnellement le montant de la franchise augmente quand les revenus baisses. De même, la suppression des taxes et impôts sur les heures supplémentaires profitera à ceux qui en font déjà aujourd’hui. Or pour que les réformes qui demandent des sacrifices soient acceptées il faut qu’elles soient justes.
Ségolène Royal fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle aux réformes, au retour de la croissance. La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble.
Les valeurs :
- La suppression de tous ou presque tous droits de succession favorise le patrimoine sur le travail et est contraire aux principes fondateurs du capitalisme. En effet, les fondateurs du capitalisme considéraient que pour que le principe du chacun selon son mérite soit « acceptable » il fallait qu’il soit juste et que donc que tous soient égaux au départ et des milliardaires aux USA font pression sur le gouvernement de G.W. Bush contre un tel projet aux USA. De même, la franchise en assurance santé fait passer les économies devant l’équité, et ce, bien que l’efficacité économique du système soit fortement contestée. De même pour le bouclier fiscal qui favorise le capital improductif sur le capital productif (qui n’en bénéficie pas car générateur de revenus) et sur le travail. Ces réformes ne vont pas dans le sens de « La réussite au services de la solidarité » comme le revendique Nicolas Sarkozy dans sa profession de foi, c’est plutôt une vision qui évoque le « conservatisme compassionnel » des conservateurs américains. François Bayrou l’a dit lors de la présentation de son projet économique : aujourd’hui économie et social doivent se penser ensemble. Pour lui, le rôle du politique est d’assurer une harmonie entre ces deux ordres tout en affirmant la primauté du social sur l’économie.
- Les deux candidats sont d’accord pour dire que la croissance est tiré par les entreprises et que ce faisant, il faut créer un environnement leur permettant de se développer. La différence vient de la répartition de la valeur ainsi créée. La réforme des heures supplémentaires revient à rendre plus attractif pour l’entreprise l’utilisation des heures supplémentaires par rapport à l’embauche, par rapport au partage du travail et conduit à donner plus à ceux qui ont déjà un travail. La baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, soit deux fois plus que Margaret Tatcher en deux fois moins de temps, se traduira inévitablement par moins de redistribution, moins d’équité. A l’inverse, Ségolène Royal et François Bayrou propose une redistribution plus juste et efficace en contrôlant mieux les personnes qui « détournent » le système sans stigmatiser tel ou tel catégorie, sans faire de cas particuliers une généralité et en améliorant la productivité de l’état,
- Lors de ses discours de campagne Nicolas Sarkozy a fait applaudir le mot Karcher ; a dit que la pédophilie, le suicide, l’homosexualité (position de Nicolas Sarkozy non reprise dans la retranscription de son interview) sont d’ordre génétique ; a associé les concepts « identité national » et « immigration » ; a parlé des moutons que l’on égorge dans les baignoires, a dit que « La France n’a pas inventé la solution finale, n’a pas fait de génocide, n’a pas à se repentir et que l’on doit être fier d’être français » ; a repris le discours du front national. C’est propos sont contraire aux valeurs républicaine et humanistes. Pourquoi ? Non parce que tout cela est faux : il faut débarrasser les banlieues des bandes organisées, l’immigration est un sujet qui doit être traité, l’identité nationale est importante, on peut être fier d’être français. On ne peut pas car les mots ont une histoire qu’on ne peut ignorer (Jörg Haider, leader de l’extrême droite Autrichienne a trouvé que les propositions de Nicolas Sarkozy avaient des « relents nauséeux ») car c’est un discours qui divise, c’est un discours de peur, c’est un discours négatif, c’est un discours qui flatte notre animalité plutôt que de nous pousser vers plus d’amour de l’autre : contrairement à ce que Nicolas Sarkozy dit, il n’a pas ramener les électeurs du front national vers la droite républicaine, il a amené la droite républicaine vers la droite nationale. A l’inverse, la beauté du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou c’est l’impression de deux personnes qui voulait plus d’ensemble, plus de fraternité, plus d’amour. Pour Nicolas Sarkozy ensemble semble être un slogan, pour François Bayrou et Ségolène Royal, ensemble c’est une manière d’être.
Vous l’aurez compris, mon choix c’est Ségolène Royal car je pense que si nous souhaitons une France réformé, une France apaisée, une France qui reste un exemple et un moteur d’un monde plus juste, plus humaniste c’est elle qui a le plus de chance de réussir. Je ne suis personnellement investi dans cette campagne comme pour aucune autre, de nombreuses associations de la société civile sont passées outre leur principe de réserve et ont lancé un appel similaire, François Bayrou refuse de voter Nicolas Sarkozy car nous sommes convaincus que la France court, pour la première fois depuis la 5ème république un risque important si Nicolas Sarkozy était élu.
Inversement, fort sur les valeurs, pragmatique dans la mise en œuvre nous pouvons avoir un gouvernement regroupant, de la droite à la gauche, ceux qui veulent aller de l’avant, ceux qui veulent conjuguer social et économie. Nous pouvons écrire une nouvelle page de l’histoire de France. François Bayrou a ouvert le chemin, suivons le plutôt que de le traiter par le mépris. La victoire de Ségolène Royal et l’alliance inévitable avec le courant Bayrou lui donneront l’autorité pour réinventer le changement social, pour faire gagner la France. C’est un pari riche d’avenir. Pour le pays, il mérite d’être tenter.
J’espère par cet appel vous avoir apporté de nouveaux éléments qui vous permettront de prendre une décision plus éclairée, et ce, quelque soit votre choix dans l’isoloir.
01 mai 2007
Vous hésitez entre Royal et Sarkozy, n'hésitez plus !
L'analyse objectives des positions de Nicolas Sarkozy et de ses proches démontrent que Nicolas Sarkozy a renier les valeurs de la droite humaniste et moderne pour se rapprocher de la droite nationale. Par ailleurs, contrairement à ce qu'il voudrait nous faire croire son programme économique est dangereux. A lire de toute urgence avant de voter.
1. La politique économique que propose Nicolas Sarkozy est inefficace, anti-sociale et contraire aux principes du capitalisme. Elle inefficace car ses propositions ne permettront pas à la France de rattraper sont retard de croissance. Sur la periode 1997-2002 la France avait une croissance supérieure à l'Europe, après 2002 c'est l'inverse. Elle inefficace car il ne réduira pas la dette, elle est inefficace car elle crée des distortions des marchés. Elle est anti-sociale car elle se traduira par une répartition du travail encore plus déséquilibrée, elle est anti-sociale car il crée les premiers impôts dégressifs. Enfin elle est contraire au capitalisme car elle privilégie le patrimoine par rapport au travail en nous ramenant au 19ème siecle. Conscient de cela, dans mon projet Nicolas Sarkozy a caché aux Français certaines de ses mesures. Pour en savoir plus :
- Antiéconomique, anti-sociétal et anticapitaliste : les trois antis du programme fiscal de Nicolas Sarkozy
- La suppression des charges et impôts sur les heures supplémentaires
- Le bouclier fiscal à 50% des revenus, hérésie économique !
- La suppression des droits de succession
- Franchise sur les soins médicaux, une mesure inéquitable dangereuse pour la médecine préventive
- Mêmes les échos, journal économique doute des propositions économiques de Sarkozy
- Quel est le vrai programme de Nicolas Sarkozy ?
2. Nicolas Sarkozy c'est l'imposture permanente. Il prétend défendre la valeur travail quand il favorise la valeur patrimoine ; il prétend permettre à chaque Français de devenir propriétaire quand il favorise ceux qui sont déjà propriétaire, il prétend permettre à ceux qui veulent gagner plus de travailler plus alors que ce n'est pas le travailleur qui choisit de travailler plus mais son employeur, combien de travailleur à temps partiel aimerai travailler plus et ne le peuvent pas ! Il prétend restaurer l'autorité de l'état alors qu'il n'ose pas se rendre dans les banlieues de peur des images, il prétend que pour restaurer l'autorité il faut être soi même irréprochable alors qu'il aurait utiliser ses fonctions pour acheter son appartement avec un fort rabais. Pour en savoir plus :
- Nicolas Sarkozy défenseur de la valeur travail, une nouvelle imposture ! la preuve par 3
- Sarkozy veut permettre à chaque ménage d’être propriétaire. Une nouvelle imposture la preuve par 3
- Donner la liberté de travailler plus à ceux qui veulent gagner plus, une imposture démagogue
- Restaurer l’autorité, Sarkozy est-il le mieux placé ? Une drôle d'idée de la démocratie !
3. Sarkozy représente un risque important de dérive vers l'extrême droite. Les exemples de la Pologne, de l'Autriche et de l'Italie montre que en votant pour un candidat de la droite supposée démocratique on peut se retrouver avec l'extrême droite au gouvernement. Un proche conseiller de Sarkozy a dit "Personne ne pourra reprocher à Sarkozy de tuer le FN en faisant de Marine Le Pen une de ses ministres". A la différence de Chirac qui avait mis une barrière infranchissable entre l'UMP et le FN, Nicolas Sarkozy pille le vocabulaire de la droite nationale au point que Le Pen le traite de racaille, Nicolas Sarkozy fait des dérapages qui perturbent certains de ses soutiens, ses troupes appellent à des accords avec le FN et propose la proportionnelle. De son côté le FN a commencé à négocier son ralliement en alternant clin d'oeil et attaque. Pour en savoir plus :
- Nicolas Sarkozy : il faut sauver le soldat Le Pen !
- Sarkozy se bat contre Bayrou et pour Le Pen !
- Droite Nationale, Nicolas Sarkozy persiste et signe
- Droite nationale Nicolas Sarkozy persiste et signe, suite
- Est-ce parce qu'il y a 55% de gens favorables à son ministère que Nicolas Sarkozy a eu raison ?
- Simone Veil n'aime pas le projet de Sarkozy sur l'immigration
- Chasse aux immigrés dans les écoles : le ministre candidat poursuit sa campagne en draguant à la droite extrême
- Sarkozy doublé sur sa gauche par Le Pen !
- Pas de deux entre N. Sarkozy et J.-M. Le Pen : qui seront les cocus ?
- La question d'un accord avec le FN ne doit plus être taboue, Selon un élu de l'UMP
- Selon Sarkozy l’homosexualité serait génétique !
- Gianfranco Fini, Nicolas Sarkozy même combat
- Gianfranco Fini et Nicolas Sarkozy
- Sarkozy ressuscite le nationalisme germanophobe, le nationalisme est au porte de l'Elysée
- Berlusconi - Sarkozy : le jeu des 7 erreurs !
- Pour ceux qui pense que Sarkozy n'est pas Le Penisé
- Même les Sarkozyste doutent de sa stratégie.
- Interpellons Nicoles Sarkozy sur ses projets avec la droite nationale
4. Nicolas Sarkozy est un danger pour la liberté d'expression, pour la démocratie. Il exerce par d'intermédiaires de ses amis un contrôle fort sur les medias (Lagarderre, Bouygue), il fait des pressions fortes sur les médias qui ne lui sont pas inféodés et fait tout pour éviter que la contradiction et les manifestations. Pour en savoir plus :
- Nicolas Sarkozy est contre la liberté de la presse
- Comment Sarko met la presse sous pression
- Nicolas Sarkozy, le règne de la terreur : il menace la direction de France 3 !
- Sarkozy et la liberté des médias
- Nicolas Sarkozy ne supporte définitivement pas la liberté des medias
- Nicolas Sarkozy n'est pas contre tous les medias, il aime la télé toutou !
- Nicola Sarkozy est la contradiction
- Face à la contrariété, le camp Sarkozy retrouve son discours de terreur
- Affaire Azouz Begag : Nicolas Sarkozy à nouveau mis à jour
- Les libertés de la démocratie sont-elles menacées par Nicolas Sarkozy !
- Nouvel acte de censure pré-électoral !
5. Nicolas Sarkozy c'est l'art de la confusion, du mensonge par omission, des promesses non tenues, du rejet de ses échecs sur les autres. Nicolas Sarkozy a élevé à l'état d'art la confusion. Il dit tout, son inverse et le contraire. Cela lui permet d'avoir réponse à tout, de toujours faire ce qu'il dit (ou pour les électeurs de ne pas avoir ce qu'ils attendent), de ne pas être contrarié. Quand sa politique tout sécuritaire est mise à mal, il détourne le sujet et accuse les autres de laxisme. Pour en savoir plus :
- Sarkozy, ou l'art de la confusion, par Eric Fassin
- Mon projet : mensonge par omission !
- Le pact écologique de Nicolas Hulot : Nicolas Sarkozy tiendrat-il parole ?
- Imposture et le côté obscure de la Sarko-Force
- Nicolas Sarkozy essaye de noyer le poisson pour son appartement de l’île de la Jatte
- Le chômage, qui croire !
- Sarkozy pris en flagrant délit de mensonge par Matignon
- L'affaire de l'école maternelle : au delà des polémiques, les faits.
- L'affaires de la maternelle Rampal, nouveaux éléments. Sarkozy pris en flagrant délit !
- Gare du Nord : Comment a-t-on pu en arriver là !
- Comment a-t-on pu en arriver là : la violence engendre la violence !
En conclusion, Nicolas Sarkozy est dangereux pour la France :
- Le côté obscure de la Sarko-force
- Analyse psychiatrique de Nicolas Sarkozy
- Azouz Begag : Nicolas Sarkozy est "un homme dangereux"
- Nos voisins jugent eux aussi que Nicolas Sarkozy est dangereux !
Et pour la distraction : S.A.R.K.O. : Il est S... SUPER MENTEUR, Il est A... ACCUSATEUR, Il est R... RATISSE LE PEN, Il est K... QU’APPORTE LA HAINE, Il est O Oooh !-Oooh !