30 mars 2008
Détournement de fonds, le nom de Sarkozy cité
Me Gumery, conseillé du collectionneur d'art Jean Hamon, a produit une lettre signée par Nicolas Sarkozy datée du 13 octobre 2004, qui attesterait selon lui de sa connaissance du dossier Hamon, affaire dans laquelle André Santini, le secrétaire d'Etat à la fonction publique, est mis en examen. A cette époque Nicolas Sarkozy présidait le conseil général des Hauts-de-Seine. L'avocat souhaite aussi l'audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine.
Selon Me Gumery, les faits délictueux reprochés à M. Santini pourraient concerner également Nicolas Sarkozy. Il réclame que la juge d'instruction Nathalie Andreassian enquête sur les flux financiers autorisés par Nicolas Sarkozy, quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine.
Rappelons que, juste après son élection, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il défendrait l’impartialité de l’état. Suite à ces déclarations, on avait été surpris de la nomination de André Santini au gouvernement alors que le nouveau secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics". On comprend peut-être mieux aujourd’hui la nomination de Santini !
20 février 2008
Santini : troisième épisode
La Cour de cassation a confirmé mercredi la mise en examen du secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique André Santini, pour des infractions financières présumées dans le cadre de la création de la fondation d'art contemporain Hamon.
La cour d'appel de Versailles avait déjà confirmé, le 26 septembre 2007, la mise en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées et avait rejeté la requête en annulation de procédure déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général.
Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics".
Faut-il attendre le quatrième épisode pour que le ministre, le premier ministre ou le président tirent la conclusion de ce feuilleton ? C'est à craindre !
14 janvier 2008
Pourquoi Bolloré a-t-il de telles largesses pour Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy se défend de toute collusion d’intérêt entre lui et Vincent Bolloré. Lors de ses premières vacances aux frais du milliardaire, la presse et le net avaient montré le contraire. Après les secondes, les doutes augmentent. Faits nouveaux :
Vincent Bolloré a annoncé 21 décembre, soit peu de temps avant le départ en vacances de Nicolas Sarkozy dans son jet privé, la signature d’un accord avec Pininfarina pour produire une voiture électrique. Or, coïncidence, le gouvernement a signé, le 26 décembre, un décret instituant une prime de 5 000€ a tout acheteur d’un véhicule propre. Ce petit coup de pouce devrait bien aider Vivent Bolloré dans son nouveau projet et le responsable produit chez Pininfarina admet : "il est évident que c’est un plus formidablement intéressant".
Toute personne qui oserait poser une question, qui aurait un doute, voire verrait une collusion serait un esprit tordu qui verrait le mal partout !
19 octobre 2007
Après Santini, un nouveau ministre en difficulté avec la justice
Sauvé par le parquet d'une plainte pour "favoritisme" Bernard Laporte serait maintenant en difficulté avec le fisc pour des infractions pouvant revêtir une qualification pénale. Notre omniprésident, apôtre de l'impartialité de l'état, lui a apporté son soutien et va sans doute le nommer au gouvernement. Santini se sentira sans doute moins seul !
Bernard Laporte n'est malheureusement pas seulement connu pour ses exploits en rugby, mais aussi pour son affairisme et sa faible éthique dans ce domaine.
Bonne nouvelle, le parquet vient de classer sans suite une plainte contre Bernard Laportepour "favoritisme" dans le cadre de l'affaire du casino de Gujan-Mestras* (Gironde).
La plaignante, Frédérique Ruggieri, citait notamment le rôle joué en 2005, selon elle, par Bernard Laporte, alors qu'elle tentait d'obtenir une autorisation pour exploiter des machines à sous. Elle indiquait que M. Laporte avait proposé son intervention dans le dossier, en faisant valoir son amitié avec Nicolas Sarkozy, et suggéré une compensation financière.
Toutefois Bernard Laporte n'est pas tiré d'affaire. En effet, L'Equipe Magazine révèle l'existence d'un rapport de la direction nationale des enquêtes fiscales mettant en cause ses investissements dans une vingtaine de sociétés. Les enquêteurs du fisc auraient dénombré, après avoir effectué une quinzaine de perquisitions dans ces sociétés, plusieurs infractions susceptibles de revêtir une qualification pénale.
Après Santini, Laporte et peut-être bientôt Tapie : l'impartialité selon Sarkozy laisse dubtatif. Merci monsieur l'omniprésident, nous ne sommes pas déçu !
* Rappelons que Libération dans son édition du 24/03/2007 et le Canard Enchaîné dans son édition du 25/04/2007 révélaient qu’une plainte contre X avait été déposée dans laquelle le Ministère de l’Intérieur était accusé d’avoir fait preuve de favoritisme à l’égard des groupes Barière et Partouche dans cette même affaire.
12 octobre 2007
Sans suite dans l'affaire de l'appartement de Sarkozy, l'histoire était écrite, la faillite morale
Comme tous les gens avertis le prévoyaient, la plainte contre Sarkozy a été classée sans suite. Merci au procureur de Nanterre, le juge Courroye, proche de Sarkozy et qui a su s'entourer d'hommes de confiances.
Dans la définition de la dictature, il y a la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'une personne !
voir :
-
Nicolas Sarkozy essaye de noyer le poisson pour son appartement de l’île de la Jatte.
- Sarkozy: la faillite morale.
09 octobre 2007
Affaire Copé : même la droite s’inquiète de cette dérive
Comme nous le révélions dans un billet récent, l’embauche de Copé par un cabinet d’avocat d’affaires pose des questions. Même la droite UMP s’interroge :
- Le président de l’assemblé déplore en privé ce mélange des genres ;
- La ministre Christine Lagarde considère que « cette situation va être difficile à gérer pour Copé et son cabinet » et d’ajouter que « Aux Etats-Unis, ça n’aurait pas été possible » ;
- Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, considère que « ce que fait Copé s’apparente à du trafic d’influence ».
Alors quand notre omniprésident, défenseur de l’impartialité de l’état, va-t-il démettre ce troublions ? Que Copé se rassure, ce n’est pas pour demain. Il y a même des hommes de droite qui le défende : « la profession d’avocat n’a jamais été incompatible avec un mandat parlementaire (…). Les électeurs ont le droit de nous faire perdre, pas de nous faire crever de faim ». Les français au SMIC apprécieront quand on sait que Copé gagnait plus de 6 700 euros net par mois et que pour eux pas de coup de pouce !
29 septembre 2007
Copé, flagrant délit de conflit d'intérêt potentiel
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'assemblée, vient de rejoindre à temps partiel une des plus importants cabinet d'avocat d'affaires de Paris qui a par exemple travaillé sur la fusion Suez GDF. Il s'est engagé à ne pas s'occuper de dossiers liés à l'État ou à ses fonctions passées et actuelles.
Faisons lui le crédit du doute, mais cette promesse sera difficile à tenir car en tant que ministre du budget sous Villepin, il a eu des informations fiscales sur les plus grandes entreprises et qu'avec sa fonctions actuelles il a accès à des information privilégiées.
Le mélange des genres, c'est l'impartialité selon notre omniprésident.
28 septembre 2007
Indulgence 0 pour les condamnés, auto amnistie pour les Présidents
Nicolas Sarkozy souhaite étendre la réforme du droit pénal des affaires aux élus locaux, et ce, alors que ces derniers ne demandent rien. En effet, depuis juillet 2000 seuls les élus qui ont « violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité » en bénéficieraient.
Quel objectif a Nicolas Sarkozy ? Envoyer à la poubelle les vielles affaires de marchés truqués, d’emplois fictifs (comme promis à Chirac pour son soutien) et autres détournement comme l’achat d’un appartement en septembre 1997.
Deux précautions valent mieux qu'une. En effet, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions d'achat par le couple Sarkozy d'un appartement avec une réduction de 300 000€ par un promoteur important de Neuilly. Certes, le procureur de Nanterre, Courroye, compte parmi les proches de Sarkozy et il a était déjà vue deux fois à l'Elysée, certes le procureur Courroye à écarté l'ancien chef de la section financières pour le remplacer par un magistrat de confiance; on ne sait jamais !
C’est ça l’impartialité de l’état, c'est ça la séparation des pouvoirs selon notre omni-président.
Sarkozy-Tapie : remerciement pour service rendu aux frais de l'Etat
Bernard Tapie qui a appeler à voter pour Nicolas Sarkozy devrait bientôt recevoir sa récompense si on en croit ses proches.
En effet, les empêcheurs de tourner en rond ne sont plus là pour que le différent entre l'Etat (le CDR et l'EPFR) chargé de liquider le feu Crédit Lyonnais. L'ancien président du CDR vient de partir à la retraite et devait être remplacé par un haut fonctionnaire de la Caisse des Dépôts. A la dernière minute c'est un autre candidat qui prend la place après approbation par l'Elysée. Concernant l'EPFR, son président qui s'attendait à être reconduit à lui aussi était remplacé à la dernière minute.
Le prochain mouvement devrait être un revirement des nouveaux Sarko-Dirigeants avec un argument de façade du type "il vaut mieux un arrangement que de retourner devant la justice".
Encore une démonstration de l'impartialité de l'état selon notre omni-président.
Nous espérons nous tromper. Mais une fois de plus, nous ne serons pas déçu.
26 septembre 2007
Mise en examen confirmée contre Santini
La cour d'appel de Versailles a confirmé, mercredi 26 septembre, la mise en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées.
Elle a rejeté la requête en annulation de procédure déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat général. Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été mis en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics".
Est-ce ainsi que Nicolas Sarkozy entend développer un état impartial ?