04 mai 2008
Joyeux anniversaire : Chapitre 1, l’économie et la réforme
La réalité est exigeante : on essaye de la cacher elle revient, elle est comme l’inconscient il ne peut s’empêcher de refaire surface. Pendant un an Sarkozy à essayer de nous faire croire que son programme économique était le bon, mais rien n’y fait, les faits sont là pour démontrer au combien son programme était inadapté et la France continue à faire moins bien que les autres Européens. Sarkozy nous parlait d’un cercle vertueux, nous avons une descente aux enfers.
Le choc de confiance :
6 mai 2007, les clignotants économiques sont au vert, aucune raison de creuser les déficits publics pour soutenir l'activité. Cela n'a pas dissuadé Nicolas Sarkozy de mettre en oeuvre immédiatement le plan de baisses d'impôts massives sur lequel il avait fait campagne, en tout, de l'ordre de 15 milliards d'euros de pertes de recettes fiscales pour l'Etat en année pleine, un peu moins de 1 % du produit intérieur brut (PIB). Cette politique allait à l'encontre des engagements de la France vis-à-vis des instances européennes, mais elle allait provoquer un tel "choc de confiance" que le rebond de la croissance qui en résulterait doperait au final les recettes fiscales et sociales, amenant rapidement le retour à l'équilibre des finances publiques.
Un an après, pas de trace de "choc de confiance". Bien sûr, la politique de Nicolas Sarkozy n'est pas seule en cause: la crise des subprime et la hausse des prix des matières premières pèsent lourd dans cet état de fait. En revanche, les conséquences négatives qu'on redoutait d'une politique fiscale favorable surtout aux plus aisés commencent à se concrétiser :
- le taux d'épargne des ménages a gagné presque un point entre 2006 et 2007, passant de 15,4 % des revenus à 16,3 % ;
- le déficit commercial de la France a bondi, passant de 30 milliards d'euros en 2006 à 39 en 2007 et c'est surtout vis-à-vis du reste de l'Europe que le trou s'est creusé, aggravant une tendance déjà marquée depuis 2002.
- l'emploi s'est beaucoup accru en 2007. Mais cette dynamique a brutalement
pris fin à l'automne : selon l'Insee, le rythme des créations d'emplois a été
inférieur à 0,1 % par mois sur les trois derniers mois connus - décembre
2007, janvier et février 2008 -, soit moins de la moitié du rythme enregistré
l'an dernier. Le ralentissement de la conjoncture joue bien sûr un rôle
important dans cette dégradation, mais la puissante incitation qui existe
désormais à faire effectuer des heures supplémentaires par les salariés déjà en
poste dissuade également les entreprises d'embaucher. En tout cas, l'Insee ne
prévoit plus de baisse du chômage cette année.
Ainsi, comme nous le prévoyons il y a un an, la politique économique de Nicolas Sarkozy n’a pas permis de redresser la France qui reste parmi les moins bons élèves de l’Europe : une croissance en berne, un emploi qui stagne et un pouvoir d'achat qui recule, tandis que les déficits sont en forte hausse, tant du côté des comptes publics que des comptes extérieurs. Cette performance vient d’être saluée par l’Europe qui vient de nous mettre un carton jaune ! Dure réalité.
Le pouvoir d’achat :
L’échec de la politique économique fait que Nicolas Sarkozy se retrouve coincé. Compte tenu de l'ampleur des déficits publics français et de la colère suscitée chez nos voisins par les mesures unilatérales prises l'an dernier, les marges de manoeuvre sont très limitées pour une nouvelle impulsion budgétaire susceptible de relancer l'activité. Un soutien du pouvoir d'achat des plus démunis, premiers touchés par la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation sera difficile : le RSA a minima sera financé par un transfert de l’aide aux démunis vers ceux qui le sont un peu plus ! L'accélération de la hausse des prix fait que le revenu moyen de chaque Français va - officiellement - baisser en 2008 pour la première fois depuis... 1984 !
Les réformes :
Pour réformer il y a deux conditions : la justice sociale et des budgets. Or en un an, la politique de Nicolas Sarkozy a fait reculé la France sur ces deux aspects. Le budget 2007 est marqué par un basculement significatif vers une moins grande justice sociale :
- l'impôt sur le revenu, payé par la moitié la plus aisée des Français, n'a rapporté que 0,5 % de plus qu'en 2006 soit une baisse en termes réels (la croissance nominale du PIB a été de 4,1 % en 2007).
- les rentrées de TVA, payée par tous les Français et, en proportion de leurs revenus, surtout par les plus modestes, ont gonflé de 4 %.
Un basculement qui devrait s'amplifier encore cette année, avec en plus une baisse prévue de 10 % des rentrées d'impôts en capital due aux réformes des donations et successions incluses dans le paquet fiscal de l'an passé. Tandis que, paradoxalement, le regain d'inflation devrait booster les rentrées de TVA, indexée sur les prix des produits, qui devraient croître de plus de 5 %... Aggravant ainsi le caractère très peu progressif du système fiscal français.
Le paquet fiscal de 2007 est non seulement économiquement inefficace, il limite surtout sévèrement la capacité du Président à mener les réformes structurelles qui devaient transformer en profondeur le pays et notamment son appareil d'Etat et ses politiques publiques. En effet, le gouvernement cherche en priorité des économies à court terme alors que les réformes commencent toujours par coûter cher dans l'immédiat, n'amenant des économies que par la suite. D'où les annonces variées auquel on a assisté ces dernières semaines, avec la suppression de la carte familles nombreuses à la SNCF, l'amputation des allocations familiales, le déremboursement par la Sécurité sociale des lunettes, la suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les seniors, les suppressions de postes dans l'Education nationale... Une telle approche de la "réforme" ne peut en outre que braquer de multiples groupes sociaux, même dans la clientèle traditionnelle de la gauche. Les députés de droite, tout comme les commerçants et les petits patrons qui soutiennent les réformes, veulent toujours faire baisser les dépenses publiques, à condition toutefois qu'on ne touche pas aux hôpitaux, aux écoles, aux perceptions, aux tribunaux, aux bureaux de poste qui sont dans leur circonscription ou dans leur zone de chalandise... L'austérité risque fort de tuer les réformes.
Sarkozy nous annonçait un cercle vertueux : la baisse des impôts devait
créer un choc de confiance, le choc de confiance devait accélérer la croissance
et la croissance devait faciliter la mise en oeuvre des indispensables réformes
structurelles à venir. Nous avons l'inverse : la baisse des impôts
impose une réduction des dépenses, la volonté de réduire à court terme les
dépenses publiques, va aggraver le ralentissement de l'économie empêchant de
financer les réformes. Sarkozy à définitivement un zéro pointé en économie. Nous
aurions aimé nous tromper, nous avions malheureusement raison !
20 janvier 2008
Mauvais premier bulletin pour Sarkozy
Le Financial Times, peu connu pour ses complaisances pour la gauche, vient de noter notre Omniprésident. Résultat peu brillant avec un 6/10 : beaucoup de communication et de manipulation, peu de résultats significatifs. Il est temps pour Nicolas Sarkozy de quitter ses habits de candidat pour endosser le costume de président et se préoccuper moins de la communication et plus de l’essentiel.
Communication : 9 sur 10. Nicolas Sarkozy dispose d’un incroyable talent pour faire passer ses idées auprès d’un public sceptique. C’est un communicateur né, à la hauteur d’un Bill Clinton ou d’un Tony Blair. Il a transformé les termes du débat politique.
Intelligence tactique : 8 sur 10. Nicolas Sarkozy est parvenu à damer le pion à ses opposants. Il a rallié à lui les poids lourds du Parti socialiste et il fait preuve d’une grande habileté avec les syndicats. Il lui faut maintenant mettre cet avantage tactique au service d’une stratégie.
Vision stratégique : 7 sur 10. Nicolas Sarkozy a identifié les principaux problèmes de la France et a exposé un projet de réforme particulièrement séduisant. Il a raison d’insister sur une réforme des marchés du travail et des biens et services. Mais il doit aussi s’attaquer aux excès de corporatisme et d’étatisme. Que recouvre sa “politique de civilisation” ?
Diplomatie : 6 sur 10. Nicolas Sarkozy s’est raccommodé avec Washington, ce dont on ne peut que se féliciter. Il a également joué un rôle important dans la résolution de la crise institutionnelle européenne. Toutefois, sa position sur la question des droits de l’homme a été affaiblie par sa recherche constante d’avantages commerciaux.
Cohérence intellectuelle : 4 sur 10. La cohérence n’est pas le fort de Nicolas Sarkozy. Par exemple, il accuse des fonds souverains étrangers d’investir dans un but autre qu’économique tout en demandant au fonds souverain français de faire la même chose. Nicolas Sarkozy ferait bien de se replonger dans un manuel de théorie des échanges commerciaux.
Discipline budgétaire : 4 sur 10. La décision de baisse d’impôts de Nicolas Sarkozy paraît plus avisée aujourd’hui que l’été dernier. Mais le président s’est privé de toute marge de manœuvre en cas de détérioration de la conjoncture.
Résultats : 3 sur 10. Nicolas Sarkozy n’en est encore qu’au début de son quinquennat, mais ses efforts n’ont pas donné pour l’heure beaucoup de résultats. Le ralentissement de l’économie mondiale n’arrange rien. Nicolas Sarkozy possède un goût immodéré pour les solutions gadget aux problèmes complexes. Il aurait tout intérêt à leur préférer plus souvent l’application de principes de bon sens.
Esprit d’équipe : 2 sur 10. Nicolas Sarkozy a constitué une équipe talentueuse. Mais il veut jouer à tous les postes et marquer tous les points. Au niveau européen aussi, Nicolas Sarkozy monopolise le ballon.
Retour sur investissement final : 6 sur 10. Nicolas Sarkozy possède une énergie phénoménale et un très fort potentiel. Il a créé le climat le plus propice à une réforme de la France depuis une génération. Mais il est vite surexcité et se laisse trop facilement distraire par les feux des projecteurs.
Merci à Cannella
Dans ces conditions, sa baisse dans les sondages est encore plus grave qu’il n’y paraît. A quel niveau serait-il s’il n’était pas un bon communicant et manipulateur !
Courrier International (11 Janvier 2008).
20 novembre 2007
Français et croissance pris en otage par l’état
La gestion du gouvernement de la réforme des régimes spéciaux démontre son incapacité à réformer la France. Une gesticulation qui coûte cher aux français. Démonstration.
Afin de montrer ses muscles le gouvernement a joué la confrontation. Cette politique a conduit à un pourrissement de la situation et permet à la base de réver d’un second décembre 1995. Cette situation affaiblit les syndicats réformistes (CFDT, CFTC et CGC entre autres) qui sont d’accord pour réformer les régimes spéciaux. Par exemple, les appels à la fin de la grève dans les transports lancés, François Chérèque, n'ont pas été oubliés par les manifestants. Le secrétaire général a été hué "Chérèque avec les patrons !", "Sarkozy-Chérèque, même combat !", "Chérèque, pas de couteau dans le dos", ont-ils lancé alors que M. Chérèque quittait le cortège en courant, protégé par son escorte.
- Pourquoi le gouvernement a attendu la veille de la grève pour accepter les conditions demandées depuis plus de 2 mois par les syndicalistes ?
- Pourquoi le gouvernement a un double discours : nous sommes ouvert à la discussion d’un côté, nous ne reculerons pas de l’autre ?
- Pourquoi le gouvernement d’un côté met en avant l’équité alors que par derrière il est prêt à accorder des conditions qui permettent dans les faits d’annuler les effets de la réforme comme c’est déjà le cas pour les conducteurs de trains (voir "Réforme des régimes spéciaux : le gouvernement crée des régimes sur mesure") ?
La seule explication rationnelle est le plan de communication de notre omniprésident qui souhaite se forger une image comme nous l’annoncions dans notre billet "Réforme des régimes spéciaux : juste un nouveau plan de com !" du 13 octobre.
Sarkozy bombe le torse face aux grévistes
envoyé par rue89
Or la stratégie déraille :
- la grève dure avec des conséquences économiques importantes (entre 300 et 400 millions d’euros par jour, soit entre 2 et 3 milliards) au regard des gains attendus (quelques centaines de millions d’euros),
- Les syndicats sont débordés par leur base et n’arrivent pas à mettre fin à la grève,
- …
et ce sont les français, les usagers comme Nicolas Sarkozy les appelle, qui en supportent les conséquences. Tous les jours, se rendre au travail est une aventure ; les émissions de CO2 augmentent du fait des bouchons à n’en plus finir ; la croissance et donc le pouvoir d’achat sont amputés du fait du coût de la grève sur l’économie.
La situation actuelle est, malheureusement, la démonstration de ce que nous avions prévu durant la campagne (voir "Lettre aux français qui hésitent") : "on ne réforme pas contre les gens mais avec, on ne réforme pas en force mais en expliquant, on ne réforme pas en trompant les gens mais en parlant vrai et pour faire adhérer il faut que le changement soit positif pour tous c’est-à-dire juste et équitable". C’est aussi la démonstration de l’inefficacité de la méthode Sarkozy : beaucoup d’agitation et peu de résultat, essayer de créer un choc de confiance en injectant 15 milliards d’euros et dans le même temps pénaliser l’économie de plusieurs milliards d’euros, résister face au cheminots lâcher face aux pêcheurs (75 millions), aux les agriculteurs (140 millions d’euros), les routiers (182 millions en 2004).
Est-ce la fin de l’état de grâce ?
20 octobre 2007
Réforme des régimes spéciaux : le gouvernement crée des régimes sur mesure
L'objectif de la réforme était les finances de l'état, l'équité et un plan de communication pour notre omniprésident. Après avoir renoncé sur les finances, le gouvernement vient de reculer sur l'équité. Il ne reste plus que la communication ! Mais n'est ce pas le plus important pour Sarkozy !
Le Premier ministre François Fillon a répété vendredi que l'allongement de la durée de cotisation "est un sujet qui n'est pas négociable". "Cette réforme je m'y suis engagée, nous la ferons", a réaffirmé Nicolas Sarkozy à Lisbonne. "J'ai toujours dit que nous avions des priorités sur lesquelles nous ne pouvions pas céder mais qu'il y avait matière à négocier", a-t-il toutefois nuancé.
La réalité semble toutefois bien différente. Après la mobilisation forte à la SNCF, le gouvernement est prêt en coulisse à céder, même sur les sujets soit disant non négociables. En effet, afin de diviser les syndicats, un système de bonification (renommé pour la circonstance épargne temps avec abondement de l’entreprise) et la prise en compte des primes qui, jusqu'ici n'entraient pas dans l'assiette de calcul de la retraite, permettront aux conducteurs de continuer à partir à 50 ans à la retraite, et ce même pour les nouveaux embauchés. Ayant obtenu un régime de retraite sur mesure, la Fédération générale autonome des agents de conduite, a appelé à la reprise du travail.
Nous annoncions la semaine une réforme à minima qui ne résoudrait
pas les problèmes de déficit ; aujourd’hui c’est le service minimum sans l’équité.
Il ne reste plus que la communication ! Encore une victoire de notre
omniprésident.
13 octobre 2007
Réforme des régimes spéciaux : juste un nouveau plan de com !
Une réforme pour l’affichage qui risque de coûter à l’état et ne résoudra en rien les problèmes économiques de la France.
M. Sarkozy "est dans une logique d'aboutir (…) Il n'y aura pas de recul possible", affirme Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée. Il écarte aussi tout scénario "à la 1995", avec l'installation durable d'un mouvement social : "La France, dit-il, a changé, et nous sommes déterminés." Le gouvernement a choisi, avant le 18 octobre, d'afficher sa fermeté."Cette réforme se fera, répète Xavier Bertrand à ses interlocuteurs syndicaux. On peut discuter sur les termes mais elle se fera." Voici pour le discours officiel.
En priver le discours est carrément guerrier "Si les syndicats veulent l’épreuve de force, je suis prêt. Deux mois sans train eh bien ! Ce sera deux mois sans train. Où plutôt deux mois sans cheminots. Moi j’imposerais le service minimum, avec l’armée s’il le faut."
Voila pour la communication, mais quel est l'objectif ? Pourquoi tant de précipitation ? Pourquoi une déclaration de guerre ? Va-t-on sauver avec cette réforme la France de la faillite que nous prédit Fillon ?
Non, il ne s’agit en fait pas d’argent. Les calculs de Bercy démontrent que les gains seront très limités et très loin des 5 milliards que l’état dépense pour les régimes spéciaux. Certains, un conseiller de Fillon, pensent même que cette réforme coûterait à l’état. Rappelons nous de la réforme des retraites précédente d’un certain Fillon qui n’a jamais dégagé les bénéfices attendus voir qui a aggravé la situation. En effet, sur les 5 milliards avancés, 4 financent les déséquilibres démographiques des professions concernés, déséquilibre qu’aucune réforme ne pourra résoudre sauf à embaucher des cheminots ! Pour le milliard restant, comme le gouvernement souhaite conserver les statuts particuliers (taux de cotisation, bonifications, pension minimum…) et exclus un certain nombre de régimes de la réforme, le gain sera réduit. En revanche les coûts des contreparties se traduiront par une charge supplémentaire pour l’état de l’ordre de 2 milliards.
Comme pour tous les sujets traités par l’omniprésident, l’objectif est un objectif d’affichage politique pour montrer à ses électeurs qu’il tient ses promesses et qu’il incarne bien la rupture. Ses déclarations guerrières que nous rappelions ci-dessus le montre, mais elle ne sont que de l’esbroufe car il sait que les syndicats accepteront, après avoir montré leur désaccord pour la forme, cette réforme à minima car ce principe d’équité est accepté par tous et faisait partie du programme de tous les candidats sérieux. Mais les vrais sujets ne seront pas abordés (prise en compte de la pénibilité du travail, maintenir les seniors au travail…), des iniquités subsisteront (régime des parlementaires et des militaires) et nos déficits continueront d’augmenter.
09 octobre 2007
La grande braderie des actifs de l’état : preuve de l'incompétence économique du gouvernement
Afin de remettre à flot un état au bord de la faillite après plus de cinq ans de gouvernement d’une droite archaïque, le gouvernement vend les bijoux de famille.
Cela pourrait être une bonne gestion lorsque l’on sait que l’on ne prend pas en compte les actifs des états dans l’analyse de leur solvabilité mais que la dette, mais faudrait-il que le prix de vente soit convenable !
La critique vient du président de la commission des finances du Sénat, le centriste Jean Arthuis, qui fait part de son inquiétude dans Le Figaro de voir l’état contraint de payer des « loyers démesurés » pour des locaux vendus à des sociétés privées et de dire que dans ces conditions « faire baisser la dette serait un leurre ».
Le Canard Enchaîné a révélé dans plusieurs articles le niveau de la braderie. Par exemple, il mentionne un bien vendu en avril 2007 à une société qui le revendait 4 mois plus tard avec une bénéfice de 12%, soit un rendement annuel de 40% !
Un nouveau maquillage des comptes d’une droite inefficace que les français vont payer cher !
04 octobre 2007
Heures Sup défiscalisées : les entreprises rechignent, le gouvernement revoit à la baisse ses prétentions
Une fois de plus, notre omniprésident est trahi par les siens. Mais comme ne saisse de le répéter le petit Nicolas : tous des cons sauf moi !
La première salve est venue de la presse économique. La Tribune ose écrire en première page : « Heures sup défiscalisées : les entreprises pas emballées ». Même optimisme dans les Echos : « Accueil tiède des patrons de PME aux heures supplémentaires défiscalisées » qui en plus ajoute « une source de tension potentielle dans les entreprises » comme nous le soulignions dqns un billet. Même l’organe officiel de l’omniprésident, Le Figaro fait part de ses doutes : « Les chefs d’entreprise interrogés par Le Figaro sont assez sceptiques, soit parce qu’ils jugent le dispositif trop complexe, soit parce qu’il ne prévoient pas de recourir aux heures supplémentaires ».
Ce faible enthousiasme est partagé par le gouvernement qui, dans le budget 2008 a revu à la baisse le coût du paquet fiscal voté en juillet de plus de 4 milliards, baisse que la ministre des finances explique entre autre par une baisse du coût de la défiscalisation des heures sup, coût qui avait été pourtant calculé de manière conservative sur la base des heures sup effectuées en 2006.
La réalité semble reprendre ses droits face au volontarisme et à l’agitation de notre omniprésident !
01 octobre 2007
Heures sup, la preuve de l'arnaque de Sarkozy
Je travaille dans une entreprise qui a profité de la loi sur les 35h pour mettre en place une modulation du temps de travail, et ce, au bénéfice tant de l’entreprise que des employés. Aujourd’hui, les employés en payent le prix de cette politique gagnant/gagnant et « travailler plus pour gagner plus » n’est pour eux qu’un slogan car rien ne change. Retour sur image.
Lors des discussions sur la mise en œuvre des promesses de notre omniprésident, le problème était de limiter le coût en évitant les dérives de patrons voyous et les effets d’aubaines. Une promesse étant une promesse, il était hors de question de ne pas la mettre en œuvre, les limitations étaient donc indispensable afin de limiter les effets négatifs d’une mesure inutile que de nombreux économistes considéraient comme une ineptie totale.
Ce faisant, le gouvernement a apporté la preuve que la proposition de Sarkozy était mauvaise, a démontré son manque de courage en n’en tirant pas les conséquences et, pire, a pris le risque de décevoir nombre de travailleurs et de briser le choc de confiance que Sarkozy souhaitait créer.
Après la remise en cause par le conseil constitutionnel d’une partie de la loi sur la déduction des intérêts, nous avons une nouvelle preuve que les promesses du future omniprésident étaient purement démagogique !
15 juillet 2007
Dépenser plus sans s'endetter plus : mission impossible
Alors que Nicolas Sarkozy met en œuvre ses cadeaux fiscaux au profit des plus riches, la réalité se rappelle aux bons souvenirs du gouvernement : alourdissement de la dette de 34 milliards au premier trimestre et un endettement qui dépasse de nouveau les 65% du PIB. La répartition des rôles entre Nicolas Sarkozy et François Fillon est donc claire : à Nicolas Sarkozy dépenser plus en mettant en œuvre ses promesses à François Fillon désendetter la France en reprenant aux moins riches.
Afin d’afficher des résultats satisfaisants, le gouvernement précédent, selon une pratique courante, et son ministre des finance Thierry Breton avaient manipulé les chiffres pour ramener la dette en dessous de 65% du PIB. La réalité étant autre et la comptabilité ayant la tête dure, le premier trimestre 2007 a vu ressurgir une partie de la dette cachée nous ramenant au dessus des 65% et réduisant en un trimestre la moitié du gain annoncé.
Mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui vient de faire voter le « paquet fiscale » pour un coût annoncer de 13,6 milliards d’euros, chiffre que tous les économistes, les politiques y compris ceux de l’UMP savent sous évalué (par exemple, le calcul ne prend pas en compte le transfert de l’intérim, des contrats à durée déterminé et d’embauche vers les heures supplémentaires augmentant le coût de la mesure et creusant les autres déficits : chômage, sécu…). Lors des discussions à l’assemblé, certains députés de la majorité, notamment ceux du Nouveau Centre, ont essayé de faire évoluer le projet de loi, mais c’était peine perdue « Le candidat Nicolas Sarkozy s’est engagé explicitement. Nous devons respecter cet engagement » explique le président du groupe UMP ; a quoi sert alors le parlement ! De même, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire la visite de Nicolas Sarkozy aux ministres des finances de l’Europe n’est pas le succès dont les médias parlent : « Sarkozy n’a pas obtenu un quitus, simplement un délai de grâce. » selon un fonctionnaire de la commission qui ajoute « nous venons de renouer les fils avec la France (…) ce n’est pas le moment de déclencher une nouvelle crise. D’autant que nous n’avons aucun moyen de sanction. ». Le Soir (quotidien Belge) de commenter : « Prôner l’Europe et transgresser ses règles ? il est trop tôt pour faire le bilan de Sarkozy ». Rendez-vous est pris pour septembre quand la France présentera un programme de stabilité actualisé.
Toutefois, après le paquet cadeau qui profitera aux plus aisés, les sacrifices vont arriver en septembre : réduction du nombre des fonctionnaires, franchises médicales de 60 euros, réforme des retraites, TVA sociale… mais interdit d’en parler, la leçon de la TVA sociale a servie. François Fillon qui souhaiter parler des franchises médicales dans son discours à l’assemblé a été bloqué par Nicolas Sarkozy « Il faut encore consulter, (…) il n’y a as de raison de se précipiter, d’autant plus que ce ne sera applicable qu’en 2008. Il vaut mieux annoncer les mauvaises nouvelles après l’été. ». De même, la plupart des ministres des finances se demandent où Junker a trouver dans les propos de Sarkozy le fameux « l’ambitieux programme de réformes structurelles. » ne voyant qu’une réduction du nombre de fonctionnaires. Ce travail, c’est François Fillon qui devra le faire avec le gouvernement. Nous lui souhaitons bon courage ! Quant aux français, profitons des vacances car le réveil risque d’être dure en septembre.
01 juillet 2007
Projets Fiscaux : qui croit à leur efficacité ?
Nous soulignons il n’y a pas si longtemps le doute des économistes sur les mesures fiscales de Nicolas Sarkozy, ils ne sont manifestement pas les seuls et des membres éminents du nouveau gouvernement, même à son plus haut niveau, doutent eux aussi.
Qui a, par exemple, dit en mai 2004 : « l’impact récessif d’une hausse de la fiscalité des ménages provient de la TVA, dont une hausse de 1 point peut donner lieu à 0,9 point de croissance en moins. » ? Le ministre de l’économie, qui aujourd’hui est président de la république.
La TVA sociale, que notre nouveau
président veut mettre en œuvre, était pour lui porteurs de tous les mots de la
terre :
- outre le caractère récessif évoqué ci-dessus
- il craignait que la « hausse
de la TVA ne soit intégralement répercutée sur le prix de vente », les
baisses de charges associées étant intégrées dans les marges des entreprises « à
l’image de ce qui a été constaté dans la grande distribution ».
- Par ailleurs, il soulignait qu’une telle mesure irait à l’encontre de la construction Européenne.
Après les propos de Eric Woerth qui envisageait de réduire le champ d'application de la déduction des intérêts d'emprunts, nous apprenons que le numéro 2 du ministère du budget et nouveau directeur de cabinet choisi par le ministre susnommé, a de nombreuses réserves sur deux mesures du paquet fiscal et avait rédigé une note en janvier 2007 pour dissuader l’ancien patron de Bercy de prendre de telles mesures.
- Concernant la déduction des intérêts, il considérait que, étant donné un marcher avec un problème d’offre, agir sur la demande en baissant le coût de l’accession à la propriété accroîtrait les prix. Aussi, cette fausse bonne idée, profiterait moins, selon lui, aux accédants qu’aux promoteurs. Dans le même temps, il conseillait mobiliser les sommes importantes correspondant dans les logements sociaux. Il concluait qu’une telle mesure serait inopérante pour remédier aux tensions actuelles, voire contreproductive. Depuis, nous connaissons mieux la mesure et les conclusions sont pires encore car la mesure est étendue à tous les achats de résidence principale ayant un effet supérieure sur la hausse des prix, et ce d’autant plus qu’elle est contre courant de la politique de hausse des taux et ne fera que partiellement compenser cette hausse : joli contre-exemple de coordination des politiques économiques de l’Europe !
- Concernant la réforme des heures supplémentaires, il soulignait « le coût des heures supplémentaires et revenu à un niveau acceptable… La fiscalité n’est donc pas un obstacle au développement des heures supplémentaires. » En d’autres termes, la baisse des charges n’est qu’un effet d’aubaine pour les employeurs et ne créera ni emplois ni croissance.
