de Droite et Anti-Sarkozy

Pour défendre un modèle de droite moderne, humaniste, respectueuse de la démocratie et des valeurs républicaines.

31 mars 2008

Dépénalisation : on ne nous dit pas la vérité !

Trois contres vérités : la pénalisation du droit des affaires est un obstacle au développement des entreprises, les sanctions administrative sont plus rapides et plus efficace et enfin la dépénalisation est une tendance internationale. Trois contres vérités qui arrangent bien les affaires de Nicolas Sarkozy. Démonstration (extrait d’un entretien recueilli par Alternatives Economiques avec Dominique Blanc : maître de conférences à Sciences Po) :


Un frein au développement des entreprises : la pénalisation du droit des affaires est le meilleur garant de ce dont le monde des affaires a le plus besoin: un cadre juridique stable et une dissuasion effective contre la fraude. Il faut en ce sens saluer la volonté affichée par la commission Coulon de maintenir, s'agissant notamment du droit de la concurrence, le principe de sanctions pénales. On dit aussi que le droit pénal fait peser trop de risques sur. De plus le pénal permet aux accusés de mieux se défendre. En effet, un mis en examen peut accéder à l'intégralité du dossier et être informé de tous les actes de la procédure contrairement à une enquête administrative qui offre moins de possibilité d'être informé des investigations en cours, et donc de les contester.

Lent et peut efficace. Les autorités administratives sont en effet réputées être plus rapides que la justice pénale. Mais la procédure pénale offre des moyens d'investigation (garde à vue, perquisition...) puissants face à des pratiques de plus en plus difficiles à débusquer, dont les autorités administratives ne disposent pas. Plusieurs affaires récentes jugées par le Conseil de la concurrence ont d'ailleurs trouvé leur origine dans des instructions pénales. Par ailleurs, les amendes administratives sont très souvent anticipées par les acteurs économiques, qui provisionnent le montant de l'amende probablement encourue. Cela rend la sanction administrative quasi indolore, à moins que l'autorité de régulation ne décide d'amendes très importantes. La sanction pénale, quant à elle, permet la mise en cause personnelle des dirigeants (et pas seulement celle de la seule entreprise personne morale); elle se révèle de ce fait plus dissuasive. Un seul exemple pour illustrer cela: les lourdes peines prononcées aux Etats-Unis en 2002 à l'encontre des dirigeants de Christie's et Sotheby's ont durablement marqué les esprits des entrepreneurs américains, mais aussi européens.

Une tendance internationale. Les Etats-Unis, modèle de notre omniprésident, disposent depuis longtemps de sanctions pénales très lourdes pour réprimer les ententes et les abus de position dominante. Et ils n'ont jamais renoncé à les mettre en oeuvre. Tout comme le Canada et l'Australie. Le Japon dispose quant à lui d'un double arsenal, administratif et pénal. Et, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni a introduit en 2002 un délit spécifique sanctionnant les dirigeants d'entreprise ayant participé à une pratique anticoncurrentielle. De même, l'Irlande, la Grèce et la Slovaquie disposent d'une infraction pénale en la matière. Et même les pays dont la législation ne prévoit pas de poursuites pénales pour l'instant, comme la République tchèque ou la Suède, réfléchissent désormais à en introduire.

La dépénalisation n’est pas une solution, c’est un contre sens historique : les récents événements montrent l’importance du contrôle afin de réguler un capitalisme incapable de s’autoréguler.

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30 mars 2008

Droits de l’homme : les reniements de Omnimenteur

Durant la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis de mettre les droits de l’homme au centre de la diplomatie française. Après la Libye et la visite de Kadhafi, la Russie, la mutation du Jean-Marie Bockel et le Tibet montrent le peu de cas que le président fait de ses promesses. Les faits :


En Mai 2006, le candidat Sarkozy avait dénoncé, à propos de l’Afrique, "les réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent". Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la coopération et ministre d’ouverture, avait cru les discours du nouveau président. Grand mal lui en a pris, lui qui vient d’être remercié par Sarkozy et relégué aux anciens combattants. Sa disgrâce date du 15 janvier 2008 lorsqu’il annonce dans le monde vouloir "signer l’acte de décès de la Françafrique", univers où prospère "trop de rentes de situation, trop d’intermédiaires sans utilités claire, trop de réseaux parallèles." Cette déclaration s’est traduite par une avalanche de protestations de chef d’états africains sur les bureaux de l’Elysée. Bongo, président du Gabon, a publiquement menacé la France en déclarant vouloir trouver "des partenaires plus respectueux de la dignité de son peuple." Sassou Nguesso, président du Congo, a été plus discret mais peut-être plus efficace, en parlant de deux marchés importants (la concession du port à conteneurs de Pointe-Noire et la ligne ferroviaire Congo-Océan) convoités par l’ami du président et gentil organisateur de vacances présidentielles, Vincent Bolloré. La realpolitik aura eu raison de Bockel ! En tirera-t-il les conséquences ? Démontrera-t-il qu’il n’est pas entré au gouvernement juste pour les ors du pouvoir ?

En Janvier 2007, le candidat Sarkozy avait déclaré devant des organisations humanitaire "Je ne crois pas à la realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Le silence est complice. Je ne veux être complice d’aucune dictature dans le monde (…) Je n’accepte pas le sort qu’on fait aux dissidents dans de nombreux pays." Belle déclaration. Quand est-il plus d’un an après ? La visite de Sarkozy en Chine était un premier signe d’alerte, l’affaire du Tibet est la preuve définitive du reniement présidentiel. Il aura fallu attendre le 24 mars pour avoir une première prise de parole gouvernementale se limitant au strict minimum avec un appel de la secrétaire d’état aux droits de l’homme à la "retenue" et à "la fin des violences par le dialogue." reprenant les termes utilisés par les Etats-Unis huit jours plutôt et se montrant en retrait par rapport à l’Allemagne. Et d’ajouter "Si la situation empire, je me vois mal, à titre personnel, assister à cette manifestation sportive (les ouvertures des JO) sans réagir". Bernard Kouchner, d’affirmer de son côté : "la répression au Tibet n’est pas supportable." et de juger l’idée de boycotte des JO "pas mauvaise" mais "irréaliste" et de conclure "l’hostilité face à nos amis chinois ne sera pas payante (…) Inventons autre chose." On attend toujours. Il aura fallu enfin attendre le voyage de Nicolas Sarkozy en GB et beaucoup de pression populaire pour l’entendre enfin avec beaucoup de conditionnel. Face à se courage de la France et de notre président, Pierre Moscovici trouve "Le silence du président est assourdissant." Le député de l’UMP Lionnel Luca qualifie Kouchner de "collabo" et Alain Juppé se gausse en estimant que l’on "demande à Pékin de tuer avec retenue.". Mais c’est peut-être pour cela qu’il a été si bien réélu à Bordeaux !

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24 mars 2008

Jugement à Nuremberg, un film d’actualité

Sans comparer la situation actuelle à celle de l’Allemagne en 1933, revoir le film de Stanley Kramer est un devoir car il apporte un regard utile sur les événements actuels, car il rappel que tout compromis avec les valeurs fondatrices de nos civilisations occidentales est le premier pas vers des crimes contre l’humanité, que nous avons tous une part de responsabilité.


Nos sociétés doivent être exemplaires ou elles légitiment toutes les dérives des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme. Dans le film, l’avocat de la défense utilise des parallèles avec les forces alliées : aux Etats-Unis existait des lois sur la stérilisation, Churchill avait en 1938 implicitement soutenu la politique de Hitler la justifiant par le contexte, les Etats-Unis avaient soutenu le réarmement de l’Allemagne. Le juge lors de la lecture du verdict reconnaît cette culpabilité collective mais affirme que la responsabilité collective ne dédouane pas l’homme de sa responsabilité individuelle. Si nous regardons ce qui se passe actuellement, nous pouvons dire que nous ne sommes pas exemplaires. Les Etats-Unis en justifiant l’usage de la torture justifie toutes les dictatures. La France en ne reconnaissant pas ses crimes contre l’humanité lors de la colonisation et de la décolonisation n’est pas légitime pour condamner la politique de la Chine au Tibet. La France en ne respectant pas les droits de l’homme permet à des dictateurs tel que Kadhafi de justifier leur politique en la comparant à la notre. On comprend mieux les grands silences de notre ministre des Affaires Etrangères.

La justice doit être garant du respect des droits de l’homme et ne pas être au service instrumentalisé par le pouvoir. Les accusés du film sont des membres de l’institution judiciaire allemande. De part leur action ils légalisèrent le système mis en place par Hitler. Le juge américain du film, rappel qu’à partir du moment où on accepte, ne serait-ce que dans un cas, une décision injuste, contraire aux droits de l’homme, on accepte que dix, mille, un million de cas se produisent : on sait où cela commence, on ne sait jamais où cela s’arrêtera. Si nous regardons ce qui se passe actuellement en France nous ne pouvons que constater que nous ne sommes pas sur la bonne pente : par exemple, avec la loi sur la rétention de sûreté, on accepte qu’une personne soit privée de liberté pour un acte qu’elle pourrait peut-être commettre dans le futur, on accepte ainsi potentiellement l’enfermement arbitraire (rappelons ici que pour justifier la loi, la majorité c’est appuyée sur l’exemple allemand et une loi héritée d’Hitler !).

Le respect des valeurs fondatrices de notre civilisation est le garant ultime contre la barbarie. La loi n’est utile que parce que individuellement nous ne respectons pas les valeurs, mais ce sont les valeurs qui doivent guider nos actions. Si les juges qui ont légalisé la politique de Hitler sont coupables, ils ne sont pas les seuls. En effet, sans une somme de petits compromis avec les valeurs, la solution finale n’aurait jamais existé. Si l’armée allemande n’avait accepté les excès de Hitler pour retrouver sa puissance militaire, si les leaders économiques allemands ne les avaient pas acceptés pour retrouver la puissance économique, si le peuple allemand n’avait pas accepté la recherche de boucs émissaires… jamais la solution finale n’aurait existé : avec les valeurs il n’y a pas de compromis possible. Si nous regardons les dernières élections présidentielles en France, une partie importante de la droite a accepté des compromis avec ses valeurs convaincue que seul Nicolas Sarkozy pouvait rendre à la France sa grandeur économique ; Ils ont accepté un discours populiste, une dérive droite nationale juste pour un programme économique. Les français ont accepté le discours tendant à opposer telle France contre telle autre ; ils ont accepté l’utilisation de boucs émissaires. C’est pourquoi, directement ou indirectement, de nombreuses autorités morales (la ligues des droits de l’homme, l’église catholique…) ont appelé a un vote contre Nicolas Sarkozy.

Enfin, indirectement, le film nous rappel que le rôle moral de l’état est de pousser les hommes à la transcendance et non de flatter leurs bas instincts. C’est ça une politique de civilisation, c’est le contraire de ce que notre omniprésident fait.

Même si nous ne sommes pas dans la situation de l’Allemagne en 1933, même si Nicolas Sarkozy n’est pas Hitler, il est urgent de revoir ce film car il met en évidence certains maux dont nos sociétés occidentales souffrent et dont nous ne pouvons prévoir les conséquences. Individuellement nous avons un devoir de vigilance républicaine pour défendre notre modèle.

Info Rue 89 : Les juges dénoncent la pression du chiffre et les objectifs du gouvernement en termes de reconduites à la frontière.

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22 mars 2008

La chasse aux sans-papiers : un nouveau pas franchi

La baisse dans les sondages, les résultats catastrophiques des élections conduisent Nicolas Sarkozy à accentuer le côté droite nationale de sa politique. Dernier exemple, relevé par le Canard Enchaîné, l’interpellation systématique des sans papiers frappaient d’une obligation de quitter le territoire qui se présente à la préfecture pour régularisation. Un bon moyen pour les encourager à la régularisation !


Dans une note de la préfecture des Hauts-de-Seine, il est demandé d’interpeller systématiquement tous ceux qui, frappaient d’une obligation de quitter le territoire, se présentent "spontanément". Cette mission est prioritaire : "nous avons une obligation de résultat" et les agents de la préfecture sont appelés à appliquer les instruction avec un "zèle particulier". Au guichet d’accueil les agents la consigne est : prendre le passeport des étrangers, lui faire prendre place dans la salle d’attente puis appeler le chef de la section éloignement, enfin l’interpellation devra être réalisée en "cabine fermée" pour éviter tout risque de scandale.

Le piège est parfait car, les naïfs ayant eu connaissance, grâce à quelques affaires très médiatisées,  de cas de régularisation se présentent en préfecture. Outre un mélange des genres dangereux, les problèmes de cette méthode sont premièrement d’attraper les sans papiers qui pensent pouvoir être régulariser, c’est-à-dire ceux qui sont le mieux insérés professionnellement et socialement, deuxièmement de pousser les sans papier à ne plus demander de régularisation. Bienvenu en Sarkoland ! Vive la politique de civilisation ! Mais que ne ferait-on pas pour reprendre une grande ville à la gauche avec le soutien passif du front national ?

En Seine et Marne, où des procédures similaires sont appliquées, un étranger envoyé en rétention a été libéré pour "interpellation déloyale".

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08 mars 2008

UMP et Droite Nationale : de nouveaux éléments

Les méthodes de la droite nationale utilisé et soutenues par l'UMP. Les révélations du Canard Enchaîné :


Le maire de Charvieu-Chavagneux, candidat à sa propre succession avec l'étiquette UMP, fervent soutien de Charles Million, n'a rien à envier à certains maires d'extrême droite :

  • Il détruit en 1989 avec une pelleteuse une salle de prières des musulmans ;
  • Il tente un référendum sur les quotas d'étrangers dans les HLM de la ville, réferendum annulé par le préfet ;
  • Il est condamné à 3 ans d'inéligibilité pour discrimination raciale en 2006 mais peut se représenté car il se pourvoit en cassation redevenant ainsi présumé innocent ;
  • Il y a des tracts anonymes avec "li frère de goche, y font bocou pour nous otres...", qui n'ont rien à envier à tintin au Congo ;
  • Il menace ces adversaires : "Il m'a prévenu de faire gaffe à mes gosses" rapporte un conseiller municipal communiste.

En plus, il s'enrichirait grâce à ses fonctions en achetant des terrains agricoles à 2€ qui sont par la suite déclarés constructibles et qu'il revend 160€, et il trouve cela normal : "Oui j'achète et je vends, quoi d'illégal ?", c'est sans doute cela l'impartialité façon Sarkozy. Définitivement, ce maire n'a vraiment rien à envier à ses collègues de l'extrême droite et l'UMP trouve cela parfaitement normal puisse qu'il lui a renouvelé son soutien.

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23 février 2008

Mémoire et Repentance : double discours de Nicolas Sarkozy ?

L’idée de Nicolas Sarkozy d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies afin de se souvenir des atrocités commisses semble trancher avec son refus de repentance. Pas certain, la repentance c’est pour les autres, pas pour la France.


Le discours fondateur de Sarkozy sur le refus de la repentance est le discours de Sarkozy à Nice le 30 mars 2007 : "Je veux redonner à tous les Français la fierté d’être Français. Je veux leur dire qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux. Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire (…) Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté (…) Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs(...) Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité."

Faisons maintenant un peu d’histoire, dans le cas des enfants juifs français déportés, ce sont les dirigeants de l’Etat français qui ont demandé aux autorités nazies de les déporter alors même que les Allemands ne demandaient pas l’inclusion des enfants de moins de 16 ans dans les convois. En mai 1942, Laval ordonne à la police française d’arrêter les juifs de France afin de les déporter, il insiste pour les ajouter aux trains de déportation. Sollicité de revenir sur cette décision, notamment par le pasteur Boegner, chef des protestants de France, il refuse et répond : "Pas un seul de ces enfants ne doit rester en France."

Donc, si Sarkozy voulait réellement s’attacher à défendre la mémoire de la Shoah en France, s’il voulait un vrai acte de mémoire, il commencerait par désavouer et retirer le discours de Nice qui refusait explicitement de reconnaître une quelconque responsabilité des autorités françaises (et non des Français individuellement) dans la mise en œuvre de la déportation.

Dans le discours au CRIF, Sarkozy accumule les contradictions sur ce point :

  • "À l’heure où s’abattaient en Europe les idéologies les plus criminelles, c’est un fait que la République d’alors vous a trahis."
  • "Même en 1940, quand Vichy édictait l’immonde statut des Juifs, vous saviez que la République n’était pas dans ce crime et que la France éternelle était plus grande que sa faute du moment."
  • Il a même explicitement rendu hommage à la "repentance" ; Celle de l’allemand Willy Brandt s’agenouillant devant le monument du Ghetto de Varsovie. Notons que Willy Brandt qui a été déchu de sa nationalité allemande par le régime nazi dès 1938 et ne s’est pas pour autant extrait de la nécessité d’un authentique retour sur la mémoire.

La repentance est donc pour Sarkozy une bonne démarche, mais à usage exclusivement allemand. Le nazisme est pour lui, de manière répétée, placé au même plan que le communisme et constitue une "folie" uniquement germanique due à "la redoutable absence de l’idée de Dieu". Le devoir de mémoire n’a de sens que quand ce sont les autres qui ont commis des actes contraires aux droits de l’homme. Dans les autres cas, réécrivons l’histoire sous un jour plus favorable à notre ego !

Cette confusion contraste avec la clarté de la position officielle du discours présidentiel de 1995 : "Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’État français. La France, patrie des Lumières, patrie des Droits de l’homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable."

Voir :Sarkozy et la Shoah : analyse d’une manipulation

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Sarkozy appelle à bafouer la constitution !

Suite à la décision du conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy exprime sont souhait de s’affranchir l'article 62 de la Constitution, qui stipule que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Les faits :


Nicolas Sarkozy a demandé au premier président de la Cour de cassation de lui faire "toutes les propositions""une application immédiate" du texte pour permettre . "L'application immédiate de la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés (...) reste un objectif légitime pour la protection des victimes", a assuré le porte-parole de l'Elysée.

L'annonce de la décision présidentielle a provoqué la stupéfaction de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire dans la profession. "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé, Laurent Bedouet secrétaire général du syndicat majoritaire chez les magistrats. "Jamais un président n'a demandé au président de la Cour de cassation comment contourner une décision du Conseil constitutionnel", a-t-il ajouté. Il a rappelé.

Rappelons que la décision du conseil constitutionnel ne porte que sur le caractère rétroactif de la loi et non sur la loi elle-même. Or, le fond même de cette loi est un tournant important dans la loi française. En effet, comme l’explique Le Monde, cette extension du domaine de la sûreté fait basculer le droit pénal français vers un concept auquel il a toujours résisté, celui de la défense sociale : la rétention de sûreté n'est "ni une peine, ni une sanction, ayant le caractère d'une punition", mais une mesure de prévention, ayant pour but "d'empêcher la récidive par des personnes souffrant d'un trouble grave de la personnalité".

Cette doctrine, inspirée par les positivistes italiens du XIXe siècle, s'est développée dans plusieurs pays européens, notamment la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne. Elle considère " le phénomène criminel sous un angle exclusivement scientifique. Le but du droit pénal pour les positivistes n'est pas de punir une faute ou un acte grave, mais de protéger la société contre un homme objectivement dangereux, comme un corps malade doit se protéger des microbes. (...) Aux peines classiques doivent se substituer des mesures de défense ou des mesures de sûreté d'une durée indéterminée, dont l'objet est de supprimer l'état dangereux de l'individu." Expliquent Frédéric Desportes et Francis Le Gunehec dans leur Droit pénal général. "Une telle doctrine, poursuivent les auteurs, qui nie la morale et partant, la liberté humaine, ne voyant dans la déviance qu'une maladie à combattre, expose aux pires débordements. L'enfer des camps nazis, ou du moins le chemin qui y menait, n'était-il pas pavé de bonnes intentions positivistes ?" Elisabeth Guigou a déclenché un tollé, lors des débats à l'Assemblée nationale sur la loi Dati, en rappelant cette origine, mais rappelons nous tout de même que les défenseurs de cette loi font référence à une loi allemande qui a été signée par Hitler !!!

"Il s'agit d'un basculement dangereux, souligne Dominique Rousseau. Le législateur semble avoir baissé les bras sur le caractère réhabilitateur de la peine, qui est à la base de notre droit."

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21 février 2008

Rétention de sûreté : une loi signée Hitler

Le Canard enchaîné vient de mettre à jour des documents qui montrent que le texte de loi allemand utilisé par le gouvernement pour soutenir son projet était signé de par Adolf Hitler. Une référence en matière des droits de l’homme ! Les faits :


La loi sur la rétention de sûreté, qui prévoit la création de centres d'enfermement à vie pour les criminels dangereux, a été validée par le conseil constitutionnel après encadrement fort de son application immédiate.

Lors de son examen à l’assemblé, les défenseurs UMP du texte ont mis en avant que des lois similaires existaient dans d’autres pays et plus particulièrement en Allemagne. Le rapporteur de la commission des lois a plus particulièrement cité le dispositif allemand : "La mesure de détention de sûreté a été introduite dans le code pénal allemand en 1933, sous la République de Weimar."

Le Canard enchaîné a retrouvé le texte de loi et a découvert que la loi portée la signature d’Adolf Hitler. L’histoire nous a montré ce qui a suivi ! Cette loi et dangereuse car elle ouvre la porte à toutes les dérives possible. Espérons que le rapporteur ignoré ce fait lors de son discours.

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Sectes, le double discours de Sarkozy

Suite à l’interview de sa directrice de cabinet, Nicolas Sarkozy est revenu sur le sujet : "Ce n'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, mais "je n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux [les Scientologues] quand j'étais ministre de l'Intérieur", a-t-il également affirmé. "Chacun sait ce que j'ai fait en la matière", a-t-il insisté.

La vidéo ci-dessous démontre le double discours de notre omniprésident.


Sarkozy, joue-t-il avec le feu?
envoyé par kubiac88

Le sentiment de tolérance vis-à-vis des sectes est renforcé par le faisceau des discours du président et de ses proches.

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16 février 2008

Pour une vigilance républicaine : le réveille de la droite républicaine

L’appel à la vigilance et les réactions qu’il a suscité démontrent qu’il est toujours aussi important de rester vigilant et l’utilité de blogs qui exercent cette tâche.


Dix-sept personnalités ont signé "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine" rendu public vendredi 15 février par l'hebdomadaire Marianne. Dans un court texte, dans lequel Nicolas Sarkozy n'est pas cité, ils déclarent refuser "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective" et rappellent "leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante" ainsi qu'à "l'indépendance de la presse". Cela rappelle la question du Journaliste du Nouvel Obs lors de la dernière conférence de presse du Président qui avait mis Sarkozy hors de lui.

Figurent parmi les signataires une majorité de femmes et d’hommes de droite :un ancien premier ministre de Chirac (Dominique de Villepin), des anciens proches du Générale de Gaulle dont Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, des représentants du Nouveau Centre (les députés Maurice Leroy, Jean-Christophe Lagarde) et aussi  des représentants du MoDem (François Bayrou, Marielle de Sarnez, la sénatrice Jacqueline Gourault et Corinne Lepage ancienne ministre de l'écologie d'Alain Juppé).

Les signataires qui souhaitent prendre position "au-delà de leurs divergences" déclarent partager un attachement commun "aux grandes options qui ont guidé depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale".

Ce n’est pas la première fois que des personnalités de droite attirent l’attention des français sur les dérives que l’on observe depuis l’élection de notre omniprésident. La dernière en date étant encore Simone Veil qui vient, pour la troisième fois après le ministère de l’immigration et les tests ADN, de mettre un carton rouge à Nicolas Sarkozy : "à la seconde, mon sang s'est glacé" la proposition d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies est "inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter."

Cet appel a mis la Sarkozye en colère. François Fillon a qualifié cet appel d'"attitude profondément anti-démocratique", lors d'un déplacement à Laval, "Cet acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont pas été élus par les Français (...) à tenter de déstabiliser le président de la République est de mon point de vue profondément choquant et profondément ant-démocratique", a-t-il insisté. "Il faut que tous le monde accepte les règles de la démocratie et les règles de la démocratie, ce sont les élections. Ce sont les Français qui choisissent", a insisté le chef du gouvernement. Doit-on rappeler à notre premier ministre que Hitler a été élu démocratiquement ? Doit-on lui rappeler que la France avait donné démocratiquement les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et que seul un général avait appelé à la résistance ? Doit-on lui rappeler que l’Union Européenne avait mis au banc l’Autriche qui avait élu démocratiquement un gouvernement comprenant la droite nationale ? La vigilance est un devoir Républicain !

Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo dénonce, dans un entretien au Figaro publié samedi, "ceux qui veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays".  Il estime qu'on veut "voler aux Français leur victoire de mai 2007" à travers une "opération de déstruction". "C'est la première fois que l'on veut "abattre" avec tant de force un président de la République", ajoute encore le député de Seine-et-Marne. Les résistants pendant la dernière guerre mondiale étaient eux aussi qualifiés de terroristes !

Un autre très proche du chef de l'Etat, le député UMP Frédéric Lefebvre considère lui que "Cet appel donne une image pitoyable et les disqualifie pour l'avenir", avec lui, le général de Gaulle n’aurait jamais créé la Vème république !


clash entre JF Kahn et JM Apathie sur C+
envoyé par MrZapouille

La virulence des réactions alors que Nicolas Sarkozy n’est pas mentionné, y compris celle de Sarkozy lors de sa conférence de presse, et l’absence d’argumentation sur le fond (Sarkozy s’étant lamentablement vautrait lors de la conférence de presse) montrent la justesse de l’appel. Soyons donc tous vigilant.

Source Le Monde :

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