08 février 2008
OGM : effet d'annonce et les faits
Après le coup médiatique sur la clause de sauvegarde sur le Mon 810, retour à la réalité avec la nouvelle loi votée par le Sénat. La planète écologiste dénonce l'enterrement du Grenelle. Comme pour les quotas de pêche, notre omniprésident n'est écologiste que quand ça lui rapporte des voix. Réactions :
les sénateurs reviennent littéralement à "enterrer l'esprit du Grenelle" de l'environnement, selon les mots de Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste, qui estime que "c'est extrêmement déprimant".
Arnaud Apoteker, responsable de la campagne anti-OGM de Greenpeace, a dénoncé "une véritable catastrophe" qui "organise une contamination génétique de l'ensemble du territoire de l'agriculture française et de notre alimentation". Il critique également la création du "Haut Conseil des biotechnologies", venu remplacer la "Haute Autorité sur les organismes génétiquement modifiés", qui redonne, selon lui, une prééminence à la science dure sur la société civile.
Le projet de loi doit maintenant être examiné les 3 et 4 avril par les députés. En attendant, les écologistes entendent maintenir la pression. "Il faut vraiment que les députés comprennent que les citoyens ne veulent pas des OGM et que l'avenir de notre agriculture passe par la production de qualité, et qu'accepter les OGM avec aussi peu de restrictions et de précautions que c'est fait aujourd'hui va vraiment tuer l'avenir de l'agriculture française", lance Arnaud Apoteker.
Quand la droite humaniste se reveille.
De plus en plus de personnes de droite dise non à la dérive nationale de l'UMP de Nicolas Sarkozy. Exemple à Lyon:
Coup de grâce ? Michel Noir lâche son ami Dominique Perben, qu’il a conseillé depuis quatre ans. L’ancien maire de Lyon condamne sévèrement l’alliance de Dominique Perben avec les millonistes. Il l’avait indiqué dès jeudi 7 février dans le supplément du Monde consacré à Lyon, (en kiosque pendant quatre jours) expliquant qu’il avait conseillé à son ami de ne “pas perdre une nanoseconde” avec les millonistes.
Il le répète dans un entretien au Progrès vendredi 8 février. Rappelant son attachement et celui des lyonnais à la lutte contre les extrêmes, souligant le fait que les millonistes ont refusé de voter des subventions à la Licra ou à Hippocampe, association de lutte contre le négationnisme, il estime que cette alliance pose un problème “d’éthique”. Une erreur morale mais aussi une erreur stratégique pour Michel Noir. ”Lyon, plaide t-il, est une ville qui se gagne au centre”.