de Droite et Anti-Sarkozy

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03 février 2008

Impopularité de Sarkozy : l’échec était inscrit dans sa campagne

Les résultats des enquêtes sont chaque jour plus durs avec notre omniprésident. Sarkozy fait aussi bien que Chirac en 1995 après les grèves de décembre. Cet échec, reconnu par le président lui-même, était inscrit dans sa campagne et les résultats du 6 mai. Analyse :


L’échec actuel du président résulte, d’une part, d’une non compréhension de la situation économique et, d’autre part, de la structure du discours.

Non compréhension de la situation économique :

Nicolas Sarkozy a centré son action économique autour du fameux "travailler plus pour gagner plus". Or de nombreuses études internationale montre que le problème de la France n’est pas lié à la durée de travail : les allemands et les anglais travaillent moins que les français et sont moins productif.

Temps de travail hebdomadaire moyen des salariés au troisième trimestre 2006

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De plus, le problème de l’économie française est plus lié à l’offre qu’à la demande ce que montre le creusement du déficit commercial et la comparaison avec l’Allemagne. Enfin, les solutions proposées pour relancer la demande n’étaient pas adaptées car elles favorisaient les plus favorisés alors que c’est les moins favorisés qui ont les problèmes de pouvoir d’achat et tirent la consommation.

Structure du discours :

Durant la campagne, et aujourd’hui encore, Nicolas Sarkozy a eu un discours volontairement incohérent : pour Nicolas Sarkozy l'incohérence est une arme politique : en ne respectant jamais le principe de non-contradiction, le Nicolas Sarkozy rend la contradiction impossible. En plus de la confusion, Nicolas Sarkozy a segmenté sa communication promettant tout, son contraire et n’importe quoi. Il a promis une France plus libérale, il a promis une France plus protectionniste, il a promis une France plus sécuritaire, il a promis une France du pouvoir d’achat. Cette ambiguïté du discours fait que le candidat a était élu par deux populations n’ayant rien en commun : la France de tous les conservatismes (le troisième âge et les zones rurales) et la France de la rupture, du changement.

Ce qui a permis à Nicolas Sarkozy d’être élu fait qu’aujourd’hui il chute comme aucun président (en 1995 Chirac était parti de plus bas) :

Premier facteur explicatif de cette forte baisse de la popularité, selon l'institut LH2, le "discrédit qui le touche en matière économique" : 84 % des Français ne sont pas satisfaits de la politique concernant le pouvoir d'achat, 75 % sont insatisfaits de "la croissance économique", 68 % du problème de l'emploi, et ce alors même que le nombre de chômeur recule. "le discrédit émane de la plupart des catégories sociales et politiques" continue l’institut.

Les causes du désamour sont bien connu à l’UMP où les courriels des militants attestant de leur déception sont collectés, pour être classés et acheminés à l'Elysée. Arrivent en tête les messages des internautes se plaignant de leurs conditions matérielles inchangées. "Cela concerne surtout les retraités qui s'impatientent parce que leurs pensions n'augmentent pas", explique un cadre du parti. Ces récriminations sont suivies de celles des "réformateurs" qui, eux, "trouvent que les réformes ne vont pas assez vite". Viennent ensuite les réserves sur l'affichage de la vie privée : "Il peut faire ce qu'il veut avec Carla Bruni, dit un correspondant, mais on ne veut pas voir ça dans les journaux." Enfin, dernière catégorie, les internautes frustrés de ne pas pouvoir profiter d'heures supplémentaires dans leur entreprise. Ce retrouve aussi les électeurs de la droite nationale qui trouvent que Nicolas Sarkozy est trop laxiste.

Pour lutter contre cette dérive, Nicolas Sarkozy repart en campagne en usant des mêmes ficelles (promesse de supprimer les quotas de pêche par exemple). Arrivera-t-il à tromper les Français une nouvelles fois ? Espérons que non.

Posté par Droite Moderne à 22:42 - Vie quotidienne en Sarkoland - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le mariage de Nicolas Sarkozy : enseignements

Le fait que Nicolas Sarkozy se marie est du registre de sa vie privée et ne nous regarde pas. Toutefois, la manière dont cela c’est passé mérite analyse car elle est révélatrice du président et permet de comprendre son action publique : Nicolas Sarkozy est un impulsif qui ne tire pas les leçons de ses expériences. Pas rassurant pour un chef d’état !


Le point important pour notre analyse est la chronologie :

  • Il y a moins de 4 mois, Nicolas Sarkozy annonce son divorce après nous avoir répété ô combien Cécilia Sarkozy était importante pour lui, dépendance affective que ses proches lui reprochaient ;
  • Même pas 2 mois après, Nicolas Sarkozy s’affiche publiquement avec Carla Bruni qu’il avait rencontré quelques semaines plutôt ;
  • Un mois passe et Nicolas Sarkozy nous annonce que sa relation avec Carla Bruni est sérieuse ;
  • Un nouveau mois et le voilà remarié.

Nous savons tous que les coups de foudre existent, et heureusement. Un coup de foudre entre des personnes qui ont une différence d’âge de 13 ans, c’est déjà plus rare. Un mariage en quatre mois est chose que l’on observe, mais c’est déjà plus rare et ces histoires ne finissent pas toujours bien. C’est le genre d’enchaînement que l’on observe chez des jeunes encore adolescent et manquant de maturité. Mais chez un homme de 53 ans, ayant déjà connu les coups de foudre et leurs revers, cela est inquiétant. C’est encore plus inquiétant quand cette personne a des enfants encore jeunes et donc que la décision a plus de conséquences. On pourrait même penser qu’il y a une certaine inconscience derrière une telle précipitation.

En fait ce comportement est typique chez Nicolas Sarkozy : c’est un impulsif qui réagit en fonction de maintenant sans se projeter dans le future ; c’est le contraire du sage qui tire parti de son expérience raisonne avant d’agir. Un collaborateur de Sarkozy confirme cette analyse et explique cette urgence nuptiale  par des raisons protocolaires "dans deux tiers des pays du monde, il est impossible que Carla dorme officiellement dans la même chambre que le président" or "le problème, c’est que le président ne sait pas rester tout seul le soir dans sa chambre." Et comme dans toutes ces décisions, notre omniprésident confond précipitation et action. Danger !

Posté par Droite Moderne à 17:49 - Vie quotidienne en Sarkoland - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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