27 janvier 2008
Le président du pouvoir d’achat encore pris en défaut
Alors que le taux du livret A devait passer à 4%, le gouvernement limite le taux à 3,5%. Encore une mesure en faveur du pouvoir d’achat des classes populaires ! Encore une mesure qui va renforcer la confiance des français dans la parole des politiques.
En août 2004, le gouvernement et le ministre des finances, un certain Sarkozy, décide de mettre en place une formule automatique de calcul du taux du Livret A. Cette mesure devait, selon La Tribune, permettre à "l’épargne populaire d"échapper désormais à l’influence du pouvoir politique."
Aujourd’hui que le même Sarkozy et Président de la république, défenseur du pouvoir d’achat, le gouvernement fait fi de la parole de l’Etat et décide vu les "circonstances exceptionnelles" de limiter la hausse du taux à 3,5% au lieu des 4% de la formule. Même quand une décision dépend de lui, le gouvernement arbitre contre le pouvoir d’achat !
Toutefois, le gouvernement c’était abrité derrière un argument social : les 4% auraient "pénalisé le financement du logemet social." Manque de chance, certains économistes pensaient le contraire "une rémunération accrue aurait pu drainer des fonds supplémentaires vers le logement social."
Avec cette décision, notre omniprésident montre qu’il trompe
les français : il revient sur la parole de l'Etat et montre, une nouvelle fois, le peu de cas qu'il fait de pouvoir d'achat. Vive omnimenteur !
La sécurité au secours des municipales
Les sondages font craindre à notre omniprésident de mauvais résultats aux municipales. Après être revenu sur le côté national du scrutin, Nicolas Sarkozy redevient ministre de l’intérieur, fonction qui l’a conduit à la présidence. Les faits :
Après une rentrée catastrophique, l’omniprésident se transforme en omniministre de la sécurité :
- Visite du commissariat de Sartrouville, dans les Yvelines,
- Déplacement à Bordeaux pour visiter l’Hôtel de Police
- et à Pau pour rencontrer le Groupement de gendarmerie départementale des Pyrénées-Atlantiques.
Le fait de revoir le président au milieu des policiers et CRS permet de couper à cette image de "légèreté excessive", selon l'expression du politologue Dominique Reynié, laissée par le chef de l'État lors de ses escapades en Égypte et en Jordanie avec sa nouvelle compagne.
Avec Sarkozy, la France devient la risée de l’Europe
La presse étrangère, même la plus conservatrice, continue de critiquer notre omniprésident. Comme le dit Sarkozy, il a remis la France dans le concert de l’Europe, oui mais pour en être la risée. Serait-il en passe de remplacer Berlusconi et les frère Kaczyński !
Le Times, propriété du très réac Rupert Murdoch, titre "Sarkozy est devenu le lauréat incontesté du prix Berlusconi de l’homme politique européen le plus embarrassant (…) de ce côté-ci de la Manche, les maladresses du chef de l’état, son côté nouveau riche et ses faux pas nous paraissent tout bonnement comiques."
Le Daily Telegraph titre lui "La France a réussi à élire un ado attardé à la présidence (…) Au fond de lui Nicolas ressemble à une gamine de 13 ans" et de conclure son comportement "est tout à fait le genre de chose que Paris Hilton ou Britenay Spears, par exemple, pourraient faire, sauf que, pour leur rendre justice, aucune d’elles ne dirige la sixième économe du monde."
Le Corriere Della Sera de Milan note "Vous vous êtes beaucoup gaussés de nous du temps de Berlusconi, chacun son tour."
Où va la France ! Même du temps de Chirac nous étions plus
respectés !