Lors de son intervention télévisée notre omniprésident a implicitement reconnu son double échec : échec sur la sécurité ou il nous fait pensé aux médecins de Molière qui impuissants propose toujours plus du même remède ; échec économique avec un état en faillite, "Les Français savent très bien qu'il n'y pas d'argent dans les caisses", qui oblige Sarkozy, le soit disant "président du pouvoir d’achat",  à promettre sa hausse pour demain.


Echec sur la sécurité

Deux morts, plus de 80 blessés, une école, une bibliothèque, des commerces, des commissariats et des voitures brûlés des événements qui, malheureusement, rappellent juste deux ans après ceux de Clichy-Sous-Bois.


Colère après les événements de Villiers-le-Bel (95)
envoyé par France3Paris

Même situation, où suite à l’intervention des forces de l’ordre on constate deux jeunes morts. Même situation, où la police est prompte à dire que c’est "la responsabilité des autres" alors que la scène de l’accident et les témoignages laissent penser que ce n’est pas si claire que ça. (voir aussi la vidéo des Guignols de l'info du 30/11)
 


Villiers le Bel : Explication de l'accident d'un témoin
envoyé par essichou

Même situation, où on observe des nuits d’émeute. Même situation, où notre omniprésident (omniministre de l’intérieur) part en guerre contre la voyoucratie (Karchérise la racaille) et annonce que la république ne peut pas tolérer les quartiers de non droit. Même situation, deux ans pour que les même causes produisent les mêmes effets. Deux ans et toujours des quartiers de non droit où même notre omniprésident n’ose plus aller bien qu’il en avait fait la promesse. Deux ans de bruit et toujours zéro résultat. Deux ans de toujours plus de la même chose. Deux ans qui montre l’échec de notre omniprésident. Certes, la France ne saurait accepter de tels dérapages et doit faire preuve de fermeté en luttant contre les casseurs. Mais la répétition de ces événements, Clichy-Sous-Bois, Gare de Nord, Villiers le Bel montre que le tout répressif de Sarkozy ne saurait suffire et que l’action préventive, la police de proximité, le respect de tous sont indispensables et même la cours des comptes dénonçait l’insuffisance de l’action gouvernementale dans les quartiers.

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Source, Pancho, Le Monde

Seul Nicolas Sarkozy et sa droite nationale semblent ne pas le voir "Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel n'a rien à voir avec une crise sociale, cela a tout à voir avec la voyoucratie." Et d’ajouter "La réponse aux émeutes, a lancé M. Sarkozy, ce n'est pas plus d'argent encore sur le dos des contribuables. La réponse aux émeutes, c'est l'arrestation des émeutiers." Et, dans cet esprit, l’assemblé vient de réduire drastiquement la dotation pour venir en aide aux villes en difficultés ! Espérons que le plan d’Amara Fadela sortira le gouvernement de ce tout répressif.

Echec économique

Juste arrivait au pouvoir, notre nouveau omniprésident voulait créer un choque de confiance. Après l’été et son paquet fiscal, la dure réalité de l’automne se fait sentir et le choc n'était toujours pas au rendez-vous. Le 25 novembre, François Fillon reconnaissait devant les journalistes "Je n’ai pas d’argent à distribuer. On a pas de mesure à court terme à proposer." Cette sortie, après celle sur l’état en faillite, a mis Nicolas Sarkozy hors de lui "Fillon fait l’andouille ou quoi ? Il n’en loupe pas une. Je n’aime pas qu’un ministre, encore moins le premier d’entre eux, noircissent le tableau. Comment faire maintenant un discours sur le pouvoir d’achat, alors que le premier ministre dit que les caisses sont vides." Mais, brutale et sans fioriture, la réalité s’impose, même à un omniprésident volontariste "Les Français savent très bien qu'il n'y pas d'argent dans les caisses", a-t-il été obligé d’admettre ; une manière de reconnaître que le temps de la campagne et des promesses est révolu et que c’est celui de la rigueur qui est arrivé. Le  ministre des finances l’avait annoncé il y a quelques semaines et s’était faite traiter de tous les noms d’oiseau par Sarkozy, mais la réalité est dure et sortant de l'ambiguïté, sans l'avouer vraiment, M. Sarkozy n'a rien cédé à ceux qui dans son entourage plaidaient pour une relance par le déficit en lui conseillant d'ouvrir les vannes.

Nicolas Sarkozy reconnaît implicitement aujourd’hui que le paquet fiscal n’a pas permis de redistribuer de pouvoir d’achat et que, ayant déjà utilisé sa marge de manœuvre, il n’a plus rien à offrir. Heureusement qu'il y avait les proposition faites par le PS pour donner un peu de contenu sur le logement !

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Source, Le Monde

Cet échec était écrit d’avance : le bilan fait par Nicolas Sarkozy était erroné la France souffrant plus d’un problème d’offre que de demande ; la solution proposait avec un paquet fiscal favorable aux plus aisés n’était pas de nature à relancer la croissance qui aurait pu créer de nouvelles marges de manœuvre et laissait les économistes septiques et même des membres du gouvernement doutaient.

Enfin, l’omniprésident propose de vendre les actifs de l’état pour financer les universités et non pour le désendetter, montrant une fois supplémentaire sa totale incompétence.

Après six mois la majorité des français partage l’analyse du président et considère sa politique économique est un échec, au moins un point d’accord !


Sarko 6 mois et un constat d échec
envoyé par Rive-gauche