Alors que Nicolas Sarkozy met en œuvre ses cadeaux fiscaux au profit des plus riches, la réalité se rappelle aux bons souvenirs du gouvernement : alourdissement de la dette de 34 milliards au premier trimestre et un endettement qui dépasse de nouveau les 65% du PIB. La répartition des rôles entre Nicolas Sarkozy et François Fillon est donc claire : à Nicolas Sarkozy dépenser plus en mettant en œuvre ses promesses à François Fillon désendetter la France en reprenant aux moins riches.


Afin d’afficher des résultats satisfaisants, le gouvernement précédent, selon une pratique courante, et son ministre des finance Thierry Breton avaient manipulé les chiffres pour ramener la dette en dessous de 65% du PIB. La réalité étant autre et la comptabilité ayant la tête dure, le premier trimestre 2007 a vu ressurgir une partie de la dette cachée nous ramenant au dessus des 65% et réduisant en un trimestre la moitié du gain annoncé.

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement qui vient de faire voter le « paquet fiscale » pour un coût annoncer de 13,6 milliards d’euros, chiffre que tous les économistes, les politiques y compris ceux de l’UMP savent sous évalué (par exemple, le calcul ne prend pas en compte le transfert de l’intérim, des contrats à durée déterminé et d’embauche vers les heures supplémentaires augmentant le coût de la mesure et creusant les autres déficits : chômage, sécu…). Lors des discussions à l’assemblé, certains députés de la majorité, notamment ceux du Nouveau Centre, ont essayé de faire évoluer le projet de loi, mais c’était peine perdue « Le candidat Nicolas Sarkozy s’est engagé explicitement. Nous devons respecter cet engagement » explique le président du groupe UMP ; a quoi sert alors le parlement ! De même, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire la visite de Nicolas Sarkozy aux ministres des finances de l’Europe n’est pas le succès dont les médias parlent : « Sarkozy n’a pas obtenu un quitus, simplement un délai de grâce. »  selon un fonctionnaire de la commission qui ajoute « nous venons de renouer les fils avec la France (…) ce n’est pas le moment de déclencher une nouvelle crise. D’autant que nous n’avons aucun moyen de sanction. ». Le Soir (quotidien Belge) de commenter : « Prôner l’Europe et transgresser ses règles ? il est trop tôt pour faire le bilan de Sarkozy ». Rendez-vous est pris pour septembre quand la France présentera un programme de stabilité actualisé.

Toutefois, après le paquet cadeau qui profitera aux plus aisés, les sacrifices vont arriver en septembre : réduction du nombre des fonctionnaires, franchises médicales de 60 euros, réforme des retraites, TVA sociale… mais interdit d’en parler, la leçon de la TVA sociale a servie. François Fillon qui souhaiter parler des franchises médicales dans son discours à l’assemblé a été bloqué par Nicolas Sarkozy « Il faut encore consulter, (…) il n’y a as de raison de se précipiter, d’autant plus que ce ne sera applicable qu’en 2008. Il vaut mieux annoncer les mauvaises nouvelles après l’été. ». De même, la plupart des ministres des finances se demandent où Junker a trouver dans les propos de Sarkozy le fameux « l’ambitieux programme de réformes structurelles. » ne voyant qu’une réduction du nombre de fonctionnaires. Ce travail, c’est François Fillon qui devra le faire avec le gouvernement. Nous lui souhaitons bon courage ! Quant aux français, profitons des vacances car le réveil risque d’être dure en septembre.