Lors de la campagne Nicolas Sarkozy avait pris position sur le dossier avec deux engagements et un commentaires. Quelques semaines après , il trahit sa parole et revoit ses ambitions à la baisse et ce sont les salariés qui en font les frais ! En revanche, sur les promesses aux plus riches, tout va bien. Sarkozy, le président de tous les français, surtout des plus riches.


Retour sur la campagne. Pour ne pas être en reste par rapport aux deux autres candidats pouvant prétendre au second tour, Nicolas Sarkozy fait lui aussi le détour par EADS. Il prend alors deux engagements :

  • abandon de la cession du site de Méaulte
  • renégociation du pacte d'actionnaires.

et affirme qu'il ne sent pas tenu par le plan Power 8.

Qu'en est-il 3 semaines après son élection ?

  • La vente de Méaulte est envisagée avec la constitution du joint-venture entre Airbus et Latécoère.
  • Power 8, Sarkozy change de discours. Il déclare qu'il faut un plan social et qu'il fait pleinement confiance au président d'EADS. Plus de remise en cause du plan.
  • Sur le pacte d'actionnaire et la présence de l'état, Nicolas a fait des propositions mais, contrairement à ce qu'il a dit, le gouvernement Allemand est extrêmement réservé.

Je ne vous mentirais pas, je ne vous trahirais pas, je ne vous décevrais pas. Les salariés d'EADS savent ce que ces mots ont comme valeur : les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Certains y ont crû mais on ne les y reprendra plus.